‹ Exposé des titresChapitre 8 sur 9 · XIII. I.erons de clinlq ue médicale · texte numérisé non relu

XIII. I.erons de clinlq ue médicale

Cet ouvrage formera trois volumes in-8" de 800 pages chacun. Le premier volume a paru et va se réimprimer ; le second volume est sous presse ; le troisième est en préparation.

Le premier volume contient treize leçons sur les Maladies organiques

du cœur.

L’auteur y démontre que ce qu’on appelle l’asystolie est de l’asthénie cardio-vasculaire ; —rôle énorme et longtemps compensateur des vais-

La notion de la lésion et de son siège n’a guère qu’une valeur diagnostique ; ce qui est surtout important, c’est de constater l’état des vaisseaux et des viscères.

Leçon sur l’ Insuffisance aortique, aortite et névrite cardiaque fréquentes.

Théorie de la mort subite dans l’insuffisance aortique ; elle n’est pas due au fait mécanique de la rétrogression du sang de l’aorte dans le ventricule gauche, mais à ce que, la maladie valvulaire étant le plus souvent due à une lésion de l’aorte, il y a lésion simultanée du plexus cardiaque et sidération possible de l’innervation du cœur.

La mort subite est alors analogue à celle qui peut survenir au cas d’angine de poitrine.

. Réfutation de la doctrine de l’hypertrophie compensatrice.

L’hypertrophie du cœur n’est pas un fait providentiel, mais un fait nécessaire et résultant de l’excès fonctionnel du ventricule ; celui-oi ne s'hypertrophie pas pour lutter, mais parce qu’il lutte.

Réfutation de la doctrine de Freidreich et des Allemands sur les lésions prétendues compensatrices; — le rétrécissement mitral ne compense pas l’insuffisance aortique; —le rétrécissement mitral ne compense pas l’insuffisance mitrale.

Leçon sur .les Accidents gravido-cardiaques

A. Du côté de la mère :

1" La grossesse peut entraîner des accidents pulmonaires formidables chez la femme atteinte de maladie du cœur.

La cause de ces accidents se trouve dans Y augmentation de la masse du sang par le fait de la grossesse (cette masse augmentant nécessairement pour les besoins de là nutrition du fœtus et à mesure qu’augmente le volume de celui-ci), de sorte que le cœur malade, insuffisant déjà dans l’état de vacuité de l’utérus, le devient doublement quand il doit travailler pour deux ; d’où les accidents pulmonaires chez la femme grosse au cas de maladie du cœur.

V La grossesse aggrave la maladie cardiaque et en précipite la marche.

B. Accidents du côté du fœtus :

Réciproquement la maladie du cœur agit fâcheusement sur la grossesse, en incidente la durée et peut en suspendre le cours. Fausse couche au cinquième mois, dans un premier cas observé par l’auteur. — De même, la maladie de cœur de la mère peut rendre plus précaire la vitalité de l’enfant : mort de l’enfant au premier mois de sa vie, dans un second cas cité par l’auteur.

(Dans des recherches subséquentes, j’ai fait voir que l’avortement avait ordinairement lieu dans ces cas, du cinquième au septième mois. Depuis la publication de mes leçons, M. Budin et M. Seuvre, internes de la Maternité, ont recherché et signalé des faits analogues et confirmatifs. Ces faits avait été jusque-là méconnus.)

Leçon sur les Lésions ultimes des valvules du cœur. — Elles sont le résultat de thromboses cardiaques, produisant à la fin des cachexies une endocardite, comme dans les veines elles produisent une endophlébite ; c’est alors une vraie phlegmatia alba non dolens du cœur.

Leçon sur les Rétrécissements. — Mise en évidence de la loi que « tout rétrécissement s’accompagne de spasme ». — Pathogénie du spasme par irritation de voisinage.

Leçons sur VEndartérite et les Lésions artérielles. — Rapport entre le rôle physique de l’endartère et sa texture presque physique. — Loi pathologique de la fréquence des lésions artérielles, suivant les diamètres des artères, leurs courbures, leurs éperons, et enfin les violences extérieures. — L’œil externe (conjonctive oculaire, sclérotique et cornée transparente) ; ses lésions dans la vieillesse et l’alcoolisme ; importance de son examen.

Leçon sur le Rhumatisme. — Le rhumatisme, maladie générale,

frappe les tissus en raison inverse de leur vascularité, ce qui revient à dire en raison inverse de leur vitalité : ainsi, après les membranes séreuses articulaires, si peu organisées, les tissus le plus habituellement frappés par le rhumatisme aigu sont les membranes séreuses splanchniques, dont l'organisation est un peu plus élevée. Or, parmi ces tissus peu organisés, ceux qui se rhumatisent le plus souvent et au plus haut degré, sont ceux qui sont le plus fatigués : les preuves s'en trouvent dans la plus grande fréquence des arthrites rhumatismales aux membres inférieurs, dont les articulations fatiguent bien plus que celles des membres supérieurs (sur 93 cas de rhumatisme articulaire aigu : articulation fémoro-tibiale, 62 fois prise; radiocarpienne, 49 fois ; tibio-tarsienne, 41 fois ; scapulo-humérale, 19 fois). Pour la même raison toute physique, le péricarde frappé par le cœur, se rhumatise plus fréquemment que les autres séreuses splanchniques beaucoup moins fatiguées que lui par les viscères avec lesquels elles sont en rapport. — L’action pathogénique du froid, dans la production du rhumatisme, est générale et non locale; il n’affecte directement ni les articulations, ni l’endocarde, ni les séreuses splanchniques.

Leçon sur l ’En docardite. — Pour les mêmes raisons de bassesse d’organisation et de faiblesse de vitalité, l’endocarde, sorte de vernis destiné seulement à la fonction physique de faciliter le glissement du sang dans les cavités du cœur, est, comme les séreuses de glissement ou de frottement, le siège de prédilection du rhumatisme ; et, pour les mêmes causes, toutes physiques, de choc plus intense et de fatigue plus grande, les parties de l’endocarde le plus spécialement et au plus haut degré affectées par le rhumatisme, en sont les valvules ; plus fréquemment les valvules du cœur gauche que celles du cœur droit ; plus fréquemment la valvule mitrale que les valvules sigmoïdes de

: Six leçons; sur tes Points de côté. — Longue étude clinique, où l’auteur abordé le problème diagnostique comme le pose le malade, qui ne sait pas nosologiquement ce qu’il a, mais sait bien qu'il souffre et s’en plaint. Le « point de côté » qu’il accuse est alors sa plainte univoque ; et ce point de côté peut correspondre à une fracture de côte ou de cartilage costal ; à une colique hépatique ou à une névralgie intercostale; à un zona; à une pleurodynie ; ù une pleurésie ; à une pneumonie ; à une péricardite ; à une angine de poitrine ; à la tuberculisation pulmonaire ; à un pneumo-thorax. — Comment on arrive de ce fait univoque du point de côté, par un groupement méthodique des symptômes, ainsi que par le siège, la nature, la marche de la douleur, à la nature de la maladie qui la cause.

Incidemment, l’auteur discute les questions afférentes : Est-ce la plèvre ou lé nerf intercostal qui souffre dans la pleurésie ? et il conclut que e’est le nerf.—Organes passifs de glissement et moyen de conteur tion, n’ayant pas plus de spontanéité que le corps gras qui facilite la rotation de la roue ou que le rivet qui la fixe, la sensibilité eût été de lUxe aux membranes séreuses ; aussi n’en ont-elles point. Mais si elles ne sont pas sensibles, comment leur inflammation fait-elle donc souffrir? Par la propagation de l’inflammation aux nerfs avoisinants. Or ce fait de la propagation possible de la phlegmasie de la séreuse aux nerfs adjaoents peut entraîner les aoeidents les plus redoutables, suivant la qualité des nerfs attaqués; et ainsi s’explique la gravité différente d’une phlegmasie identique en soi. Par exemple, à cela près des troubles mécaniques qu’elle peut entraîner, la pleurésie est là plus innocente de toutes les phlegmasies des membranes séreuses viscérales, paroe que son inflammation ne rayonne que sur des nerfs de la vie de relation (nerfs intercostaux ou phréniques), les plexus pulmonaires étant en dehors de ses atteintes, situés qu’ils sont à la partie postérieure de la trachée et des grosses bronches ; tandis que l’inflammation du péricarde peut rayonner à la fois sur les nerfs intercostaux et phréniques, d’une part, et, d’autre part, sur des nerfs

de la vie de nutrition, sur le plexus cardiaque, d’où la sidération possible du cœur; tandis encore que l’inflammation du péritoine ne rayonne pas seulement sur les nerfs de la paroi abdominale, mais aussi sur les nombreux plexus sympathiques enfouis dans la cavité de l’abdomen, et en particulier sur le plexus solaire, d’où la sidération possible de l’organisme. C’est par ce rayonnement possible sur les nerfs du grand sympathique que s’observent, dans certains cas de péricardite comme de péritonite, la petitesse presque filiforme du pouls, la pâleur et l’altération des traits du visage, l’état exsangue des extrémités ainsi que leur refroidissement, la prostration des forces, l’extinction de la voix et la sensation de mort imminente. Il y a là un spasme des vaisseaux périphériques, par action réflexe sur les nerfs moteurs des vaisseaux, émanation du grand sympathique ; action réflexe dérivant de l’excitation exercée par l’inflammation sur quelquesuns des nerfs sensitifs de ce même grand sympathique. Le mécanisme de ce tétanos des muscles des petits vaisseaux, par douleur du sympathique, est analogue à celui qui produit le tétanos dans les muscles de la vie de relation à la suite d’une douleur provoquée dans des nerfs de la vie de relation.

Leçons sur l’Angine de poitrine. — Lésions qui lui sont propres, et pathogénie de ces lésions.

1° Lésions de l’aorte ; 2° propagation aux nerfs du plexus cardiaque ; 3° propagation de la lésion du péricarde aortique au péricarde pariétal ; 4' propagation du péricarde pariétal aux nerfs phréniques. — Autopsies démontrant ces lésions ainsi que celles des nerfs cardiaques et phréniques.

De sorte qu’il y a dans l’angine de poitrine des douleurs de deux sortes : douleurs profondes ou des nerfs cardiaques, douleurs périphériques ou des nerfs phréniques.

Théorie nouvelle de l’angine Je poitrine fondée sur les faits anato-

à MM. Andral et Bouillaud et confirmatifs de la doctrine. —Angine de poitrine par névrite et angine par névrose. —Gravité excessive de la première, curabilité delà seconde.

Leçons sur la Pleurésie et les Pleurétiques. — Explication de la courbe parabolique de la matité de la pleurésie, et valeur séméiotique de cette courbe. — Valeur diagnostique de la toux dans la pleurésie, au moment oh le malade change de position ; elle indique alors un épanchement très-peu abondant. La toux due dans ces cas àl’excitation des ramuscules des pneumogastriques à la périphérie des poumons et surtout aux ramuscules de la base.

Ce qu’était le traitement de la pleurésie il y a quarante ans et ce qu’il est devenu. — Utilité de la médication antiphlogistique. — Fréquence des vastes épanchements et de la pleurésie purulente depuis l'abandon de là médication antiphlogistique.

Fréquence croissante de la pleurésie purulente depuis l’emploi abusif de la thoracentèse. — Mortalité croissante des pleurétiques depuis l’emploi de la thoracentèse dans la pleurésie aiguë.

Leçons sur la Pneumonie du sommet. — Pourquoi la pneumonie du sommet est la forme la plus grave de la pneumonie. — Expériences démontrant que les lobes supérieurs des poumons sont ceux qui fonctionnent le moins.

Le seoond volume des Leçons de clinique médicale(som presse) contient vingt-deux leçons sur les tuberculeux et les phthisiques ; de nombreuses leçons sur les maladies catarrhales ; sur le typhus puerpéral pyogénique ou s fièvre puerpérale » des auteurs, le typhus cholémique ou « ictère grave », le typhrn urinémique ou « urémie » des auteurs, le typhus athéromique ou « endocardite ulcéreuse » ; toutes ces affections faisant partie du vaste ensemble morbide des maladies typhiques ; — la typhisation étant toujours le résultat de l’intoxication de l’organisme par des matières animales privées de vie, et la variation

dans l’expression symptomatique dérivant de la variation dans la nature ou la quantité du poison animal ; — A. que les matériaux de désassimilation ou de dénutrition s’accumulent dans l'organisme, il y a autotyphisation : c’est le cas des surmenés, dont l’état morbide peut aller de la fièvre de courbature jusqu’au typhus en passant par la fièvre typhoïde; c’est le cas aussi de ceux dont la bile cesse d’être sécrétée, de sorte qu’ils sont typhisés par le mélange à leur sang de tous les matériaux de la bile (ictère grave) ; c’est le cas encore de ceux dont la sécrétion de l’urine est également suspendue et qui se typhisent par le mélange au sang de tous les éléments de l’urine (urémie) ; c’est le cas enfin de ceux dont le sang est adultéré par la présence de bouillie athéromateuse (endocardite ulcéreuse); — fi. ou bien qu’il y ait absorption par les voies respiratoires de miasmes émanés d’autrui, il y a hétérolyphisation : c’est le cas de ceux qui contractent le typhus ou la fièvre typhoïde dans les grandes accumulations d'hommes, dans les camps ou dans les villes ; c’est le cas des femmes en couches, qui s’empoisonnent réciproquement dans les Maternités et y contractent une variété de typhus, le typhus puerpéral, typhus qui, en raison de l’excessive abondance des leucocytes chez la femme grosse à terme, fait du pus et devient le typhus puerpéral pyogénique.

Ce volume contient encore des leçons sur le rhumatisme chronique, la goutte, la gangrène diabétique, etc.

Dans le troisième volume seront les leçons sur l’aphasie, les paraplégies réflexes, les tremblements, la névropathie cérébro-cardiaque, etc.

XIV. Traité clinique et pratique des maladies du cœur et de l’aorte thoracique,

Indépendamment des maladies physiques et inflammatoires du pé-

ricarde, de l’endooarde et du myocarde, aveo toutes leurs variétés et leurs conséquences, cet ouvrage traite d’une façon très-étendue des Mévroses du cœur, de Y Angine de poitrine avec ses nombreuses variétés, du Goitre exophthulmique avec ses formes frustes, causes d erreurs de diagnostio les plus étranges ; il signale de plus une névrose cardiaque non encore décrite et que cause le tabac; dans ces cas le trouble morbide peut porter ou sur le département cardiaque du pneumogastrique, ou sur ses départements cardiaque et pulmonaire, ou enfin sur la totalité du territoire fonctionnel du nerf, à savoir les départements cardiaque, pulmonaire et stomacal. A chacun de ces troubles correspond un ensemble de symptômes spécial et tout à fait caractéristique. D’ailleurs, cette névrose peut s’ajouter à une lésion organique du cœur et l’aggraver singulièrement.

En 1867, de la 3' édition de la Clinique de Trousseau ;

En 1872, de la 4'édition du même ouvrage..

Les additions dans chacune de ces éditions ont porté sur tous les travaux contemporains et en particulier :

Sur la température dans les maladies, et particulièrement dans les fièvres éruptives, la fièvre typhoïde, le typhus, l’érysipèle, la pneumonie, la pleurésie, etc. ; — les altérations du cœur dans la variole, la fièvre typhoïde et le typhus ; — le parallélisme entre l’évolution des iésions des plaques de Peyer dans la fièvre typhoïde et la marche de la température dans cette affection (parallélisme qui n’avait pas été signalé avant M. Peter) ; — l’application de l'aspiration pneumatique de Dieulafoy dans la paracentèse de la plèvre et du péricarde ; — l’emploi des substances alcooliques dans le traitement de la pneumonie ; — les lésions du bulbe dans l’épilepsie ; — l’exposé des travaux de M. Charcot sur la sclérose en plaques disséminées, à propos de la

paralysie agitante; — les lésions des noyaux d’origine des nerfs bulbaires, à propos de la paralysie labio-glosso-laryngée ; — les viscéralgies de l’ataxie locomotrice ; — la lésion des cellules des cornes antérieures de la moelle et les arthropathies dans cette maladie ; — la lésion des cellules des cornes antérieures de la moelle dans l’atrophie musculaire progressive ; — la leucocythémie intestinale de M. Béhier, etc.

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