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1° Leçons sur les maladies mentales (en cours de publication).
Cet ouvrage, qui est la reproduction de l’enseignement de M. le professeur Bail à l’asile Sainte-Anne, est destiné àprésenter sous une forme facilement accessible aux élèves et au public médical le résumé de nos connaissances sur la matière.
La première leçon est consacrée à l’historique des maladies mentales. Dans les leçons suivantes, après avoir exposé, d’une manière générale, les considérations d’ensemble qui s’appliquent à la folie, on s’est occupé d’en analyser les éléments morbides. Deux leçons entières sont consacrées à l’étude des hallucinations ghdes, illusions. Après avoir exposé les données cliniques de la question, l’auteur discute les questions doctrinales qui s’y rattachent. Il conclut en définitive, avec M. Baillarger, que les hallucinations sont essentiellement un phénomène psycho-sensoriel. Il ajoute, pour répondre aux exagérations des localisateurs modernes, que le point de départ de ce phénomène ne saurait être exclusivement attribué à aucune région de l’encéphale et que toutes les parties du système nerveux, en vertu de la loi de Millier, jouissent de ce privilège.
Les leçons suivantes sont consacrées aux conceptions délirantes et aux impulsions irrésistibles, puis à l’état physique des aliénés qui est étudié avec le plus grand soin dans ses moindres détails. La folie est en effet une maladie essentiellement physique dans laquelle les troubles de l’esprit se marient constamment avec les souffrances du corps. Il est donc de la plus haute importance d’approfondir oette partie de la question et de montrer que les maladies de l’âme reposent toujours sur un substratum matériel.
L’étude des lésions anatomiques de la folie vient compléter cet ensemble de considérations générales.
L’auteur passe ensuite aux formes du délire qui ont été considérées, mais à tort, comme des maladies distinctes. [1 compare ces états généraux à l’adynamie et à l’ataxie, qui jouent un si grand rôle dans les fièvres, sans pouvoir être classées parmi les entités morbides. Dans cet ordre d’idées, il étudie successivement la mélancolie, le délire des persécutions, la stupeur, la manie, l’excitation maniaque, le délire aigu, la folie circulaire, enfin la démence.
Il aborde ensuite les questions qui se rattachent à l’étiologie, au diagnostic, au pronostic et au traitement des maladies mentales.
La seconde partie, qui comprendra la pathologie spéciale, traitera de la paralysie générale, des folies toxiques et spécialement de l’alcoolisme, des folies sympathiques et diathésiques, et en général, de toutes les maladies qui peuvent être considérées comme des unités dans le cadre des phrénopathies.
L’ouvragé sera terminé dans le cours de l’année 1882.
2" De la claustrophobie (Annales médico-psychologiques, novembre 1879).
Dans ce mémoire, l’auteur étudie une forme particulière de délire
émotif qui représente le contrepied de l’agoraphobie et qui consiste en
un sentiment de terreur inspiré non par les espaces ouverts, mais par les espaces fermés. L’auteur en rapporte plusieurs observations dont les
unes lui sont personnelles, les autres empruntées aux auteurs étrangers.
Il conclut à la gravité du pronostic dans cette forme de délire qui aboutit souvent à la démence ou à des formes mieux accentuées d’aliénation mentale.
3» Considérations sur l’ischémie cérébrale fonctionnelle ( l'Encéphale, 28 mars 1881).
Dans ce travail, l’auteur étudie une série de faits dans lesquels les
vement sans laisser de traces. 11 rapproche ces laits de ceux qui ont été observés par Radcliffe et par M. Krishaber et croit en trouver l’explication dans un trouble profond de la circulation cérébrale, occasionné par an spasme fonctionnel des artères encéphaliques. La mobilité des phénomènes, leur invasion brusque, leur disparition complète et le rétablissement dés malades ne laissent guère de place à l’hypothèse d’une lésion organique. Quant à l’hypothèse d’un trouble hystérique, elle est écartée par le fait même de la vigoureuse santé des malades qui étaient tous des hommes jeunes, robustes et doués d’une bonne constitution. La physiologie est ici d’accord avec la pathologio pour démontrer que l’ischémie cérébrale et les paralysies consécutives peuvent être déterminées par le mécanisme qui vient d’être indiqué.
4° Des impulsions intellectuelles (/’Encéphale, 25 mars 1881).
Dans ce travail, l’auteur a décrit des phénomènes étranges qui, portant non pas sur la volonté, mais sur l’intelligence des malades, prennent le caractère d’impulsions irrésistibles. Le sujet qui a pleine conscience de son état se voit obligé malgré lui d’accomplir sans cesse le même acte intellectuel, de répéter les mêmes paroles et quelquefois de renouveler
6“ La. stigmatisée de S... ( l’Encéphale , 23 septembre 1881).
Etude sur un cas de simulation hystérique combinée à dès idées de mysticisme religieux.
7“ De la torpeur cérébrale (tEncéphale, 25 septembre 1881).
Il est des malades qui,.soit après une émotion violente, soit après une perturbation profonde de la santé, soit après une fatigue intellectuelle portée au delà des justes limites, tombent dans un état de prostration mentale qui semble abolir momentanément leurs facultés. Non-seulement tout travail de l’esprit leur est absolument impossible, mais encore la mémoire est affaiblie, le jugement indécis, la volonté hésitante, et ce qui semble dominer l’ensemble de la situation, c’est une sorte de paresse mélancolique, dont l’ombre se projette sur tout l’ensemble moral de l’individu.
L’auteur rapporte trois observations de cette maladie. Dans la première, les accidents reconnaissent pour cause une violente émotion morale. Dans la seconde, c’est un traumatisme direct (coup porté sur la tête). Dans la troisième il s’agit, selon toute probabilité, d’un état diathésique. Les accidents cérébraux ont coïncidé avec la cessation soudaine de l'asthme qui tourmentait le malade depuis plusieurs années. L’auteur distingue avec soin cet état des diverses formes de la lypémanie et conclut à l’existence dans ces cas d’un trouble spécial des fonctions intellectuelles qui se termine habituellement, mais avec lénteur, par la guérison.
8° De l’insanité dans la paralysie agitante (Mémoire présenté au congrès de Londres, 1881).
Ce travail, qui vient de paraître dans les actes du congrès, n’a pas encore été publié en français. 11 établit l’existence de troubles intelleetuelsnette mentcaractériséschezcenainssujets.atteintsde la maladie de Parkinson.
Les accidents peuvent revêtir trois types; tantôt il s'agit d’une lypémanie accompagnée d’hallucinations de l’ouïe ; tantôt d’un aSaiblissement intellectuel voisin de la démence; tantôt enfin d’une forme intermittente
de folie. La coexistence des troubles intellectuels avec les perturbations sensitives et motrices qui caractérisent cette névrose, la rapproche de l’épilepsie, de l’hystérie, de la chorée et des autres névropathies qui touchent de si près à l’aliénation mentale.
9° Hallucinations de la vue et de l’ouïe traitées avec succès par le haschich (Gazette des hôpitaux, 3 juillet 1856).
10° Atrophie musculaire prooressivr suivie de démence ( Union médicale, 1856).
Cette observation est l’une des plus anciennes parmi celle? où une maladie de la moelle épinière a été signalée comme le point de départ d’un trouble de l’intelligence. Malheureusement l’autopsie n’a pas eu lieu et la sanction anatomique manque à ce fait intéressant.
1 ) “ Délire (Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales) (1).
Après avoir longuement tracé l’historique de la question, après avoir discuté les diverses théories qui se sontproduites à l’égard du délire, les auteurs cherchent à en définir les conditions et à en caractériser les différentes formes, Ils signalent l’immense importance de l’automatisme cérébral dans tous les faits de cet ordre, ils étudient les diverses fonc-
cipaux types du délire général; ils abordent ensuite les délires partiels-, ils en établissent les catégories, ils en décrivent les transformations, ils en étudient la valeur diagnostique : enfin, après avoir apprécié les conceptions délirantes des aliénés, ils étudient le délire des actes dans tous ses rapports avec la clinique des phrénopathies.
Cet article, consacré àl’expositiongénérale de la question, ne reproduit pas seulementles opinions-et les vues qui, aux diverses époques de l’évolution des sciences médicales, ont prévalu à ce sujet : il contient aussi, sur un grand nombre de points, l’exposition des vues personnelles des
12° Délire aiou [Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales) (t).
Le délire aigu, que nous considérons comme une espèce morbide bien définie, a pour caractère symptomatique une violente excitation fonctionnelle de l’ensemble du système nerveux central, que suit bientôt, par une réaction lente, naturelle, une dépression équivalente des fonctions précédemment excitées. Sou substratum anatomique est une congestion générale des centres nerveux, pouvant parcourir tous les degrés entre une hyperémie passagère, disparaissant après la mort et une hyperémie intense et permanente allant jusqu’aux extravasations sanguines et jusqu’à l’ébauche d’un processus phlegmasique, voisine de celui qui caractérise la paralysie générale des aliénés.
Cliniquement, le délire aigu fait partie du groupe des délires généraux psycho-sensoriels accompagnés de troubles de la motilité et de l’innervation organique et, par ses caractères, ainsi que par sa marche, il se rapproche singulièrement de l’affection que l’on a décrite sous le nom de paralysie générale aiguë, avec laquelle il présente quelquefois des connexions symptomatologiques remarquables.
Le délire aigu est, au point de vue nosologique, l’expression clinique d’une prédisposition diathésique, la diathèse névropathique; ilsetraduit
par des lésions qui, pour être diffuses et d’intensité très variable, n’en sont pas moins constantes, et le groupement de ses symptômes constitue un tableau clinique que l’on peut reconnaître à ses périodes, à sa marche et et aux formes qu’il présente.
13“ Delirium trekens (Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales) (1).
Dans ce travail nous nous sommes efforcés de faire ressortir l'influence du terrain sur la détermination et la localisation des accidents alcooliques. Selon sa constitution, selon les maladies générales diathésiques ou constitutionnelles qui régissent sa vie pathologique, selon les prédispositions qui lui ont été héréditairement transmises par ses ascendants, l’alcoolisé supportera sans dommage les excès les plus considérables ou sera frappé de bonne heure dans les sources vives de son organisation. Or, ce sont les névropathes, êtres voués par une prédisposition héréditaire à toutes les affections nerveuses et vésaniques, qui délirent le plus facilement. sous l’influence de l’alcool et que des circonstances que nous avons discutées longuement, exposent le plus à cette affection aiguë pu
suraiguë du système nerveux, h laquelle la prédominance des symptômes
psychiques et moteurs a fait donner le nom de delirium tremens.
14° Démence (Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales) (2).
Après avoir distingué dans le terme démence deux acceptions différentes, l’une juridique qui a sa raison d’être, l’autre médicale qui doit seule nous occuper, nous retraçons rapidement l’histoire de ce mot et les différentes significations qu’il a reçues de l’évolution des doctrines médico-psychologiques.
Donnant à notre classification une base essentiellement pratique, nous divisons les démences en trois catégories.
Les unes sont déterminées par une lésion organique du cerveau, dif-
mence épileptique d'une part, et la démence vésanique de l’autre, nous ont fourni des types assez caractérisés.
Un chapitre est consacré au diagnostic de la démence avec les affaiblissements de l’intelligence qui en diffèrent par leurs caractères cliniques et leur curabilité. Ce sont surtout la mélancolie avec stupeur, la torpeur cérébrale et certaines formes d'hypochondrie intellectuelle qui doivent en être soigneusement distinguées.
Quelques considérations sur le traitement prophylactique et palliatif de la démence nous ont enfin paru nécessaires, car bien que cette affection soit absolument incurable, une hygiène et des soins convenables peuvent en retarder l’échéance, en ralentir la marche progressive et en masquer les manifestations les plus pénibles.
1S° Somnambulisme naturel (Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales) (l)i
Dans un rapide historique, nous avons eu pour but non pas d’énu-
En effet, le somnambulisme semble entré depuis quelques années dans la voie de l’examen scientifique.
La conception générale du somnambulisme, ses relations avec les états analogues des fonctions de relation, sommeil, rêves, léthargies lucides, délires psycho-sensoriels, ses conditions pathologiques et expérimentales, sa signification nosologique nous occupent ensuite.
Nous abordons alors la description des différentes formes, ou mieux des divers degrés du somnambulisme et nous nous efforçons de donner une idée claire et précise de la léthargie, du rêve et de la vie somnambulique. Quant aux autres formes de cet état : l’automatisme et l’hypnose hémicérébrales, elles n’ont pas encore été observées à l’état de spontanéité et leur étude n’a pu trouver place dans ce travail.
plusieurs symptômes concordants. On a cherché enfin à tracer, autant que la chose, est possible, une monographie complète du sujet.
3° Ramollissement gélatiniforme de latartie inférieure de la moelle épinière ; oblitération de la veine cave inférieure ; paraplégie et œdème énorme des membres inférieurs [Comptes rendus de la Société de Biologie, 1862).
4° Tumeur volumineuse, formée par hypergenèse de la. substance grise de la moelle épinière, chez un fœtus de six mois (1) ( Mémoires de la Société de Biologie, 1863, 3 e série, tom. v).
5° De l’érythème symptomatique des tumeurs cérébrales (t Encéphale, 25 décembre 1881);'. •
Description d’un symptôme non encore indiqué des tumeurs cérébrales. Il s’agit d’un érythème passager se manifestant toujours du côté de l’hémiplégie et se présentant sous les apparences tantôt d’une rougeur diffuse, tantôt d’un érysipèle, tantôt d’un érythème noueux. Ce phénomène se rattache évidemment à une paralysie momentanée des vasomoteurs. L’auteur rapporte trois observations à l’appui.
6° Du MAL PERFORANT DU PIED DANS l’aTAXIE LOCOMOTRICE (1),
Ce travail a été présenté au congrès de Londres en 1881.
■ L’existence du mal perforant avait été déjà signalée par MM. Duplay et Morat dans leur étude, sur les périodes terminales de l’ataxie locomo-
Dans le mémoire en question les auteurs ont cherché à montrer que cette lésion peut être l’une des manifestations précoces du tabes dorsalis et peut réveiller l’attention de l’observateur;
Ce phénomène se rencontrerait surtout chez les sujets qui présentent déjà ou qui présenteront plus tard des douleurs fulgurantes d’une vive
(l) En collaboration avec Rayer.
12) En col aboralion avec M. Tbibierge.
3° Des embolies pulmonaires. Thèse de doctorat, 1862.
La thèse de M. Bail sur les embolies pulmonaires a été publiée au moment oh l'existence de ce genre de lésions était vivement contestée en France. L’auteur a dû s’attacher par conséquent à démontrer rigoureusement la réalité des faits sur lesquels s’appuyait son travail. Après avoir donné un historique fort étendu de la question, il a étudié le mécanisme et l’anatomie pathologique des coagulations intra-veineuses. Il a cherché à mettre en lumière les signes distinctifs qui permettent de distinguer les embolies des caillots autochtones de l’artère pulmonaire. lia tracé le tableau clinique des symptômes et il a énuméré la plupart des causes qui peuvent déterminer cet accident. Ce travail est basé sur plus de quarante observations dont plusieurs sont personnelles à l’auteur.
4° Kystes fibrineux de l’aorte (Comptes rendus et mémoires de la Société de Biologie, 1862, 3 e série, t. IV).
Contribution à l’étude des embolies artérielles au point de vue de leur
5° Oblitération complète de la veinb cave sdpériedre par une tumeur volumineuse du médiastin antérieur. Rétablissement de la circulation par la veine azygos. Mort subite. {Recueil des travaux de la Société midi cale d'observation de Paris, 1859),
6° De l’inflammation spontanée de la bourse séreuse prérotulienne dans le cours du rhumatisme articulaire aigu. (Gazette des hôpitaux, 1865, p. 242.)
Ce petit travail est destiné à prouver que les bourses séreuses peuvent devenir le siège de l’inflammation rhumatismale, fait extrêmement rare chez l’homme, bien qu’il soit assez commun chez les animaux infé-
7° Des phénomènes toxiques déterminés par l’injection directe des sels d’argent dans le torrent circulatoire. ( Comptes-rendus de la Société de Biologie , 4* série, 1.l'I,1865.)
8° Argent ; emploi médical (Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales) (1).
L’étude de l’emploi thérapeutique de l’argent est appuyée dans cet article sur des expériences physiologiques qui appartiennent en entier à M. Bail. Il a étudié d’abord l’action des sels d’argent injectés directement dans le torrent circulatoire ; il a fait usage de l’albuminate, du pyrophosphate et de l’hyposulflte d’argent, ainsi que de plusieurs autres sels. Il a montré que les deux phénomènes principaux qui résultent de cet empoisonnement sont : 1“ une action paralysante sur le système nerveux ; 2” une hypersécrétion bronchique qui amène rapidement la mort. Il a étudié ensuite l’action fort différente des sels d’argent introduits dans les voies digestives.
Les résultats de ces expériences ont été confirmés depuis par M. le professeur Rouget, qui s’est livré à des recherches plus étendues sur le même sujet.
9" Do rhumatisme viscéral (Thèse pour l’agrégation, soutenue devant la Faculté de médecine dé Paris, 1866).
Les troubles viscéraux qui résultent du rhumatisme sont étudiés dans cette thèse : 1” au point de vue du rhumatisme articulaire aigu ( fièvre rhumatismale) ; 2° au point de vue du rhumatisme chronique ; 3° au point de vue du rhumatisme musculaire.
Cette thèse renferme, entre autres chapitres, une description très complète du rhumatisme cérébral.