FONCTIONS ET ENSEIGNEMENT
. ;Le D'Galezowski a fait ses : premières études de médecine à la Faculté de Saint-Pétersbourg et il a été reçu docteur en médecine de cette Faculté avec une médaille d’or,, en 1858.
Sa thèse dë Doctorat, faite en langue russe, portait pour titre : Etude sur rophthalmoscope.
Arrivé à Paris en octobre 1858, il fut nommé Chef de clinique du docteur Desmarres en septembre 1859, et il a rempli ces fonctions jusqu’en 1864.
1865. — Docteur en médecine de la Faculté de Paris.
1866. — Lauréat de la Faculté (grande médaille pour sa thèse de Doc¬
torat) .
1867. — Fonde une clinique pour les maladies des yeux, 26, rue Dau-
1869. — Attaché à la Clinique de M. le professeur Richet, pour les démonstrations ophthalmoscopiques.
1870. — Chirurgien-Major du 53" bataillo n de la Garde nationale dans les Mariniers de la Seine.
1870. — Médecin de l’ambulance de l’Eglise Saint-Gervais.
1872. — Nommé chevalier de la Légion d’honneur le 16 mai 1872.
1875. — Médecin-oculiste du Couvent du Sacré-Cœur (maisons de la rue de. Varenne et .du boulevard des Invalides).
1878. — Nommé Président du Conseil d’administration de l’Ecole polonaise des Batignolles.
1884. — Médecin-oculiste du'Collège Stanislas.
1885. — Officier de la Légion d’honneur.
De 1866à 1883, M. Galezowskifit des cours publics à l’Ecole pratique sur les maladies des yeux. Ce cours comprenait l’étude de l’ophthalmoscopie, du diagnostic des maladies des yeux et de la chirurgie oculaire.
Dans tous ses cours, de même que dans ses visites dans les différents services des hôpitaux, et plus particulièrement dans les services de ses maîtres : Trousseau, Nélaton, N. Gueneau de Mussy, Vulpian, Charcot, Hérard, Potain, G. Sée, Fournier et Hardy, : le docteur Galezowski a cherché à vulgariser l’application de l’ophthalmoscope.
N? 2; 1860. t- Tumeur interne 4e l’oeil,- située derrière le. cristallin dans la région ciliaire externe. (Moniteur des sciences ;ih?ol36.)
La symptomatologie des tumeurs internes de l'œil est toujours difficile.
noire, permet l’exàmen du fond de l’œil aù lit desmalàdes et en plein jour, dans les salles des hôpitaux, sans qu’on soit obligé de les transporter dans une chambre noire. Il permet de faire la démonstration des altérations du .fond de l'œil aux élèves ;et aux personnes: peu familiarisées à l’usage des .ophthalmoscopes a main.
N» 4. 1861. — Apoplexies de la rétine et du nerf optique, ^Gazette des hôpitaux, n“ 08.)
Ce travail ëst précédé d’une table statistique, dont il résulte que les hémorrhagies de la rétine et du nerf optique ont été observées, à la clinique de Desmarres, 17 fois sur 243 cas d’affections profondes de l’œil.
Dans un cas, rapporté par le D'Galezowski, une des artères rétiniennes s’ëst ^oblitérée et il en est résulté sa transformation en cordon blanc, comme le montre une ligure.
N° 5. 1862. — Choroïdite syphilitique. (Gazette des hôpitaux, n° 5.) Après avoir donné la description détaillée de deux cas de choroïdite syphi-
litique,-l'auteur termine par une étude des affections syphilitiques de la rétine et de la choroïde dans ces différentes périodes, ainsi que le diagnostic, différentiel de la maladie,. .
N°6. 1862; ^-Bê la pupille artificielle et dé ses indications. (.Annales d'oculistique, 1802.)
Dans un.compte, rendujde 189 opérations dç.pupille-artificielle,, pratiquées à la clinique du.jIJ' Pesmarres, l’auteur donne, une - appréciation des méthodes opératoires, ainsi que des avantages de l’iridectomie et dél’iridarenie sur toutes les autres méthodes, ce qui était le mérite de Desmarres. Relativement aux indications de l’opération delapupille artificielle, M. Galezowski passe en revue toutes Jes maladies et toutes les conditions dans lesquelles l’iridectomie peut être pratiquée; et notamment’ ! daiîs les opacités partielles de la cornée, dans les tileèresde là cornée i stâptiylômes partiels et opaques de là cornée; atrésie de la pupille; tumeurs et kystes de l’iris; extraction de la cataracte, les cataractes s.ecpndaires et;leç glaucomes.
T. 18*62. — Do l’amaurose; cérébrale .et,de î’œdème do la papille. (Gazette dès hôpitaux, 14T.)
■ La névrite optîqné-'éSt’le résultat, dansla gràndë majorité-des Cas'; soit de méningites, soit de tumeürs. : Lés méningites BasiÜaires amènent Ianévïitèoptiqué; céllés dés hémisphères restent souvent ét pendant longtemps sans effet sur la papille optique.
N" 8. 1862. ; —Clinique ophihalmologique.dll D” Desmarres. (Annales d'oculistique, nov. et déc., 1862.)
a) Cyslicerqites du corps vitré. — L’autéùr Apporte. un cas nouveau de cysticerque interné, de l’œil et .indique les moyens de faire lè diagnostic différentiel èntre cètte.affection et lès autres maladies. ‘ ‘
. W Phlegmons spontanés de. l'œil. — Les adhérences entre l’iris et la cornée ou la présence d’anciens corps étrangers enkystés dans l’œil, peuvent, à
du D'Desmarres.
■ à) Amaurose syphilitique. — Cette affection peut être le résultat d’une choroïdite syphilitique ou des lésions directes du nerf optique et des vaisseaux
N° 9. 1863. — Recherches ophthalmoscopiques sur les maladies de la rétine et du nerf optique. (Annales d oculistique.)
Dans ce travail, qui était lu au Congrès international d’ophthalmologie de Paris, en 1862, le D r tlalezowski passe en revué différentes altérations du fond de l'œil, parmi lesquelles il importe de signaler plus particulièrement la description des plaques exsudatives péripapillaires, qu’il a cru pouvoir rapporter à des altérations congénitales, et qu’on désigne aujourd’hui sous le nom de plaques fibreuses congénitales.
Dans la description de la rétinite glycosurique, l’auteur a attiré le premier l’attention sur un fait nouveau,: c’est le développement du daltonisme ,
qu'il y a eu névrite qui a précédé l’atrophie, et on est en droit de considérer la maladie comme complètement, arrêtée.
N? 10. 1864.— Amaurose cérébrale double due à la suppression de l’époque menstruelle. Guérison. (Gazette des hôpitaux, 1864, n°35.)
La perte de la vue est venue presque instantanément, à la suite de la suppression de l’époque menstruelle et à l’ophthalmoseope on a pu constater une névrite optique. Des vésicatoires volants périorbitaires, et surtout le rétablissement de la fonction menstruelle par l’application des sangsues au haut des cuisses, les bains de pieds sinapisés,etc., ont permis de rétablir complète-
N* 11. 1864. — Etude sur les flocons du corps vitré et le synchisis étincelant. (Annales doculistique, fév. et sept. 1864.)
L’auteur s’attache dans cette étude à démontrer qu’il n’existe pas, comme prétendent les auteurs allemands, une hyalite ou inflammation spontanée du corps vitré, mais que presque toujours l’inflammation de la. hyaluïde est
que, l’aspect ophthalmoscopique du fond de l’œil, de la rétine,ict. de la papille, sa congestion, son inflammation ou névrite optique, son atrophie simple ou consécutive à la.névrite optique; les symptômes fonctionnels et ophthalmoscopiques sont examinées en détail.
La troisième partie a été consacrée à une analyse critique de toutes les altérations cérébrales qui peuvent donner lieu à des altérations du nerf optique. Un grand nombre d’observations, recueillies soit dans la littérature médicale, soit par l’auteur lui-même, dans les différents hôpitaux de Paris, rendent ce travail utile, car on y trouve .l’explication des faits encore mal connus et qui expliquent l’apparition de la névrite ou de la périnévrite, soit dans les méningites, soit dans les tumeurs cérébrales.
La Faculté de médecine de Paris a décerné à l’auteur de cette thèse la grande médaille.
N” 17.1865. — Sur larétinito albuminurique. (Union médicale, 1865.)
Lés symptômes de la rétinite albuminurique sont on ne peut plus caractéristiques; par le simple aspect ophthalmoscopique de la rétine, on peut reconnaître l’existence de l’albuminurie. Ces symptômes ont été résumés par l’auteur dans cet.article, et l’observation qui a servi de sujet pour cet article
montre les rapports entre les différentes altérations de l’organisme, et plus
particulièrement du cerveau, avec les altérations de la rétine et du nerf optique.
N” 18. 1866. — Sur la tumeur intra oculaire. Leçon faite à l’Ecole pratique de la Faculté. [Gazette des hôpitaux, 1866.)
L’auteur examine les différentes variétés des tumeurs mélano sarcomateuses et gliomateuses qui se développent spontanément dans les membranes internes de l’œil et indique leur diagnostic différentiel.
N° 19. 1867. — Sur les altérations de la rétine et c la diathèse tuberculeuse. Avec une planohe e phie. (Archives générales de médecine, sept. 1
C’est le premier travail qui ait paru en France sur les leuse de la choroïde et de la rétine. Ces altérations, lo trent dans le fond- de l’œil, présentent des signes ti propres à éclairer le diagnostic général de la tuberculos les observe dans la méningite tuberculeuse, et toutes let
vertes du D r Galezowski. Il a démontré le premier que dans les atrophies progressives, ataxiques du nerf optique, dans les amblyopies hystériques et toxiques, de môme que dans certaines altérations glycosuriques et syphilitiques la perception colorée de là rétine est altérée ou même complètement abolie. Aujourd’hui ce mode d’examen de la vue, au point de vue de la dyschromatopsie, eët adopté par tout ie monde.
2» Que cetteaffection se rencontre beaucoup plus souvent dans lestumeurs qui se développent au voisinage des organes visuels centraux, G’est ainsi que l’auteur l’a rencontrée 13 fois dans les tumeurs de la région antérieure du cerveau et 17 fois dans, la région postérieure ;
3» Que -la névrite optiqUe .se transforme au bout de quelque temps en une atrophie blanche de la papille, dont les contours restent diffus et comme infiltrés, ce ,qui la distingue des atrophies grises, ataxiques.
N” 22. 1869.—I. Quelques considérations sur les opérations de, la cataracte. — 11. Extraction linéaire de la cataracte. (Gazette hebdomadaire.)
L’auteur passe en revue les différents procédés opératoires, et indique les avantages et les inconvénients de chacun d’eux.
N° 23. 1869. — De l’héméralopie endémique et de son traitement par l’ésérine ou (Calabarine). (Gazette des hôpitaux.)
L’héméralopie endémique est connue dans la marine et dans l’armée. M. Martialis en France, et Qualigno, en Italie, en ont décrit des cas nombreux.
Le D'Galezowski avec le D'Perrion, médecin major du 64. de ligne, ont étudié plusieurs’cas d’héméralopie qui régnait en 1869 endémiquement dans ce régiment , et ils ont eu l’occasion de s’assurer que par. l’instillation de cob lyre d’ésérine on combat facilement ce trouble visuel. Chez tous les malades atteints de l’héméralopie endémique, l’auteur a constaté des spasmes dans les vaisseaux de la rétine et de la papille.
N° 24. 1869. — Etude sur les amblyopies et les amauroses syphilitiques. Mémoire lu à l’Académie de médecinede Paris, le 23 février 1869,
Ce travail a été divisé en trois parties ; 1° altérations syphilitiques oculaires; 2' amauroses orbitaires et 3» amauroses syphilitiques cérébrales.
de sa symptomatologie que du traitement. Ici l’auteur s’est attaché à démontrer qu’à une période avancée de la maladie on voit apparaître des infiltrations pigmentaires dans la rétine, ce qui constitue une rétinite pigmentaire syphilitique. Cette dernière affection à des analogies tellement grandes avec la rétinite pigmentaire congénitale, que l’auteur n’hésite pas à rapporter cette dernière àla syphilis héréditaire.
Dans - les amauroses syphilitiques orbitaires on voit apparaître des névrites et . des atrophies des papilles sous l’influence des gommes syphilitiques des enveloppes du nerf optique, des périostites et des exostoses syphili-
Les amauroses syphilitiques cérébrales se présentent, selon l’auteur, sous des formes très variées.
Dans certain nombre des cas, le trouble de la vue est le résultat d’une altération de la base du crâne. On y rencontre des périostites gommeuses syphilitiques suivies des paralysies du nerf moteur de l’ceil ou des névrites et atrophies papillaires, comme il résulte des observations recueillies dans les services des hôpitaux avec des autopsies à l’appui. '
L’altération de la substance cérébrale peut amener des troubles visuéls graves, caractérisés par une névrite optique, une thrombose des vaisseaux cérébraux avec hémianopie ou des atrophies des papilles. Les travaux de Lancereaux, Virchow, Fournier et de l’auteur l’ont prouvé.
Quelquefois il arrive, comme dit M. Galezowski, que les altérations cérébrales et les troubles oculaires sont indépendants l’un de l’autre, quoique se développant sous la dépendance de la syphilis. La dissémination des lésions dans les yeux, dans le cerveau et dans d’autres organes est un signe caractéristique, selon l’auteur, de la syphilis.
Le D' Galezowski termine ce travail par les conclusions suivantes :
1” La rétinite et la névrite syphilitique peuvent exister sans altération de la choroïde ;
2° Toutes les fois que la rétinite ou la névrite optique sont accompagnées d’une iritis, d’une kératite ou d’une choroïdite avec des flocons dans le corps vitré, il n’y a pas 'de doute que ces affections sont dues à la syphilis ;
3“ La rétinite pigmentaire, soit congénitale, soit acquise, est de nature sy-
4° La chôroïdite syph'ilitiquè r.'é guérit que par les frictions mercurielles prolongées ;
5« Les enfants nés de parents syphilitiques devraient être soumis dès leur naissance à l’examen ophthalmoscopique et la rétinite pigmentaire une fois reconnue, on doit la combattre immédiatement par un traitement mixte.
N" 25. 1870. — Sur les blessures de l’oeil et leurs conséquences. Conférences publiques faites à l’Ecole de médecine pendant le siège de Paris. {Gazette des hôpitaux, n“ 118, 150, 136, 138, 140, et 149.)
Ces conférences ont présenté un grand intérêt d’actualité, car pendant le siège de Paris les blessures de l’organe de la vue se rencontrèrent assez
Voici la proportion des traumatismes de toute sorte, relativement aux différentes membranes de l’appareil visuel, telle qu’elle a été relevée par
trouve réunis tous les détails d’anatomie et de physiologie de l'œil et de ses annexes. L’étude des affections oculaires comprend toutes les découvertes que l’ophthalmologie a faite dans le dernier quart du siècle. L’auteur s’est surtout attaché à vulgariser l’emploi de l’ophthalmoscope pour le diagnostic des maladies internes de l’œil, et des rapports qui existent entre les lésions du nerf optique et de la rétine avec les maladies centrales constitutionnelles.
La symptomatologie de toutes les affections et le diagnostic différentiel
Dans le traitement d’ophthalmie
le mode de procédure à suivre dans les blessures de l’œil au point de vue de. la médecine légale.
La question de l’hygiène de la vue dans les écoles et les différentes industries a été également analysée en détails, et on y trouvera des indications précises pour parer aux inconvénients qui résultent pour la vue des mauvaises conditions hygiéniques.
Le D r Galezowski a cherché dans tout son ouvrage à relever surtout les avantages et les mérites des travaux français en ophthalmologie, et il a dé-
tion, et le succès qu’ont obtenu les deux premières éditions prouve sur abondamment de la valeur de l’ouvrage lui-même.
N° 27. 1871.— Sur le nouveau procédé de l’extractiou de la cataracte appelé extraction latérale. (Gazette des hôpitaux, n°36.)
L’auteur propose d’extraire les cataractes demi molles en faisant une inci
N" 28. 1871. — Sur l’exophtlialmie consécutive à une tumeur vasct laire de l’orbite. (Gazette des hôpitaux, 1871, n”* 60 et 61.)
L’auteur rapporte l’observation d’une tumeur artérioso-veineuse de l’orbi ayant donné lieu à une exophthalmie avec bruit de souffle caractéristiqu
-• 29. 1871. — Elude sur le goitre exophtalmique/ (Gazette des hôpitaux, 1871, n° 107.)
C’est à tort qu'on rapporte, généralement, la découverte de cette maladie
Æ) dacryodénitc aiguë.
3" Etude sur les granulations palpébrales fausses et néoplasiques. — L'auteur distingue les granulations fausses des scrofuleux, ou folliculaires, occasionnées, soit par l’atropine, soit par le larmoiement, et les granulations néoplasiques-contagieuses. Contre ces derniers il propose l’excision du cul-desac conjonctival supérieur.
4” Aperçu général sur les choroulites.. — Au point de vue physiologiCo-pathologique, l’auteur divise les choroïdes en : a) maladies du grand sympathique, qui sont les glaucmeos; 5) maladie du trijumeau, donnant lieu aux iridochoroïdites plastiques ; et c) altérations vasculaires suivies des choroïdites atrophiques.
5” Quelques considérations sur le myosis spontané. — L’au'eur distingue le myosis artificiel produit par l’ésérine, myosis hystérique et celui de l’ataxie locomotrice.
6° Sur les affections ocuXg-dentaires.
7» De la kératite glaucomatcuse.
8° Sur les ulcères rongeants de la cornée.
9” Clinique ophthalmologique. — a) Persistance congénitale des vaisseaux hyaloïdiens ; b) pigmentation miliaire de la macula; à) sur une forme particulière d’oohthalmie svmnathiaue antérieure.
N° 33.1874. — Dos troubles oculaires dans l’ataxie locomotrice. (Gazette des hôpitaux, 1874, n° 85.)
Le professeur Germain Sée, dans une de ses leçons faites a la Charité sur l’ataxie locomotrice, a chargé M. Galezowski de faire une leçon sur les troubles oculaires dans cette affection. Ces troubles sont caractérisés par la paralysie des nerfs moteurs de l’œil, simples ou Combinés ; le myosis et l’atrophie des papilles optiques. Il énumère successivement tous les symptômes propres à ces différentes altérations, et insiste plus particulièrement sur le diagnostic différentiel entre les atrophies des papilles ataxiques et celles qui proviennent des maladies du cerveau, de la glycosurie et des affections choroidicnnes.
N» 34. 1874. — Tumeur cérébrale, diagnostiquée à l’aide de l’ophthalmoscope. (Gazette des hôpitaux, 1874, n° 109.)
Appelé par M. le D'Bail, suppléant de M. Béhier à l’Hôtèl-Dièu, à examiner avec l’ophthalmoscope le fond de l’œil d’une femme atteinte d’accidents cérébraux graves avec amaurose double, le docteur Galezowski diagnostiqua une névrite double consécutive à une tumeur cérébrale. La malade succomba et à l’autopsie faite parM. Liouville on trouva à la base du cerveau une tumeur adhérente à la fois au rocher, a la protubérance et au bulbe.
N” 35. 1874. — Du glaucome hémorrhagique. (Gazette des hôpitaux, 1874.)
Le glaucome hémorrhagique commence souvent par des hémorrhagiés de la rétine, de la chambré antérieure ou du corps vitré ; les accidents glaucomaleux ne viennent qu’un peu plus lard. Chez une femme enceinte dont M. Galezowski rapporte l’histoire, le glaucome hémorrhagique a duré pendant cinq mois de la grossesse; aucun traitement ni les paracentèses répétées n’ont amené d’amélioration, mais après l’accouchement le glaucome hémorrhagique a guéri complètement et le fond de l’œil s est éclairci.
Les complications que l’auteur a observées dans le glaucome hémorrhagique
sont: des staphylômes scléroticaux ; décollement spontané et total de l’iris qu’il a observé chez un malade du service du professeur Broca à la Pitié et les cataractes glaucomateuses.
N" 36. 1875. — Des accidents consécutifs à l’usage de l’atropine. (Recueil d'ophthalmologie, 1875, p. 155.)
L’auteur signale dans ce travail des accidents qui résultent tantôt à la suite de l’usage immodéré du collyre d’atropine et quelquefois qui dépendent d'une simple prédisposition idiosyncrasique. Ces accidents sont : conjonctivite atropinique ; abcès et ulcères de la cornée ; inflammation du sac lacrymal; chromopsies ; intoxication généralèetdélire atropinique.
N° 37. ;l-875. — Des affections oculaires consécutives à la suppression des réglés. (Recueil d’ophthalmologie A 1875, p. 41 et 156.)
A la suite de dysménorrhée, d’aménorrhée ou de ménaupose, l’auteur a observé : a) des atrophies ehoroïdiennes. disséminées, sans ou avec iritis ; S) névrite optique ; ,c) rétinite apoplectique et exsudative ; et quelquefois des kératites.
N° 38. 1875. — Observations- cliniques. (Recueil d’ophthalmologie , 1875, p. 79.)
1“ Gonflement du sac lacrymal guéri par de très fortes doses d’iodure de potassium (de 3 à 5 grammes par jour) ; 2“ névrite optique double avec cécité absolue ; accidents cérébraux ; guérison complète au. moyen des vésicatoires
volants et deTiodure de potassium administré à l’intérieur ; 3" paralysie dé la cinquième pake, ayant, déterminé une nécrose partielle, de la cernée ; guérison obtenue par la paracentèse et le traitement de l’affection cérébrale;
N” 39. 1875. De l'inflammation do la glande lacrymale. [Recueil
d’ophthalmologie, 1875, p. 270.)
L’auteur décrit les symptômes de l'inflammation spontanée dé la glande lacrymale, dont il a observé quelques cas.
N" 40. 1875. — Sur les affections oculaires provenant de la lésion de la cinquième paire. (Recueil d'ophthalmologie, 1875, p. 353.)
Après avoir, analysé successivement toutes les expériences de Magendie et de Claude Bernard sur le rôle nutritif de la cinquième paire, l’auteur indique les altérations de l’œil qu’il a observées dans les affections de cette branche des nerfs crâniens, et notamment : a) altérations oculaires dans les tumeurs cérébrales et les méningites; *) affections oculaires dans les maladies des branches périphériques du trijumeau.
N” 41. 1876. —Delà kératite interstitielle irrégulière et de l’intervention chirurgicale. (Recueil d’ophthalmologie, 1876, p. 101 )
La kératite interstitielle, qui a généralement une marche très régulière, se complique quelquefois de nécrose partielle de la cornée, d’irilis avec des synéchies postérieures et d’iridochoroïdite.
Dans ces cas l’auteur propose de pratiquer l'iridectomie comme moyen curatif de la kératite elle-même.
N* 42 1876— Revue clinique. (Recueildopthalmologie, 1876, p. 179.)
1» Tumeur lacrymale syphilitique, guérison ; 2“ troubles visuels lacrymaux simulant une amblyopie grave, guérison.
N” 43. 1870. — Sur un nouveau signe d’amaurose monoculaire simulée. (Recueil d'ophthalmoloÿie, 1876, p. 199.)
La pupille dans un œil amaurotique se dilate pendant qu’on l’expose à l’action de la lumière du soleil et du jour, et qu’on bouche l’autre œil. Le contraire a lieu dans une amaurose simulée.
N" 44.1876. — Des altérations oculaires dans l'érysipèle de la face. {Recueil d’ophthalmoloÿie, 1876, p. 202.)
L’aüléur a observé à la suite de l’érysipèle de la face : a) glaucome; b | abcès et ulcères de la cornée ; e) blépharite et ectropion ; d) iritis et conjonctivite.
N° 45. 1876. — De l’atrophie de la papille et des amblyopies dans certaines affections gastriques et intestinales. ( Union médicale.)
Dans un mémoire lu à la Société d’émulation, le D'Galezowski mentionne dqs troubles oculaires causés par certaines'affections gastriques et intestinales. Ces troubles peuvent être confondus avec ceux de l’ataxie locomotrice, dans laquelle on constate souvent de la gastralgie.
N" 46. 1876. — Traitement du décollement de la rétine. (Congrès de Clermont et Recueil d’ophtkalmo/offie, 1876, p. Bi.)
M. le D r Galezowski propose de soigner les décollements rétiniens d’origine inflammatoire, par un régime antiphlogistique prolongé et rigoureux, tandis que, lorsque la maladie est amenée par une myopie progressive, il faut se servir d’une seringue aspirante, faite d’après celle du D' Dieulafoy, pour retirer une certaine quantité de liquide de l’œil.
Au point de vue du traitement du décollement rétinien, l’auteur divise cette affection en trois variétés: I. Le décollement des myopes qu’il considère comme une choroïdite séreuse, et il propose de pratiquer dans certains cas particuliers une iridectomie. — II. Décollement consécutif à une choroï-
dite plastique, et dans ces cas justement il a recours à un traitement antiphlogistique méthodique et prolongé. — III et IV. Décollement consécutif à une choroïdite syphilitique et, dans ce. dernier cas, le traitement par les frictions mercurielles générales.peutjdonner des bons résultats.
N° 47.1876. — Blessures de l’œil par suite d’accidents de chasse. (Mémoire lu à l’Académie de médecine.)
Pour éviter les accidents de chasse du côté des yeux, le D'Galezowski pré¬
conise l’emploi des lunettes en cristal de roche. Il cite le cas de deux chasseurs que ces lunettes ont certainement préservés d’accidents oculaires graves, car les projectiles qui devaient les atteindre., n’ont fait que ricocher sur le verre, sans le briser,
N 0 , 48. 1876.—Valeur sémiologique-des engorgements ganglionnaires . ’ delafacedanslesaffectionsoculaires.(/fea(eî7rf’q j oAf«//no%t>,
• Les ganglions lymphatiques de la 1 face, et surtout les parotidiens . s’engorgent dans les chancres des paupières ; orgelets ou furoncles de l’angle externes de l’œil ; dans’l’herpès palpebralis et dans les conjonctivites diphthé-
N« 49.1876. — De l’anesthésie locale, dansja chirurgie oculaire. (/?ecutil d’ophtha/mo/ogie, 1876, p. 93.)
L'application de la glace sur l’feil et de là pulvérisation -éthérée : comme : cela était pratiqué par le professeur Richet avèc l’appareil Richardson pour •la chirurgie générale, est recommandée par le D» Galezowski pour certaines opérations oculaires, et notamment, pour le’ chalazion, le trichiasis, l’auto, plastie palpébralè. ' ? ‘
N° 50. 1876. — Etude sur les amblyopies et les amauroses aphasiques.
(Archives générales de médecine, juin 1876.)
Le D r Galezowski est le premier qui ait découvert et décrit les différentes variétés do troubles visuels aphasiques ou de cécité des mots. Il divise ces amblyopies en : 1" amblyopie aphasique sans lésions ou amblyopie amnésique; 2” hémiopie aphasique, et S» atrophies dû nerf optique des aphasiques.
N” 51. 1876.—Sur les amblyopies toxiques. Uu volume in-8°de 350 p.
L’auteur a réuni dans ce volume l'étude de toutes les amblyopies qui se développent sous l’influence des empoisonnements lents et chroniques. Il passe en revue successivement les amblyopies nicotinique, alcoolique, saturnine, les troubles visuels que l’on observe après les abus d’opium, dans l’intoxication parle sulfure de carbone,etc.Ces troubles sont tantôt fonctionnels, tantôt ils se traduisent par des phénomènes inflammatoires du côté de la rétine, du nerf optique ou du cerveau, ce qui a été démontré par l’auteur.
N° 52. 1877. — De l’amblyopie hystérique. (Gazette des hôpitaux )
Les troubles visuels de l’hystérie ou de l’hystéro-épilepsie sont de trois sortes : 1° amblyopie monoculaire-, 2“ amaurose binoculaire vraie ou simulée, et 3“ spasmes des muscles de l’œil. Ces troubles sont fréquents. Déjà Briquet avait constaté sur 400 cas d’hystérie, 73 fois les troubles de la vue. Le D'Galezowski a décrit le premier dans sa thèse inaugurale, en 1866, la forme d’amblyopie hystérique de l’œil gauche caractérisée par un affaiblissement de l’acuité visuelle, diminution du champ périphérique et la . perte de la faculté de distinguer les couleurs. Les symptômes de cette maladie ont été complétés par M. le professeur Charcot.
La seconde variété des troubles visuels hystériques est la cécité absolue, vraie ou simulée; elle survient le plus souvent par frayeur. 11 cite un fait observé dans le service de Maurice Raynaud, à l’Hôtel-Dieu.
La diplopie hystérique produite par la contracture ou le spasme des mus-
de même côté ; 2° Paralysie simultanée de tous les nerfs moteurs de l'œil, et alors ce dernier reste complètement immobile ; 3“ Paralysies des fibres inférieures du droit interne et des fibres internes du droit inférieur.
N” 56. 1877. — Desaltérationsdelavuedansla fièvre typhoïde. (Union médicale , 1877.)
Quatre variétés d’altérations peuvent se produire, d’après les recherches de l'auteur, pendant'ou après la fièvre typhoïde: 1" ulcères ou abcès de la cornée; ces lésions peuvent se produire soit dans lé courant de la maladie typhique ou pendant la période de convalescence, et ils sont dus aune altération des nerfs trophiques cornéens de la cinquième paire; 2“ thromboses ou embolies des artères rétiniennes ou de l’orbite ; 3" névrite ou périnévrite optique; 4 as thénopie accommodatrice et paralysie d’accommodation.
N°57. 1877. — De l’amblyopie alcoolique. (Leçon publiée dans le Mouvement médical des 7 et 14 juillet 1877.)
L’alcoolisme chronique retentit d’uhe manière toute spéciale sur l’œil et peut y produire des troubles ‘de quatre sortes :
1» Amblyopie double, atteignant les deux yeux au. même degré et caractérisée par une diminution constante de l’acuité visuelle aux deux yeux, parla dyschromatopsie et par de la nyctalopie relative :
2° Amblyopie avec hémiopie ressemblant assez aux troubles de la vue produits par l’hystérie;
3» Amblyopie avec scotome central ;
4“ Atrophie du nerf optique.
Ces divers troubles ont toujours pour cause les altérations vasculaires, contraction spasmodique des parois d’abord, puis progressivement et lente-
N' 58. 1877. — Des affections oculaires simulées. (Leçon publiée dans le Mouvement médical des 21 et 28 juillet.)
Les affections simulées sont généralement de plusieurs sortes: Il y a des individus qui font croire à l’existence :
1° D’une amblyopie monoculaire ou binoculaire ;
2“ D'une amaurose ou cécité absolue d'un seul œil ou de deux yeux ;
S* De l’héméralopie;
4» D’une très forte myopie.
L’auteur donne des indications pour reconnaître ces différentes simula-
N" 59. 1877. — De l’atrophie progressive de,la papille du nerf optique. (Leçon publiée dans la Mouvement médical des 4, 11 et 18 août 1877.)
Elle est le plus communément d'origine ataxique et peut se développer à toutes les périodes de l’ataxie, ainsi que Charcot, Fournier et Galezowski l’ont démontré. Son anatomie pathologique consiste dans l’atrophie des cylindraxes d’abord, de la myéline ensuite, et le développement du tissu cellulaire qui
La papille est Manche; l’artère centrale est.iiliforme.pt parfois invisible par places.
. — Papille blanche, sclérose
artérielle, pigmentation de la rétine.
5. Atrophie par glaucome. — Excavation pathologique du nerf optique.
N* 60., 1877. —Troubles visuels dans les maladies cérébrales. (Leçon ‘ ,publiée,.daps le Mouvement médical du 25 août, 2 et 9 septembre 1877.)
Les'diversèâ lésions,cérébrales qui peuvent produire des altérations ocu-
1» Les apoplexies cérébrales donnant lieu à des hémorrhagies sur la rétine ; 2“ Les méningites accompagnées presque toujours dé la névrite optique; 8* Les encéphalites et péri-encéphaljtès diffuses avec la périnévrite optique ; 4* Lés tumeurscérébrales amènent constamment une névrite optique ;
B” Les thromboses et les embolies cérébrales, l’aphasie occasionnent des hémianopsies et des cécités des mots. ' '
■ , On trouve de plus dans ces affections ;
1“ Paralysies des nerfs moteurs;
2° Nécrose de la cornée ;
3» Mydriase ;
4» Atrophie papillaire.
Les tumeurs delà base du cerveau amènent la névrite optique avec céstantanée, accompagnée de la dégénérescence orat et hémorrhagies nasales, tumeurs de la glande pituitaire oüdeïa selle.
ses, les artères filiformes, les capillaires très développés. La papille, doublée ou triplée de volume, est enfoncée sous les exsudats provenant de la transudatiofi à travers les parois des. veines dilatées. Tous les troubles sont limités à la région péri-papillaire; le reste de la rétine est normal. L’atrophie est toujours la conséquence de la névrite optique.
: Dans la péri-névrite, les phénomènes sont bien moins intenses et limités à la gaine du nerf. —Dans là névro-rétinite, la névrite optique est compliquée d’altérations de la rétine (hémorrhagies et exsudats).
N° 61. 1877. —De la thermométrie dans les maladies oculaires. (Communication faite au Congrès du Havre.) (Association française pour l’avancement des sciences.)
Si on compare la température des différentes régions du corps, on trouvé que dans l’œil qui est moins abrité, elle est généralement plus basse que dans la région axilaire de 1 degré, de 2 degré et même 2,5. — L’examen de température àl’aide d’un thermomètre oculaire spécial, que l’auteur a fait construire, peut montrer les variations que subit la température de l’œil dans les différentes maladies des yeux.
N° 62. 1877..— Amaurose nicotinique. (Mouvement médical, 1877.)
Le D' Galezowski distingue deux variétés d’amblyopies nicotiniques : 1* amblyopie.binoculaire, qui ressemble,beaucoup àcelle d’amblyopie alcoolique, avec cette différence que les pupilles,dans la nicotinique sont très contractées, et accusent une vraie.myosis; : et 2» l’amblyopie monoculaire
avec scotorae central, se compliquant quelquefois d’une diminution concentrique du champ visuel.
N” 63. 1877- — Revue clinique. (Recueil cCophlhalmologie, 1877, p. 175 et 1878, p. 83.)
1* Persistance du ‘cordon vasculàire .hÿàloïdieri. 2» Dégénérescence grisé de la cornée. 3“ Àmblyôpie glycosuriqué guérie.
4" Accidents oculaires dans la glycosurie ; 5* Troubles visuels hystériques, caractérisés par des'hallucinations hystériques ou contraction du'musicie accommodaleur ; 6" Paralysie de tous les muscles del’œil dans l'ataxie.
N" 64. 1877. — Sur un nouveau procédé opératoire du trichiàsis au moyen du thermocautère. (Recueil d’ophthalmologie, 1877, P- 269.)
lisme, l’intoxication saturnine, l’hystérie, les maladies' du cœur, les diarhées chroniques. Les maladies cérébrales et spinales sont analysées en détails, toutes celles notamment qui se compliquent des altérations soit du côté des nerfs moteurs de l’œil, soit du côté du nerf optique. On y trouvera développées les méningites, les tumeurs, les scléroses en plaques et l’ataxie locomotrice.
Cet ouvrage, qui a obtenu la mention honorable de la Faculté de Paris, est arrivé déjà à sa deuxième édition.
N° 66. 1877-1879. — Affections congénitales des yeux et de leurs an- . nexes. (Recueil (Tophthalmologie, 1877’, p. 289 et 1878, p. 66 et 1879, p. 22 et 1882, p 129.)...
L’auteur passe en revue successivement le relâchement congénital de là peau des paupières, ptosis avec ses différentes complications, épicanthis, coloboma des paupières, de même que les amblyopies et les amauroses congénitales. — La persistance des vaisseaux hyaloïdiens a été le sujet d’une étude spéciale avec des figures intercalées dans le texte (1882).
N" 67. 1878. — La pilocarpine et son action sur l’œil. {Recueil d’op/ithalmolngie, 1877,1878, p. 90 et 1879, p. 155.)
L’auteur démontre l’action myotique de l'alcaloïde du jaborândî, qui est moins irritant que l’ésérine.
N« 68. 1878. —De l’herpès fébrile de la cornée. (Recueil à’ophlh.)
L’auteur distingue une variété particulière d’herpès oculaire qu’il décrit sous le nom d herpès fébrile, dont il donne la description détaillée, appuyée
sur des nombreuses observations.
N" 69. 1878. De la kératite interstitielle syphilitique. (Recueil <f ophtalmologie, 1878, p. 302.)
Le D' Galezowski décrit une variété de kératite interstitielle syphilitique acquise, sans iritis ni choroïdite, et une kératite ponctuée.
N° 70. 1878. — Du trouble de la vision chez les hystériques. ( Société de biologie.)
L’auteur, dans sa communication, déclare qu’il a été le premier à démontrer que l’amblyopie hystérique est caractérisée par la dyschromatopsie ou achromatopsie de l’œil correspondant à 1 hémianesthésie. Il dit, en outre, qu’à la suite de récentes recherches, il a découvert que, .chez certains malades, la cécité pour les couleurs n'est pas abolie, mais seulement diminuée ou modifiée.
N° 71. 1878. — Un nouveau mydriatique. (Société de biologie et Gazette des hôpitaux , p. 1082.)
Le D r Galezowski fait une communication sur un nouvel agent mydriatique appelé Ouboisia myopsorida Ce médicament, tout en étant aussi puissant que le sulfate d’atropine, a, sur ce dernier, le grand avantage de ne jamais irriter la conjonctive et d’être mieux supporté par le malade.
Il cite, à l’appui, plusieurs observations recueillies par l’un de ses aides, M. Odon Guéneau de Mussy, et dans lesquelles la supériorité de la duboisine sur l’atropine se trouve amplement démontrée.
N” 72. 1878. La migraine ophlhalmique. (Gazette des hôpitaux.)
Plusieurs faits observés par le D'Galezowski l’ont convaincu qu’il existe des troubles oculaires d’une gravité apparente souvent très grande, mais qui
troubles le nom de migraine ophthalmique. Les principaux phénomènes de celte maladie sont : l’hémiopie périodique, le scotome scintillant, l’amaurose migraineuse et la photophobie.
N” 73. 1879. — Des kératites glycosuriques. (Société de biologie.)
L’auteur fait une communication sur une nouvelle maladie qu’il a observée chez trois diabétiques et qu’il appelle kératite glycosurique.
Le symptôme le plus extraordinaire, dans' cette affection, c’est l’anesthésie
N” 74. 1879. — Ophlhalmie granuleuse. (Société de chirurgie.)
Le D'Galezowski conseille de traiter l’ophthalmie granuleuse par l’excision des culs-de-sac de la coujonctive. Cette méthode, qui présente parfois quelques’dangers, n’a donné à l’auteür que 15 insuccès sur 2Î7 cas.
N° 75. 1879. — Atrophies traumatiques (les papilles. (Gazelle des hôpitaux.)
Il existe, selon l’auteur, certaines formes d’atrophies des papilles, qui ressemblent, au premier abord, à des atrophies ataxiques, mais qui sont dues, en réalité, à des blessures du nerf.
L’auteur reconnaît trois variétés d’atrophies traumatiques : 1» l’atrophie par névrite optique; 2° l’atrophie monoculaire par déchirure du nerf stationnaire; 3” enfin, l’atrophie des papilles progressives, et qui, de l’œil primitivement atteint, se porte à l’autre œil.
Il cite, entre autres cas de cette dernière variété, deux malades qu’il observe avec M. le professeur Charcot, et chez lesquels, n’ayant trouvé ni trace de syphilis ni d’ataxie, il a été amené à attribuer les accidents ooulaires au traumatisme.
N’ 76.1879. — Sur les affections oculaires glycosuriques. ( Recueil d’ophthalmologie, 1879, p. 75.)
L’auteur étudie une forme particulière de kératite glycosuriijue, puis il passe successivement en revue les paralysies de la troisième, quatrième et de la sixième paire qui s’observent chez les glycosuriques.
N°77. 1879. — Nouveau procédé opératoire’du pterygion par enroulement. (Recueil d'ophthahnologie, 1879, p. 153.)
L'auteur a introduit en pratique.un nouveau procédé d’opération .du ptérygion par enroulement,'qui donne d’cxcèllents résultats èt qui est destiné à - remplacer les anciennes méthodes. '
N” 78. 1879. — Quelques mots Sur les cataractes secondaires et sur leur opération. (Recueil d’ophthalmologie, 1879, p.321.)
L’auteur étudie les différents modes deformation de la cataracte secondaire, et il propose un procédé de débridement de cette cataracte à l’aide d’une aiguille serpette.
N° 79. 1879. — Sur la vision rouge des opérés de cataracte. (Société de biologie, 14 juin 1879.).
Le Dr Galezowski a attiré l’attention des membres de là Société de biologie sur un phénomène particulier qu’éprouvent les malades opérés de la cataracte ; C’est la vision rouge qu’il explique par la perception de leur propre rOugê rétinien. Ce phénomène a été pour la première fois observé èt expliqué'par l’auteur; depuis les mêmes faits ont été observés en Àllem’agne, et il - porte 'le nom d’éry thropsie.
. N* 80. 1879-1,882. -s- Sur l’utiüte de la méthode de Usicr., (Recueil 'd’o/Malmobgte, 18f9, ç,.6Sî'eU88^p. 268 )
L’auteur recommande l’emploi do spray phiiniqué dans les opérations de la cataracte et les. différentes opérations quisé pratiquent sur l'œil,.
N°81 1879. — Clinique ophthalmolog'ique. {Recueil d’ophtlutlmologie, . 1879, p. 695 et724 et 1880 p. 120.)
1° Spasme de l’accommodation provenant de l’intoxication nicotinique; 2° Scotome central .monoculaire provoqué par l’abus du tabaG; 3» Abcès de la sclérotique; 4» Mélanosarcome de l’iris ; 5° Abcès de l’iris; 6" Corps étrangers de l’iris; 7“ Arrachement de l’iris avec extraction de la cataracte secondaire, guérison ; 8° Iritis goutteuse avec hyphéma.
1" Iridocyclite syphilitique avec hypopyon ; 2“ iritis avec condylome chez un nouveau-né; 3" abcès de la caroncule lacrymale; 4» chromhidrosede'deux paupières ; 4» paralysie de tous les muscles de l’ceil et, de la cinquième paire ; 5° colobôma du nerf optique ; 6» iridérémie congénitale ; 7» anophthalmos ou absence congénitale de l’œil, , ...
N" 82. 1880. — De quelques formes relativement rares d’ophthalmie sympathique. (Recueil d’ophthalmoloÿie, 1880, p. 641.)
N” 83. 1880. — Hémiopie croisée chez'un aphasique syphilitique. (So- . . . ciété de biologie.)
. Le D r Galezowski signale trois sortes de troubles visuels chez les aphasiques; l’amblyopie amnésique, l’hémiopie homonyme, et l’atrophie monoculaire. li cite un cas très curieux il s agn d’un-malade atteint d’hémiplégie avec aphasie et d’hémiopie chromatique. Cet individu, tout en conservant la perception des couleurs dans la partie centrale visuelle, l’a perdue dans les deux champs visuels internes, ce qui constitue une hémiopie croisée pour les couleurs. M. le professeur Charcot, qui avait également
vu ce malade, attribuait tous ces accidents à une cause syphilitique, remontant à un chancre que le patient avait eu vingt ans auparavant.
N° 84. 1880. — Bu traitement de la sclérite'et de la sclérokératite. (.Recueil d’ophthalmologie, p. 290.)
N° 85. 1880. — De la sclérotomie cruciale dans le glaucome simple. (Recueil (iophthalmolugie, p. 391.)
L’auteur propose de taire la sclérotomie cruciale, dans les quatre points opposés, à l’aide de son couteau spécial appelé sclérotome, dans le glaucome simple.
N'86. 1880. — Présentation d’un chromatoscope èt d’une échelle portative pour la mesure de la faculté chromatique de l’œil, (Société de biologie, séance du 12 juin 1880.)
Pour mesurer le degré de la faculté chromatique de l’œil, l’auteur a tait construire un chromatoscope, où les verres de toutes les couleurs du spectre passent successivement devant l’œil malade, qui doit se prononcer sur la qualité de la couleur qu’il voit à travers l’instrument.
N” 87. 1880. — Influence des diathèses syphilitiques et goutteuses sur les opérations oculaires. (Congrès d’ophthalmologie de Milan, séance du l"septembre 1880.)
En se basant sur les recherches de M. le professeur Verneuil, l’auteur recommande de soigner les accidents goutteux avant d’entreprendre l’opération de la cataracte, car. il a observé après cette.opération, des accidents inflammatoires, développés sous l’influence de cette diathèse.
N» 88.1881. — De l’homatropine et de son action sur l’œil. (Mémoire lu à la Société de biologie le 12 février 1881.)
N» 89. 1881. — Sur la dégénérescence calcaire de l’épithélium cornéen. [Recueil d’ophthalmologie, 1881, p. 321.)
Cette affection, qui a été longtemps confondue avec les kératites glaucometeuses, n’est, d’après l’auteur, qu’une simple dégénérescence calcaire de l’épithélium cornéen chez les goutteux, qu’on peut enlever par une abrasion.
N° 90. 1881. — Corps étrangers de là rétine et son extraction avec lo stylet aimanté. ( Société de chirurgie, 1881.1
La méthode d’extraction des corps étrangers métalliques à l'aide des stylets aimantés, mise en pratique par les auteurs anglais, a été appliquée avec un plein succès par le D' Galèzowski, et le malade avait été présenté à la Société de chirurgie. M. le Di Berger en a fait un .intéressant rapport sur ce sujet.
N* 91. 1881. —De l’homatropine èt de son action sur l’œil. ( Société de biologie.)
Le D'Galèzowski parle d’une nouvelle préparation d’atropine, due à Ladenhurg et que ce dernier appelle homatropine.
Ce médicament, dont l’action dilatatrice dure moins longtemps que celle de l’atropine, a, cependant, sur cette dernière le grand avantage de ne pas provoquer d’irritation dans la conjonctive, et de ne pas produire d’intoxi-
N“ 92. 1881. — La thrombose des vaisseaux rétiniens dans la migraine ophthalmique. ( Société de biologie.)
Le D' Galèzowski a observé, dans Un certain nombre de cas de migraine ophthalmique, des oblitérations des vaisseaux rétiniens par thrombose arté-
N“ 93. 1881. — Etude sur l’inflammation de la glande lucrymale.
Les conclusions auxquelles arrive l’auteur Sont les suivantes : 1“ l’inflam-
2" les signes caractéristiques sont : gonflement de la région de la glande ; chémosis partiel,, et engorgement des ganglions parotidiens.
N“ 94. 1881. —De la synéchotomie dans le leucome adhérent. [Recueil (Fophtha/mologie, 1881, p. 128.)
L’auteur propose le débridement dés adhérences de l’iris à la cornée à l’aide d'un petit couteau falciforme.
N? 95. 1881. — Quelques mots sur la névrite optique et sur sa curabilité. (Recueil d'ophthalmologie, 1881, p. 214 et272.)
Le D' Galezowslti croit que la névrite optique est le résultat de la propagation de l’inflammation depuis le point de' départ du cerveau jusqu'à la papille. Il rapporte à l’appui des observations, récueillies dans les hôpitaux de Paris, et où l’autopsie a pu être faite par M. Cornil; Le traitement antiphlogistique et dérivatif, de même que les frictions générales mercurielles et l’iodure de potassium administré à l’intérieur, amena la guérison ou une amélioration sensible dans 8 cas..
N° 96. 1881- — L’huile de cade est un excellent antiseptique dans les affections oculaires, (Recueil d’ophth.almoloffie, 1881, p.,256.)
Ce médicament introduit ,sous -forme.de pommade dans l’œil, guérit, les ophthalmies purulentes, scrofuleuses ou croupales.
N’97. 1882. — Du traitement de la kératite interstitielle et de la sclérokératite par l’iridectomie. (Recueil d’opfit/ial .,. p. 408,
N° 98.1882. — Daltonisme pathologique. (Société de biologie.)
' Après.avoir, le premier, attiré l'attention, il y a quinze ans, sur les troubles chromatiques dans les affections oculaires ou cérébrales, l’auteur soulève aujourd’hui la question du daltonisme chez les employés de chemin de fer. Lasyphilis, le saturnisme, l'hystérie, l’ataxielocomotrice, la glycosurie, l’aphasie, l’hémiopie, et, principalement, le nicotinisme et l’alcoolisme, sont autant de causes pouvant amener des troubles chromatiques graves.
Le D r Galezowski croit donc qu’il faudrait soumettre les employés de chemin de fer, non pas à un examen, mais à des examens distancés et régu-
X* 99. 1882. — De la xérophlhalmie parenchymateuse et deson traitement par la transplantation de la conjonctive de lapin. (Recueil d'opht/uilmoloyie, 1882, p. 193.)'
Cetlè méthode, qui avait été déjà employée par Wolfe (d’Aberdeen), a donné de très bons résultats àl’àuteür dans un cas où toutesleS autres méthodes ont
N*' 100. .1882. — Do la syphilis oculaire.et de sdn traitement par les injections hypodermiques mercurielles et en particulier de cyanure d’hydrurgyre, (Recueil d’o/ihlhalmnlogie, 4r82, p. 290.)
N? 101. 18®.- De ï’iodoforme dans les affections oculaires. (iîéewezV et ophtalmologie, 1882, p.327.)- . ;
L’iodofortne employé à la: dose de 1-gramme pour 10 grammes de vaseline a été employé avec un très grand succès dans Yophthalmie croupale très grave et qui sans ce moyen était souvent incurable.
N° 102. 1882. — Ophthalmoscope à réfraction et à double foyer. (Préi .sentation de hiustrument:faite à.la,Soeiété;de chirurgie, par le • ,D'Léon Labbé, le 24.tnai 1882.) '
‘ Cet ophthalmdscopésé compose de deux miroirs superposés, un de9,28 deit* timètrès- et l’autre de if.fié de foyer ce dernier servant pour l’exdmën dé la rétine à l’image droite. Le miroir prend des positions inclinées dans ce dernier examen, ce qui permet de voir très distinctement l’image du fond de l’œil. L’ophthalmoscope de l’auteur sert à la définition des différents degrés d’hy-
caves qui sont disposés en deux rangs ^ur urt e même roue tournante derrière le miroir.
DT 0 103. 1882-Sur la nécessité d’abandonner l’excision, de l’Iris dans,
, : l’extraction de la cataracte pour revenir à une extraotionsimple à lambeau modifié. {Sociétéde chirurgie, 22 novembre 1882;): -
Voyant les accidents phlegmoneux et des irido-cyclites se produire assez fréquemment, malgré l’excision de l’iris dans le procédé de Graefe, le D r Galezewski a pris la résolution de «avenir à l’extraction simple à lambeau et d’abandonner Pexcision de l’iris; Dans cette méthode, qu’il a; pratiquée nombre de fois avec un plein succès; l’auteur a cru nécessaire de modifier la form.edu lambeau : il fait la ponction et la contre-ponction sur le bord sclérotico-cornéen, un peu au-dessus du diamètre horizontal, et le lambeau ensuite tout entier est taillé dans la cornée, à deux millimètres du bord selérotical. :
L’iridectomie lui parait indispensable dans les cas suivants :
1. Toutes les fois que l'iris se porte sut' le couteau pendant l’jnqlsion de la cornée’;
' 2» Dans les Cataractes traumatiques; ■ <
3» Dans lès cataractes adhérentes avec synéchies postérieures ;
4” Toutes les fois que l'iris sera déchiré pendant la sortie du cristallin;
N° 104.1882.De l’action du cyanure de mercure dans les affections
syphilitiques de l’œil. (Société de biologie, 4 février 1882.)
L’auteur fait une communication sur l’action du cyanure de mercure en injections hypodermiques. Après avoir fait d’abord expérimenter ce médicament sur les lapins, il l’a employé chez les malades pour combattre les iritis avec condylomes, les kératites ponctuées, les choroïdites syphilitiques, et il a obtenu des améliorations très rapides, et. des guérisons après dix et quinze, injections, à la dose de 5 à 10 milligrammes.
N° 105.1882. — Prophylaxie de l’ophthalmie des nouveau-nés, [Société de médecine pratique.)
Le D'Galezowski a attiré l’attention de la Société de médecine publique sur les dangers de l’ophthalmie des nouveau-nés lorsqu'elle est mal soignée, et sur les môyéns de conjurer ce danger.
1 Depuis 1870, il a été appelé à donner ses soins à 507 enfants atteints de cette affection, et sur ce nombre .111 fois les enfants présentaient, au.moment ,
danger de.l’ophtllajmie çommençantef.M. Qalezpwski propose .de. charger les médecins de l’état civil d’examiner les yeux des enfants nouveau-nés avec le plus grand soin, et de donner des instructions nécessaires : sur le traitement à suivre, s’il y a les moindres symptômes de conjonctivite. C’est dans les premiers trois jours que la visite du médecin de l’état-civil est faite et c’est habituellement dans les trois premiers jours après la naissance que. l’ophthal-; mie des^nouveau-més se déclare.
N" 106. 1882. —Nouvelle méthode de traitement des voies lacrymales ' au moyen d’un dilatateur. ( Recueil d’ophthalmologie, 1882, p. 4490' " '
- Cet instrument,, fait sur les indications de l’auteur, permet, d’obtenir d’un, seul coup une dilatation du canal nasal, égale à celle de la plus forte sonde et abrège la durée du traitement.
N“ 107. ,1882. —T Chancre des paupières èt du globe 'oculaire., (Recueil dophthalmnlogie, p. 404.)
N“ 108. 1883.— Des troubles visuels consécutifs à l’abus de tabac. (Mémoire lu à la Société de médecine publique, 1883.)
MM. Brouardel, Rochard et Vallin ont attiré l’attention de la Société sur les accidents cérébraux et généraux graves qui résultent dé l’abus du tabac. Le D r Galezowski a profité de cette occasion pour-démôhtrèr' que l’influence nuisible de la nicotine se traduit aussi assez souvent par les troubles dé'l'à'vue,' tantôt’sàtis formé de : scotome, tantôt comme une amblyopie bino-
N«109. 1883. .W Du glaucome sympathique. (Recueil d’ophthalmologie, p. 217.)
Les accidents sympathiques prennent les formes les plus variées. Le glaucome sympathique n’a pourtant été observé que d’une manière ex-
ho
eeptionnelle par de Graéfe, L’imteur rapporte un cas très intéressant du glahcéme sympathique,- et hit les accidents Subaigus ont étéenrayés par une énucléation de l’œil atrophié.
N? 110.1883. — De l’action comparative de l’ésérine et de la pilocarpine dans les affections oculaires: (Reeueil dophthalmohgie , 1883, p. 287.)
L’auteur démpntr,e que faction dp l’ésérine est efficace dans les abcès de là cornée chez les adultes. Chez les enfants, au contraire, ce médicament est trop irritant. Dans le glaucome, il arrête la crise aiguë.
La pilocapi.ne est aussi un myotique, mais elle a moins d’action sur la cornée: elle âgit au conti'aire favorablement dans les iritis goutteuses; séreuses et' dans les glaucomes simples.
111., 1883. — De l’action de l’acide borique porphyrisé dans les kératites herpétiques. (Recueil iTophtha/mologie, p. 861 .J
La poudre d’acide borique, insufflée dans l’œil, agit favorablement dans les. ulcères herpétiques de la cornée.
N“ 112- 1883-1885. — Du diagnostic et du traitement des maladies des yeux. Ouvrage de 1010 pages, publié en collaboration avec M. le D'Daguenet.
Dans cet ovtvrage les auteurs se sont surtout appliqués à étudier le diagnostic différentiel et la thérapeutique des maladies des yeux. Toutes les nouvelles recherches sur la pathologie des affections oculaires ont été analysées avec le plus grand soin, de sorte qu’on trouvera dans ce traité la science
ophtalmologique moderne mise à la portée de tout le monde.
bl
N° 113. 1883. — Cysticerque sous-rétinien (avec figures). (Recueil d‘ophtalmologie , 1883, p. 211.)
Les cas de cysticerque interne de l'œil sont rares en France. Celui'dont l’auteur rapporte l’histoire a été observé et décrit avec soin par l’auteur. Les tentatives, d’extraction faites à travers une plaie sclérotiçale sont restées infructueuses. L’œil néanmoins a guéri et la vue se conserve au même degré qu’avant l’opération. . , ...
N“ 114. 1883.— Desmarres, sa vie et ses œuvres. (Recueil d'ophtalmologie, 1888, p. 1.)
Dans cette notice biographique, l’auteur a rendu hommage à son éminent maître Desmàrres, dont l’activité scientifique a contribué considérablement à relever la science ophthalmologique en France. Ses œuvres et Sès découvertes font époque en ophthalmologie moderne. ,
N* 115’. 1884. — Du jéquérity'et de son insuccès dans le traitement des granulations. (Recueil et ophthalmologie, p. 31.)
L’auteur démontre, dans un travail publié avec le D r Parisotti, que lejéquirity né guérit pas des granulations palpébrales et qu’il exposé aux abcès de la cornée.
N" .116. 1884. — De l’atrophie des papilles ataxiques et des paralysies
des nerfs moteurs de l’œil et de la cinquième paire. Leçons faites à l’Ecole pratique dé (à Faculté, recueillies et publiées par M. Despagnet, (Recueil <tophthalmologie, 1884, p. 255, 334 et 447.)
, L’auteur, dans ces leçons, cherche à démontrer que les)idées émises par
M. le professeur Fournier sur la cause syphilitique de l’ataxie locomotrice se confirment en ce qui concerne l’atrophie des papilles ataxiques.
. Neuf fois sur dix, en efl'qt, l’atrophie des papilles est due à la syphilis. ,
N* 117. 1884. — De la cocaïne et de son action anesthésique Sur l’oeil. (Recueil d’ophthalmologie, 1884, P- 703.)
‘ Par ses propres expériences, l’auteur est arrivé à confirmer que la cocaïne anesthésie la cornée et la conjonctive et peut être employée avec avantage dans la kératotomie des abcès cornéens, dans l’extraction de la cataracte et
cédé; qu’il pratique depuis 1882, il approché là pônctioh ! ét la coiitré-pbiidi tion du bord sclérotical et il taille avec le couteau de Graefe Uu lambeau semi-elliptiquè tout entier dans la cornée, à 2 millimètres du bord sclêrotical.
N? 120. 1885. — Extraction des corps étrangers métalliques de l’œil à l'aide d’un aimant. {Recueil d’ophthalmoloffie, 1885, p.513, 584 et 641.)-
Les instruments aimantés sont employés actuellement en chirurgie oculaire pour l’extraction des corps étrangers métalliques de l’œil, depuis que White Cooper, M. C. Kown et Poeley ont les premiers adopté cette pratique, Le D'Galezowski a eu l’occasion d’extraire avec succès les corps étrangers de l’intérieur de l’œil avec l’aimant, et il a profité dé cette circonstance pour donner une description détaillée de toutes les conditions dans lesquels les instruments aimantés peuvent être employés avec avantage réel.
N° 121. 1885. — De l’anesthésie de la cornée dans l’herpès febris de cette membrane. {Recueil dophthalmologie, 1883, p. 129.)
Un des symptômes caractéristiques de l’herpès febris delà cornée est l’anesthésie delà cornée dans le segment tout entier de cette membrane qui s’étend depuis la périphérie jusqu’à l’ulcère. Ce phénomène constitue un des signes les plus caractéristiques de la maladie.
N° 122. 1885. — Emploi des rondelles de gélatine pour l’oclusion de la plaie cornéenne après l’extraction de la cataracte. (Mémoire lu à l’Académie de médecine le 6 octobre 1885.)
En se basant Sur les principes des idées de M. Pasteur, le D r Galezowski a fait par des recherches microscopiques sur la composition des larmes normales et est arrivé à se convaincre qu’elles contiennent en plus ou moins grande quantité des micrococcus même à l’état sain. C’est sous l’influence de l’état morbide que ces microbes se multiplient et en s’introduisant dans la