II. Traitement abortif de la prostatite aiguë
L’exploration de l’organe avec le doigt et l’analyse des symptômes fonctionnels renseignent sur son opportunité. Il consiste essentiellement dans la déplétion intestinale, la médication par le rectum et la saignée locale prolongée.
A. Guérin. — Traitement abortif de la prostatite aiguë.
III. Prostatites subaiguës. — La prostatite subaiguë est ordinairement d’origine blennorrhagique (à gonocoque?) ; son début est insidieux, au moment du déclin de l’uréthrite causale. Subaiguë dès son origine, obscure dans sa marche, elle devient, d’habitude, le point de départ d’une prostatite chronique, banale ou spécifique (tuberculose). Il convient donc de la rechercher avec soin dans les cas douteux.
A. Guéna. — Prostatite blennorrhagique subaiguë.
;as de prostatite blennorrhagique si
IV. Frostatites chroniques. — Une sorte de croûtelle, lisse sur une de ses faces, portant un chevelu muqueux dont le sommet s’insère sur la face opposée à celle qui regarde la lumière urétrale, oblitère parfois l’orifice des conduits excréteurs prostatiques et détermine, pour un temps variable, des phénomènes de stagnation dans les culs-
PROSTATE SÉNILE (Hypertrophie)
I. Diagnostic. — Toutes les grosses prostates ne sont pas des prostates hypertrophiées (dans le sens usuel, mais abusif de cette expression) ; inversement, certaines prostates très hypertrophiées (très sclérosées) sont d’un faible volume. En somme, les dimensions de l’organe révélées par le toucher et le cathétérisme n’indiquent pas certainement la nature ou l'étendue des lésions glandulaires.
A. Guépin. — Valeur diagnostique de la prostatomégalie.
A. Guépin. — Hypertrophie sénile de la prostate et prostatomégalie.
II. Étiologie. — L’étiologie, si controversée, devient des plus nettes quand on se souvient des trois phases anatomopathologiques entre l’état normal et l'hypertrophie caractérisée : simple dilatation avec stagnation des sécrétions dans les glandes ; dilatation habituelle, sclérose périglandulaire commençante et infection des sécrétions stagnantes; sclérose périglandulaire absolue étouffant les parties sécrétantes de la prostate. La sclérose périglandulaire est donc, comme je
de l’hypertrophie. Toutes les conditions locales et générales qui favorisent la sclérose de nos organës (intoxications,
sénilité, troubles circulatoires, etc.) facilitent le développement de la sclérose prostatique, lorsque la glande est déjà le siège de stagnation ordinaire des sécrétions normales et surtout anormales, dans ses cavités distendues. (Voir Glandes de l’urètre.)
A. Guépin. — Causes de l'hypertrophie sénile de la prostate.
A. Guépin. — Etiologie de l’hypertrophie sénile de la prostate.
III. Curabilité. — Il résulte des données précédentes que l’hypertrophie sénile est absolument curable au premier stade anatomo-pathologique de l’évolution des lésions prostatiques ; la guérison est encore parfois possible au début du deuxième stade et doit toujours être recherchée.
A. Guépin. — Pourquoi peut guérir l’hypertrophie sénile de la
Communication au Congrès de Québec, août 1898 et la Clinique (de Montréal), septembre 1898.
A. Guépin. — Formes curables de l’hypertrophie sénile de la prostate.
A. Guépin. — Curab
e l’hypertrophie sénile de la prostate, i CUnique (de Montréal), octobre 1897.
Le praticien s’efforcera d’obtenir aussi souvent que possible, par le traitement de leurs causes, la réparation parfaite des lésions prostatiques; mais il devra parfois se contenter de maintenir le statu quo et d’arrêter la progression habituelle du mal, Dans d’autres circonstances, enfin (troisième stade), la sclérose prostatique absolue, véritable cicatrisation glandulaire, est, à tout prendre, un heureux événement.
A. Guépin. — Modes de guérison de l’hypertrophie sénile de
Publié intégralement par la Gazette des Hôpitaux, g juin 1898. La Clinique (de Montréal), juillet 1898, etc.
Quand les lésions de la prostate hypertrophiée continuent à s’étendre, elles le font, soit dans le sens de la sclérose, où les éléments glandulaires sont étouffés par les néoproductions interstitielles, sorte de guérison spontanée, soit dans le sens de la prolifération épithéliale des culs-de-sac ; c’est alors le cancer glandulaire, ainsi que je l’ai décrit dès i 8 9 5. (Voir Glandes de Vurètre.)
A. Guépin. — Cancer de la prostate.