E. — ABDOMEN ET ORGANES GÉNITO- URINAIRES
33. — Hernie ombilicale ancienne; hernie de la ligne blanche étranglée; débridement; mort; autopsie.
Ce qui faisait, en clinique, l’intérêt de ce fait particulier, c’est que la hernie ombilicale, très volumineuse, masquait la petite hernie de la ligne blanche située au-dessus d’elle. C’est la considération de la douleur, au siège précis de l’étranglement, qui m’a permis de porter un diagnostic
34. — Hernie inguinale étranglée chez un entant de treize mois; opération (kélotomie); guérison.
[Progrès médical, 30 novembre 1875.)
C’est là un exemple des bons résultats que peut fournir la kélotomie dans l’étranglement herniaire, même chez les très jeunes enfants. Le fait est, aujourd’hui, bien établi sur de nombreuses observations. En ce qui me concerne, j’ai eu l’occasion d’obtenir plusieurs succès par la kélotomie, même chez de très jeunes enfants, dont l’âge ne dépassait pas un à deux mois.
35. — Note sur trois cas de hernie inguinale congénitale {Société de chirurgie, 14 mai 1884.)
' Cette note est un apport de faits à l’appui de la gravité spéciale de l’étranglement dans’ les hernies congénitales, vu l’étroitesse des orifices, qui sont les agents de la constric-
36. — Volumineux fibrome calcifié de la paroi abdominale antérieure chez un jeune homme; extirpation avec ouverture du péritoine; guérison.
(Société de chirurgie, 22 mai 1339.)
Le fibrome des parois abdominales est une affection qui se rencontre habituellement dans le sexe féminin. Le cas actuel est particuliérement intéressant, en ce qu’il s’agissait d’un jeunehommededix-huitans. Enoulre,latumeur,calcifléedans toute son étendue, représentait une énorme masse de 23 à 2'i centimètres de diamètre transversal, sur 14 centimètres de diamètre vertical. Elle était intimement adhérente au péritoine, quifut ouvert sur une hauteurde 15 à 16centimètres au cours de l’extirpation. Néanmoins, la guérison fut obtenue avec la plus grande simplicité.
37. — Occlusion intestinale produite par u) tive à une péritonite ; bons résultats di l’opium ; laparotomi
1 bride oonsécutraitement par
J’ai rapporté cette observation à l’appui des bons résultats fournis par l’emploi de l’opium et par la diète absolue dans le
traitement de rocclusion intestinale. Grâce à celte méthode, le ventre est resté parfaitement souple et plat chez notre malade, jeune femme de vingt-six ans. Nous avons pu, chez elle, établir d’une manière complète le diagnostic, grâce à la notion d’une péritonite antérieure, et grâce au siège précis de la douleur. Aussi, lorsqu’au douzième jour de l’occlusion, convaincu que la situation allait en s’aggravant, nous avons entrepris l’opération chirurgicale, celle-ci a été d’une simplicité extrême. Le ventre ouvert, nous sommes immédiatement tombés sur l’obstacle, et nous l’avons levé. La durée totale de l’opération (sutures et pansement compris) n’a pas dépassé quinze minutes; naturellement la malade a guéri sans inci-
38. — Des plaies pénétrantes de l’abdomen par armes à feu et de leur traitement chirurgical.
39. — De la laparotomie dans les plaies pénétrantes de l’abdomen par armes à feu.
Dans les deux mémoires précédents, ainsi que dans les nombreuses discussions qui se sont produites à la Société de chirurgie sur ce sujet, je me suis toujours montré partisan de l’intervention chirurgicale dans les cas de plaies de l’abdomen par armes à feu. Chaque jour, les faits cliniques, à l’appui de cette manière de voir, vont en se multipliant.
40. — Chute d’une hauteur de 28 mètres. Plaies de tête, luxation du coude droit; fracture du pouce droit; fracture des deux os de l’avant-bras gauche ; luxation sus-pubienne de la hanche gauche ; déchirure du foie, et épanchement bilieux dans l’abdomen; guérison.
{Société de chirurgie, 14 décembre 1892.)
Ce fait est remarquable, non seulement par la multiplicité des lésions, dont l’énoncé est contenu dans le titre de l’observation, mais encore par ce fait que cet homme, employé à la construction de la tour Eiffel, et ayant fait une chute d’une hauteur de 28 mètres, présenta une rupture du foie suivie d’un énorme épanchement bilieux de l’abdomen. Une ponction aspiratrice donna issue à huit litres et demi d’un liquide très fortement chargé de bile. Le liquide ne se reproduisit pas à la suite de la ponction, et le malade, complètement guéri de ses nombreux traumatismes, quitta l’hôpital au bout de quarante-cinq jours.
41. — Plaie de la région dorsale de la moelle par instrument tranchant; extraction d’un fragment de lame de couteau de 6 centimètres de longueur, profondément enfoncé entre la septième et la huitième vertèbre dorsale ; guérison.
(Rapport sur cette observation par M. Berger. Société de chirurgie, 9 décembre 1885.)
Il s’agit d’un jeune homme de vingt-neuf ans qui, frappé par un épileptique pris subitement de folie furieuse,-avait reçu un coup de couteau à la région dorsale, et chez lequel nous pratiquâmes à la Pitié, en 1884, l’extraction d’un corps étranger, constitué par un fragment de la lame profondément implanté dans la colonne vertébrale. Au moment où nous vîmes le blessé, moins de vingt-quatre heures après l’accident, nous
pûmes constater, que la plaie répondait à la partie latérale droite de la colonne vertébrale, au niveau de l’articulation de la septièmeaveclahuitième vertèbre dorsale Elle fut débridée, et le doigt introduit dans la profondeur put reconnaître, immédiatement au-devant des lames vertébrales, mais ne les dépassant que de 2 à 3 millimètres la surface de section de la lame brisée dans la plaie. Après des tentatives multipliées, cette lame put être saisie avec un davier et extraite. La brisure de la lame était obliquement dirigée, de sorte que le fragment ■resté dans la plaie mesurait 6, centimètres du côté du tranchant et 6 centimètres et demi du côté du dos. La guérison fut la conséquence de cette intervention.
42. — Note sur deux cas de périnéorraphies faites avec succès par le procédé d’Emmet, avec quelques remarques sur ce procédé.
43. — Article « périnéorraphie » du n Dictionnaire encyclopédique » de Dechambre.
Dans cet article, je divise en trois groupes, tous les procédés de périnéorraphies qui ont été proposés, suivant qu’ils comprennent un, deux ou trois plans de sutures :
1» Les procédés de Guillemeau, Roux, Dieffenbach, sont tous des procédés à un seul plan de sutures ; car, ici, les fils sont passés de la peau du périnée vers les surfaces d’avive-
2° Aux procédés à deux plans de sutures se rattachent ceux de MM. Verneuil, Richer, Trélat, etc., dans lesquels on fait une suture vaginale et une suture périnéale.
3» Enfin, les procédés à trois plans de sutures comprennent ceux de Langenbeck, Demarquay et Le Fort, qui font une
suture sur chacun des côtés du triangle périnéal avivé, c’està-dire une suture vaginale, une suture rectale et une péri-
Je donne aussi dans cet article la description du procédé d’Emmet dont l’emploi s’est généralisé depuis lors. Mon collègue M. Pozzi m’a fait l’honneur de reproduire ma description dans son Traité de gynécologie.