XVI. — Des formes extérieures dans les myopathies
Le fades myopathique a des caractères bien définis qui se retrouvent, plus ou moins atténués, dans toutes les formes d’atrophie musculaire progressive; on peut même les rencontrer dans les dystrophies d’origine spinale, dans des cas de paralysie bulbaire infantile, progressive et familiale.
En poursuivant l’étude du nu on observe un allongement inusité du cou; l’épaule est fuyante. Si le malade élève les bras jusqu’à l’horizontale, le cou s’élargit considérablement.—Le dos ailé, Yensellure dorsale des myopathiques sont bien connus ; le ventre est proéminent. — Certains muscles (deltoïde) semblent ne plus être à leur place, ce qui tient à l’étendue qu’ont prise leurs insertions fibreuses et à la diminution de leur corps charnu. 1
Les gastroenémiens sont transformés en véritables ligaments; il en résulte : que dans la station debout le talon des myopathiques ne repose pas parfaitement sur le sol, et que la station sur les talons est impossible (P. Richer et H. Meige). Par contre, la transformation ligamenteuse dos muscles du mollet assure la stabilité de la station debout. L’insuffisance des moyens fessiers fait élargir aux malades leur base de sustentation et est la cause de leur démarche « en canard ». Le phénomène trophique du pied bot, fréquent dans les maladies familiales, se retrpuve dans les myopathies.
Si les formes extérieures du corps peuvent quelquefois n’être que peu