De l’extirpation des tumeurs du triangle de Scarpa
Ce qui fait l’intérêt et la difficulté de l’ablation des tumeurs du triangle de Scarpa, ce sont les connexions intimes de ces tumeurs avec les vaisseaux fémoraux. A un moment donné, on a pu croire que la ligature simultanée de la veine et de l’artère fémorales donnait fatalement naissance à la gangrène du membre. J’ai démontré la différence essentielle sous ce rapport entre les cas de ligatures portant sur le tronc de l’artère et de la veine fémorales communes, et ceux où la ligature était placée sur ces vaisseaux, après la naissance de l’artère et de la veine fémorales profondes. Si, dans le premier cas, la gangrène est fortement à craindre, elle est beaucoup moins à redouter quand les roues de l’artère et de la veine fémorales profondes sont restées perméables.
59. — Sur les lésions artérielles dans les traumatismes; écrasement de la cuisse droite; rupture de l’artère et de la veine fémorales; anévrysme diffus primitif; amputation de la cuisse ; examen des vaisseaux rompus.
11 est habituel, dans les cas de plaies des artères par arrachement, de rencontrer sur le bout supérieur un effilement des tuniques du vaisseau, qui met fin à l’hémorragie; dans les plaies par écrasement, il en peut être autrement. Le bout inférieur peut représenter le point fixe et présenter l’effilement de ses tuniques, tandis que le bout supérieur continue à verser du sang. C’est justement un cas de ce dernier ordre que je rapporte dans le mémoire actuel; de sorte qu’au point de vue de l’anatomie pathologique, il y a lieu de différencier les unes des autres les plaies des artères par arrachement et par écrasement.
60. — Ligature de l’iliaque externe pour un anévrysme inguinal; guérison.
61. — Mémoire sur les anévrysmes inguinaux et la ligature de l’iliaque externe.
{Société dé chU-urgie, « juin 1884.)
Ces deux mémoires se font suite l’im à l’autre. Dans le premier, je lais connaître un cas de guérison de ligature de l’artère iliaque externe pour un anévrysme inguinal. La ligature a été faite avec un fil de catgut n” 3, et la plaie a guéri très simplement, presque sans suppuration. J’ai revu ce malade le 25 avril 1885; il restait parfaitement guéri, la cicatrice est tout à fait linéaire, il n’y a aucune trace d’éventration; la poche est réduite à une petite bosselure de la grosseur d’une très petite noisette, non pulsatile. Au-dessus d’elle et à son côté externe, on sent une artère très dilatée, qui est probablement la tégumenteuse abdominale.
Dans le second mémoire, j’étudie, à propos du fait précédent, les anévrysmes inguinaux et la ligature de l’artère iliaque externe. Je démontre, en m’appuyant sur les observations, l’importance des bubons suppurés de l’aine dans l’étiologie des anévrysmes inguinaux. En ce qui concerne le traitement, mes conclusions sont basées sur l’étude de quatrevingt-dix cas de ligature de l’iliaque externe publiés de 1869 à 1883, postérieurs, par conséquent, à la statistique d’Eutter, qui a paru dans VAmerican journal de 1864. Ces conclusions sont très favorables à l’emploi de la liga-
canal de Hunter; guérison.
Les anévrysmes artériels sont très rares chez les enfants, c’est ce qui fait l’intérêt de ce cas particulier; la guérison a été obtenue sans incident par la ligature.