X. —RAPPORTS; REVUES GENERALES; RELATIONS DE VOYAGES CHIRURGICAUX
Outre les travaux précédents, j’ai fait un grand nombre de communications relatives à l’anatomie pathologique, qu’on trouvera consignées passim dans les Bulletins de la Société anatomique, à partir de 1874.
A la Société de chirurgie, j’ai présenté un grand nombre de rapports sur des communications faites par des personnes étrangères à la Société, et relatives aux différents points de la chirurgie.
J’ai écrit ensuite quelques revues générales :
159. — La chirurgie orthopédique; sa définition, son but, ses moyens.
{Revue d’orthopédie, 1891.)
Sous ce titre, j’ai publié la leçon par laquelle j’ai inauguré mon cours de chirurgie orthopédique aux Enfants-Assistés, le 13 avril 1891. Depuis lors, j’ai continué sans interruption cet enseignement jusqu’à ce jour.
J’y définis la chirurgie orthopédique : l’élude des difformités de l’appareil locomoteur et de leur traitement.
Jusqu’à l’apparition de la méthode antiseptique, l’orthopédie consistait presque exclusivement dans l’emploi d’appareils auquels on joignait la pratique de rares opérations très bénignes, telles que la ténotomie sous-cutanée. Comment aurait-il pu en être autrement à une époque où les moindres opérations chirurgicales pouvaient être suivies de complications
mortelles? Déjà l’on hésitait souvent à intervenir contre des affections qui mettaient en jeu la vie des malades même, à plus forte raison, ne devait-on pas hésiter à intervenir chirurgicalement contre de simples difformités, compatibles avec l’existence du malade qui en est porteur?
Il m’a semblé que, sur ce point particulier, comme sur tous les points de la chirurgie, la méthode antiseptique devait amener une complète et profonde révolution ; à l'orthopédie d’autrefois il fallait substituer la chirurgie orthopédique ; aux appareils qui, trop souvent, ne nous fournissaient que des résultats bien lents et bien incomplets, il fallait substituer, partout où elles étaient indiquées, les interventions opératoires, qui nous permettent d’arriver d’une façon beaucoup plus complète et beaucoup plus rapide au résultat désiré. Telle a été l’idée première qui nous a tracé la voie où nous nous sommes engagé ; telle a été l’idée directrice qui nous a guidé dans les divers travaux que nous avons précédemment mentionnés.
160. — Compte rendu des travaux de la Société de chirurgie pendant l’année 1893.