‹ Exposé des titres des travaux scientifiquesChapitre 5 sur 19 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Orienté dès les premières années de mon internat vers les recherches de laboratoire par mon maître, le P' Auguste Pettit de l’Institut Pasteur, à cette époque chef de laboratoire d’anatomie comparée au Muséum, j’ai continué à consacrer aux problèmes généraux une grande partie de mon activité. La pathologie générale ne consiste pas seulement dans la généralisation des faits d’observation courante, elle nécessite une analyse des phénomènes à l’aide de techniques éprouvées et c’est seulement l’assise technique qui permet de construire l’édifice des conceptions générales. Assise aussi vaste et aussi étendue que sont nombreux et variables les

lution, j’ai fait successivement, à côté de la médecine, de Thistologie comparée, de la médecine expérimentale, de la micro-chimie, puis de la chimie pathologique.

Dans une première étape, j’ai cherché à établir la fragilité cellulaire du parenchyme hépatique à l’égard des intoxications et des infections. Cette fragilité cellulaire étudiée avec les techniques modernes me conduisit à faire de l’histologie comparée et c’est ainsi qu’en quelques années de collaboration avec le P' Regaud je rédigeais le fascicule de la Cellule hépatique chez les Mammifères. Mais entretemps, en poussant mes études cytologiques, je voyais lentement s’établir des cirrhoses et je pouvais bientôt affirmer la nature cicatricielle des scléroses hépatiques. Mes travaux, confirmés par de nombreux expérimentateurs, démontrèrent en quelque sorte l’unicité des processus de cirrhoses en signalant l’atteinte constante et primitive de l’élément noble. Je suis souvent revenu sur ces constatations avec les toxiques les plus variés.

Sous la direction du Chauffard, m’attachant aux ictères hémolytiques, je découvrais avec lui les hématies granuleuses, stigmate sanguin si important de cette maladie. Par des expériences variées, nous démontrâmes que ces hématies granuleuses traduisent une rénovation médullaire, hâtive et imparfaite. Les travaux récents de l’école de Minot confirment entièrement nos constatations.

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