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III. - PATHOGÉNIE DES SPHACÈLES

233. Rôle du froid intense dans la pathogénie des acropathies. Archives généraies de médecine, décembre 1905.

Etude et analyse de 3 observations de complexité croissante :

1) Un chemineau âgé de 50 ans a été exposé pendant une nuit à un froid très intense. A son réveil, il a immédiaiement constaté à ses mains découvertes des accidents de gelure avec phénomènes sensitifs, qui, par marche progressive et ininterrompue, ont abouti à l’acrosphacèle symétrique mutilant.

2) Un mécanicien s’aperçoit, un matin de grand froid et de tempête, d’une anesthésie totale des mains découvertes, avec syncope locale d’abord, puis bientôt cyanose et acroasphyxie. Ces accidents s’amendent en suite pendant l’été, pour reparaître avec les froids ; mais d’année en année la sédation des accidents est moins marquée. Puis, sous l’influence de ces crises des contractures spasmodiques des petits vaisseaux, et de l’hypertension toute locale dans la circulation artérielle, il s’établit de l'endartérite avec sténose partielle de la radiale gauche.

3) Un conducteur de train fait 1500 mètres dans la neige amoncelée pour aller couvrir son train, et souffre terriblement du froid. A la suite, il fait une polynévrite sensitivo-motrice. Il persiste une hypersensibilité des vasomoteurs et des artères des extrémités supérieures. Il y a état meiopra-

membre supérieur, il se produit un spasme vasculaire obturateur prolongé, avec douleur, entraînant en une journée l’apparition de l’acrosphacèle.

En rapprochant ces faits de ce que nous savons des crises vaso-conslrictives des extrémités, des spasmes persistants, de l’action expérimentale du froid sur les vaisseaux et des lésions qu’il détermine sur les nerfs, on peut conclure que l’action d’un froid intense peut produire directement des lésions nerveuses et vasculaires entraînant rapidement l’acrosphacèle. Mais aussi que, par l’intermédiaire de phénomènes spasmodiques plus ou moins prolongés et répétés, simples comme dans l’acrosyncope ou compliqués de

tension locale suffisante pour déterminer à longue échéance une artériosclérose locale avec très notable afloiblissement des battements artériels, pouvant aboutir à l'acrosphacèle spontanément par sa propre évolution progressive, ou plus brusquement quand un traumatisme ou un surmenage local vient rompre l’équilibre instable de la circulation régionale.

234. Gangrène massive du membre inférieur droit. Société de médecine de Nancy, 9 décembre 1903.

Malade atteinte d’un néoplasme intestinal et péritonéal, chez qui survint subitement une douleur très vive dans la jambe droite, avec refroidissement et impossibilité des mouvements. Dès le. lendemain matin,

s’étendait sur tout le membre jusqu’au-dessus du genou. La malade succombait à la cachexie cinq semaines après le début de ces accidents. L’autopsie montra la possibilité des trois hypothèses étiologiques et

adhérent ancien ; le trou de Dotal, fonctionnellement obturé, laissait cependant passer les pointes des cisoau.v mousses ; enfin, une volumineuse tumeur intestinale reposait directement sur la bifurcation de l’artère iliaque primitive, et c’est exactement à ce niveau que commençait le caillot obturant les deux branches.

235. Jrtérite et phlébite oblitérantes syphilitiques dans un cas de gangrène massive du membre inférieur. (En collaboration avec M. Lucien). Annales de Dermatologie et de Sy/ilUliyraphie, octobre 1909.

Cas de gangrène massive du membre inférieur gauche, survenu brusquement, après une période de claudication intermitente, chez un syphilitique âgé de 38 ans, 13 ans après le chancre.

Après l’amputation au-dessus du genou, on a constaté une artérite obUtérante très marquée de la poplitée dont le calibre est entièrement oblitéré par une masse fibroïde ; le tronc tibio-péronier est lui-mème partiellement oblitéré.

L’examen anatomo-pathologique permit de constater l’altération complète de l’artère poplitée. Le tronc tibio-péronier était aussi partieliement °''té^'^^’ lésions ne s’étendaient pas aux artères péronière, tibiale

près intacte. **

242. Ictère par hémolyse après injection d'extrait éthèrè de fougère mâle. (Itn collaboration avec M, Peurik). XII‘ Congrès français île méikàne, I.yon,

243. Deux cas d’ictère par hémolyse après injection d’extrait de fougère mâle. (En collaboration avec M. Pekbin). Le Progrès médical, 10 février 1912,

Très rapidement après l’absorption de l’extrait éthéré de fougère mâle, après quelques accidents généraux, notre malade a présenté un ictère

mais sans pigments biliaires ; avec hypertrophie manifeste de la rate dont

foie a ses dimensions normales, et n’est ni sensible, ni douloureux. C’est bien lâ l’aspect clinique de l’ictère hémolytique. Et, en effet, l’examen du sang nous a permis de constater, le lendemain, un abaissement notable du nombre des globules rouges à 4.146.000, avec existence de débris globulaires et de globules déformés. Le surlendemaiu, le nombre des hématies

rons de B.400.000.

Il est très probable que notre premier examen, 48 heures après le début de l’intoxication, a déjà surpris le sang en voie de restauration active.

Cotte hémolyse s’est produite sans que les globules présentent une fragilité globulaire exagérée, sans que le sérum du malade présente, dans son état normal, un pouvoir hémolytique spécial^ (étude de l’auto-aggluti-

L’ictère parait donc pouvoir être attribué à une hémolyse intense, accidentelle, toxique, déterminée par l’action hémolysante sur les globules du malade, directe ou indirecte, de l’extrait éthéré de fougère mâle, acide filicique seul ou associé à l'huile essentielle.

Mais, si le foie ne semble pas avoir réagi immédiatement, si l’ictère par hémolyse parait bien avoir été, dans une certaine mesure, indépendant do foie, selon la théorie de Widal, cet organe paraît intéressé depuis lors, et le malade a toujours conservé une teinte subictorique des conjonctives. Peut-être, si l’hémolyse s’est surtout passée dans le sérum même, le foie

LÉSIONS VISCÉRALES DIVERSES

11 jours après, il contracte une rougeole, suivie d’otite suppurée droite et d’une pleurésie purulente gauche. Après l’empyème, la fièvre cesse, mais ne tarde pas à reparaître ; la portion gauche du thorax se rétracte et subit une déformation extrême ; quelques jours avant la mort, on voit s’établir les luxations chondro-costales multiples; l’extrémité des côtes use les tissus en produisant des fistules purulentes.

A l’autopsie, on constate la présence de luxations chondro-costales complètes, spontanées, de la 6* et de la 5* côtes ; le même travail était en voie d’évolution pour la 4* côte, qui est subluxée.

Sclérose pulmonaire et symphyse pleurale.

255. Dermatose hybride consécutive à la cessation d’une diarrhée chronique.

Sûciété de det'malologie et de syphitigraphie. 1899.

Homme âgé de 43 ans, atteint d’une éruption cutanée hybride constituée par des taches de psoriasis très nettes, alors qu’en certains autres points notamment à la face antéro-interne de la cuisse droite, sont de véritables placiards ^'eczéma ; enfin, sur le thorax, des papules identiques à celles du lichen aigu.

L’étiologie et la pathogénie de cette éruption sont intéressantes Le malade était atteint depuis te mois de septembre 1895 de diarrhée chronique très abondante, lorsque dernièrement, sans intervention thérapeutique, cette diarrhée cessa tout à coup ; le lendemain, il fut en proie à un prurit extrêmement intense, torturant; puis l’éruption apparut presque

d'omblée le troisième jour. Son origine auk blable, par action sur la peau d’élément

A remarquer encore que le malade attribi la cuisse droite au traumatisme répété dû labour à ce niveau.

B antérieurement éliminés par ue l’accentuation de la lésion à

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