Œdème inflammatoire des membres de nature rhumatismale
(Progrès médical, i8 mars iS76.)
Cette note a pour objet d’établir l’existence d’oedèmes aigus du tissu conjonctif sous l’influence du rhumatisme, analogues aux manifestations de cette diathèse sur le système séreux, et pouvant simuler par leurs caractères extérieurs, rougeur, gonflement, chaleur, le phlegmon diffus. L’existence de cette variété d’oedème a été confirmée par plusieurs travaux ultérieurs, et notamment par une communication du professeur Potain à l’Académie de médecine.
Cette note remonte à une époque où l’ouate hydrophile, dont l’usage est aujourd’hui si répandu, n’était pas encore connue en chirurgie. Elle a pour but de faire connaître un moyen simple de préparer cette ouate hydrophile ; ce moyen consiste à faire avec de l’ouate ordinaire des tampons qu’on imbibe complètement, puis que l’on exprime et que l’on dessèche. Ces tampons, après une première imbibition et une dessiccation complète, ont acquis la propriété d’absorber de nouveau les liquides avec une grande facilité, ce qui les rend propres à remplacer les éponges dont l’emploi, au point de vue antiseptique, présente de si grands inconvénients.
7. — De la coloration noire des urines produites par l’usage de l’acide phénique à l’extérieur.
A l’époque où cette note a été publiée, on ne connaissait pas encore la véritable signification de la coloration noirâtre des urines observée chez certains malades soumis à l’usage de pansements phéniqués. Nous savons aujourd’hui qu’elle tient à l’absorption de l’acide phénique et à son passage dans l’urine. Ce signe a une grande importance pour le chirurgien, en l’invitant à suspendre les pansements phéniqués, dans la crainte d’un empoisonnement.
8. — Note sur quelques expériences laites dans le but de contrôler les propriétés septiques du liquide des kystes hydatiques.
Ces expériences faites sur le chien et le lapin, dans le laboratoire du professeur Vulpian, montrent que le liquide des kystes hydatiques, alcalin et non altéré, injecté, soit dans le péritoine, soit dans le tissu cellulaire ou dans les veines, ne détermine aucun accident septicémique. Les graves accidents qui ont été signalés à la suite de la pénétration du liquide de ces kystes dans le péritoine, chez l’homme, tenaient sans doute à ce que le liquide n’était pas pur, ou à ce qu’il avait subi des modifications. De nouvelles expériences faites par moi depuis lors, et dont le résultat n’a pas été publié, sont absolument confirmatives des premières.
9. — De l’inlluence du traumatisme sur le développement des kystes hydatiques; nouvelle observation.
Le sujet de cette observation est un homme chez lequel un kyste hydatique du foie se manifesta pour la première fois à la suite d’un coup de pied de cheval reçu à l’épigastre. La ponction aspiratrice, dans ce cas particulier, permit à la fois de vérifier le diagnostic et d’obtenir la guérison du malade.
10. — Cirrhose du foie s’étant manifestée pour la première fois à la suite d’une opération de hernie crurale étranglée.
[Galette IteMomadaire, 16 novembre 1883.)
Celle note, comme la précédente, est une contribution à l’étude des rapports existant entre le traumatisme et les étals généraux, rapports dont la notion a la plus grande importance au point de vue du pronostic chirurgical.