‹ Exposé des titres et travaux du Dr Maurice Perrin candidat àl'agrégation de médecine pour la Faculté de Nancy. Concours du 17 Décembre 1903Chapitre 1 sur 3 · I. — Méningite basilaire à pneumocoques. — Annales de · texte numérisé non relu

I. — Méningite basilaire à pneumocoques. — Annales de

Médecine et Chirurgie infantiles, i" octobre 1902.

Les méningites aiguës non tuberculeuses suppurées s’observent exceptionnellement à la région basilaire, et les cas publiés de cette variété sont peu nombreux. Cette localisation donne h la maladie une allure clinique simulant l’évolution d’une méningite tuberculeuse.

Observation d’un garçon de 6 ans 1/2 : d'abord toux avec diminution de l'appétit, puis vomissements,'céphalée, constipation, pouls lent, etc. ; ensuite demi-coma, asynergie oculaire, strabisme et symptômes terminaux. Mort le 28' jour de la maladie. A l’autopsie, méningite purulente à pneumocoques prédominant il la région interpédonculaire, aucune trace de tuberculose. — Discussion du diagnostic clinique ; interprétation des symptômes et des lésions.

I,a méningite pneumococcique a eu chez notre malade un début progressif et, une durée exceptionnellement longue (28 jours) : tandis que d’ordinaire elle s’installe rapidement, et ne dépasse pas, dans sa forme basilaire, une dizaine de jours. En l’absence de ponction lombaire, le diagnostic de -méningite tuberculeuse était rendu inévitable par la nature des symptômes observés et par l’évolution de l'affection. La contradiction apparente entre la clinique et l’anatomie pathologique peut s’expliquer ainsi ; le diagnostic clinique des méningites est basé sur les relations établies par les observateurs entre les symptômes et les lésions, c’est-à-dire sur ce que l’on sait des habitudes des agents infectieux ; mais, abstraction faite de certaines conditions de virulence, c’est la localisation qui fait telle ou telle symptomatologie.

mélioration progressive quoique lente suivie d’une recrudescence terminale : ces variations symptomatiques ont dû traduire des variations parallèles des lésions, c’est-à-dire une première invasion violente, un arrêt du processus et une régression momentanée, enfin une nouvelle poussée inflam-

rigoureuse entre les cas sporadiques et les cas épidémiques, et que le méningocoque peut vivre en saprophyte dans le naso-pharynx jusqu’au jour où il retrouve sa virulence sous l’influence d’une cause occasionnelle.

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