‹ Exposé des titres du Dr BarthChapitre 2 sur 43 · ENSEIGNEMENT · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT

Remplacement de M. le professeur Duméril dans la chaire de pathologie interne , années 1846-47.

De 1842 à 1847, en remplacement de M. Chomel pendant les vacances à la clinique de T Hôtel-Dieu, j’ai fait durant ces services intérimaires soit des conférences au lit du malade, soit des leçons cliniques à l’amphithéâtre.

Rappelé à l’agrégation en 1857 par le Ministre de l’instruction publique, sur la proposition du doyen, M. le professeur Bérard, j’ai été pendant six ans spécialement attaché à la chaire d’anatomie pathologique, et, dans cet intervalle, j’ai remplacé pendant trois semestres M. le professeur Cruveilhier, en faisant servir à mes leçons

de grandes planches schématiques ou d’après nature, dessinées et coloriées par moi, et représentant les altérations du corps humain.

Depuis 1835 jusqu’en 1840, je Vai cessé de faire des cours particuliers de pathologie interne , des cours théoriques et pratiques d’auscultation et des cours de diagnostic médical suivis de conférences cliniques au lit des malades.

De 1837 à 1850, j’ai fait presque sans interruption des cours et des démonstrations d’anatomie pathologique . Dans cet enseignement, le plus souvent improvisé, je ne me suis pas bornéà donner des altérations morbides une description plus ou moins exacte ; mais je me suis attaché à déterminer les conditions qui président au développement des lésions organiques, à faire connaître les modifications qu’elles subissent et les influences qu’elles exercent sur le reste de l’économie, et surtout à découvrir les procédés de la nature pour en opérer la guérison, afin de tirer de cette étude des déductions pratiques pour le diagnostic et le traitement.

Enfin, pendant toute ma carrière dans les hôpitaux, je n’ai cessé de faire soit à l’amphithéâtre, soit au lit des malades, des leçons théoriques et des conférences pratiques dans lesquelles je me suis efforcé d’enseigner et de vulgariser la science de l’auscultation, science toute française créée par le génie de Laennec et qui constitue, dans l’histoire de la médecine, la plus belle, la plus utile des découvertes modernes.

Page 1