‹ Exposé des titres et travaux du Dr Jules Renault, janvier 1901Chapitre 5 sur 5 · MÉDECINE · texte numérisé non relu

MÉDECINE

« fréquemment dans Turine et sur le prépuce humecté des individus qui urinent par regorgement ». En 1887, M. CUdo

semblablement le môme, — qu’il nomma bactérie septique de la vessie et dont il décrivit les caractères morphologiques et de culture, la propriété de produire chez les animaux l’infection générale par inoculation intra-péritonéale, la cystite par infection intra-vésicale. En 1888, MM. Albarran et ÜaUé trouvèrent le même bacille, qu’ils nommèrent baeierium pyogenes, dans le pus de reins atteints de néphrite chirurgicale, et pensèrent qu’on pouvait lui attribuer un certain nombre des cas-d’infection urinaire. En 1889, M. Albarran apportait la confirmation expérimentale de cette opinion en donnant au lapin, par injection intra-urétérale de culture de . bactérie pyogèue et ligature de l’uretère une néphrite identique à la néphrite suppurée chirurgicale de l’homme.

Le rôle pathogénique et l’action expérimentale du bacierium pyogenes étaient donc bien étudiés; c’était à lui qu’on rapportait, avec raison, la plupart des accidents de l’infection urinaire, mais on ignorait absolument sa provenance et son habitat ordinaire en dehors des voies urinaires infectées.

En 1891 (12 décembre), nous démontrâmes, avec M. Ch. Achard, que le baeierium pyogenes n'était autre que le bacienum colt commune : mêmes apparences morphologiques, mêmes caractères de culture, mêmes propriétés pathogènes; nous avions notamment reproduit avec le bacterium coli, comme M. Albarran avec le bacterium pyogenes, la pyélonéphrite suppurée par l’inoculation dans l’uretère. M. Krogius, d’Helsingfors, publiait à la môme époque {Archioes de médecine expérimentale, )an\ier 1892, et Société des médecins finlandais, l4 novembre 1891) un mémoire, dans lequel il s’appuyait sur les caractères de culture et les lésions produites par l’inoculation intra-péritonéale pour affirmer l'identité du bacterium pyogenes et du bacterium coli {il ne.man-

reproduit la- néphrite

is, rolîsemtion qui a été le point de départ de nos les n'avait pas trait h une néphrite chirurgicale, à hrite ascendante, mais à une néphrite médicale des-

3 MM. Femet et Papillon, Netter, Chantemesse et

UBERCULOSE

EXPOSÉ

nombre des pleurésies séro-fibrineuses; M. Koch venait de

permis de supposer que cette tuberculine existait dans les épanchements séro-fibrineux; avec M. le professeur Debove,

Le liquide provenant d’une pleurésie séro-fibrineuse tuber-

filtré sur le filtre Pasteur, injecté dans le tissu cellulaire sous-cutané d’un malade atteint de lupus et de tuberculose pulmonaire, donna îi ce malade, à la dose de 10 centimètres cubes, une température de 39°, avec réaction locale au niveau du lupus; à la dose de 20 centimètres cubes, 40°, réaction locale sur le lupus, congestion pulmonaire intense.

Le môme liquide, soumis d Cébullilion puis filtré au filtre. Pasteur, ne donnait aux mômes doses qu’une réaction locale et une réaction générale bien moindres (38°,4). — Inoculé à un individu sain, il ne produisit aucune réaction, môme à la

Le [môme liquide stérilisé par chauffage discontinu donnait, au contraire, à la dose de 10 centimètres cubes, une réaction générale et une réaction locale, lupique et pulmo-

injecté au lupique, ne produisit aucune réaction, ni locale, ni générale.

« Ces diverses injections semblent prouver que le liquide contenu dans les épanchements tuberculeux des cavités séreuses contient un principe auquel Koch a donné le nom de tuberculine. En.effet, il produit chez les tuberculeux des phénomènes de réaction générale et locale et ne les produit que chez les tuberculeux; il les produit chez ces derniers à l’exclusion des autres liquides provenant des épanchements

Le rôle antiseptique du suc gastrique, déjà signalé par Spallanzani (1783), a été l’objet de nombreuses recherches

ptyalisme.

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