‹ Exposé des titres et travaux du Dr Maurice Perrin candidat àl'agrégation de médecine pour la Faculté de Nancy. Concours du 17 Décembre 1903Chapitre 3 sur 3 · Un cas de cytodiagnostio du liquide oéphalo-rachi · texte numérisé non relu

Un cas de cytodiagnostio du liquide oéphalo-rachi

dien chez un enfant, — Revue médicale de l’Est,

Un enfant de 3 ans et demi, atteint de coqueluche avec broncho-pneumonie et otite h diplocoques, présente des symptômes méningés. Le cytodiagnostic du liquide céphalo-

5. — Des polynévrites. — Thèse de doctorat^ Nancy, 1901 (J.-B. Baillière, 248 p.)

réactions électriques, la possibilité de l'atteinte de certains nerfs crâniens sans phénomènes bulbaires, l’absence ordinaire d’eschares et de troubles des sphincters, la régression habituelle des symptômes après une durée variable. Ce chapitre se termine par un paragraphe consacré aux troubles

;s intoxications exogèr

récents. Ces causes s( gènes, des infections, ou plusieurs de ces eau Aux faits 'cliniques, on peut comparer les faits taux et les névrites spontanées observées chez h En synthétisant les diverses causes et en consid(

s’impose que les polynévrites résultent de Vact son sur les nerfs périphériques. Mais, la plupa: signalées n’ayant rien de spécifique, il f

périmen-

mimaux.

en ce qui concerne le système moteur, les polynévrites gardent leur individualité anatomique et clinique.

Pour les filets nerveux sensitifs périphériques, comme pour

poison agit également à la périphérie sur les filets nerveux des deux systèmes, grâce à leur mélange intime â ce niveau, mais si ces nerfs ou les cellules qui les régissent n’ont pas une égale résistance, les symptômes et les lésions peuvent, après une phase mixte plus ou moins nette, prédominer sur

rare chez les enfants, et les troubles sensitifs sont souvent difficiles h apprécier.

Si les polynévrites infantiles sont rares, c’est que l’enfant fait plus volontiers des lésions poliomyélitiques que des lésions névritiques, en raison d’une fragilité plus grande des cellules et de la moindre exposition des nerfs périphériques à diverses causes occasionnelles. La fréquence des névrites

multiples croît avec les années. Le diagnostic se fera comme chez l’adulte, mais c’est dans l’enfance qu'il est délicat avec certaines amyotrophies à début rapide, avec des poliomyélites subaigués, avec la névrite interstitielle hypertrophique.

Le pronostic, ici comme chez l’adulte, est surtout subordonné pendant la phase d’extension « aux dangers que l’envahissement de certains nerfs crâiîiens peut faire courir ». Un de nos jeunes malades est mort par atteinte précoce du pneumogastrique.

g. — Poliomyélite antérieure subaignë progressive. —

Archives de Médecine des enfants, octobre 1902.

A côté des poliomyélites aigués et chroniques classiques, il y a des formes atypiques à marche lente et extenso-progressive.

Observation d’un garçon de 12 ans, qui ayant été pris sous un éboulement fut retiré par des tractions sur les bras. Six mois après, impotence progressive de la main et du bras droits, suivie d’amyotrophie diffuse avec réaction électrique de dégénérescence, etc. Un an après, même chose dans la main puis dans le bras gauches ; ensuite envahissement des muscles de la jambe droite, de la jambe gauche, du tronc ; pas de troubles sensitifs, intégrité de la face et des sphincters jusqu’à la phase ultime. Mort au bout de dix-neuf mois.

Les troubles survenus dans le bras droit peuvent s’interpréter, soit comme une névrite passée à la phase poliomyélitique, soit comme une poliomyélite primitive. Quel que soit le mécanisme originel, si l’on considère l'évolution de la maladie dans les autres membres, le début de l’atrophie par les extrémités, son évolution progressive accompagnée de paralysie proportionnelle à l’atrophie, l’absence de troubles sensitifs, l’intégrité des sphincters et de la face jusqu’à la phase ultime, etc., on est amené a porter le diagnostic de poliomyélite antérieure subaigue progressive.

tuberculeuse ; au point de vue anatomique, la muqueuse laryngée était irrégulière, épaissie, bourgeonnante avec ulcérations ; l’épiglotte, dévorée surtout sur son bord droit par une ulcération, était réduite à une languette triangulaire. —

comparativement aux autres localisations de la tubercv

chez les enfants (statistique de M. Haushalter). Après avoir montré les difficultés de l’examen laryngoscopique chez les enfants, nous passons en revue les diverses lésions : infiltration, ulcérations, lésions végétantes, périchondrites, œdème, sclérose, granuUe pharfngo-larptgée. Ces lésions se combinent de diverses manières ; elles coexistent avec des lésions d’autres organes, et ne sont souvent qu’un épiphénomène dans l’atteinte de l’organisme par la tuberculose. — A titre

tion, dus à ce que la lésion minime a provoqué un oedème de la glotte avec obstruction du larynx étroit de l'enfant ; celuici peut succomber dans un accès si la trachéotomie n’intervient pas. La tuberculose -du larynx a habituellement une ■■ évolution .progressive ; si des lésions de sclérose succèdent aux ulcérations, il peut y avoir une longue accalmie avec aphonie ou symptômes de sténose du larynx ; dans de rares cas l’affection évolue vers la guérison.

Le diagnostic est h faire avec la syphilis laryngée (les deux affections pouvant d’ailleurs coexister), les papillomes simples, le lupus du larynx, et toutes les affections pouvant se compliquer d’œdème ou de spasme glottiques. Lalaryngoscopie rendra de grands services si on peut l’employer; le plus souvent, il faudra se contenter des symptômes cliniques et des procédés de laboratoire pour le diagnostic de la tuberculose.

Le pronostic est toujours sombre en raison des accidents locaux, des accès de suffocation possibles, et aussi des autres localisations de la tuberculose. La guérison est exceptionnelle.

Le traitement local est souvent impossible; si les accès de suffocation mettent la vie en danger, il faut trachéotomiser, car le tubage ne convient pas à ces cas. Il faut toujours traiter aussi les autres manifestations tuberculeuses de l’organisme.

12. —Cancer latent de l’estomac (avec ascite hémorragique). — Revue médicale de l’Est, i5 septembre igoS.

Le cancer de l’estomac peut être latent ou ne se révéler que par une symptomatologie fruste. Il peut donner lieu à diverses variétés d’épanchement péritonéal, la nature de celui-ci restant méconnue lorsque le néoplasme n’a pas été diagnos-, tiqué. L’erreur la plus souvent commise et dont quelques auteurs ont rapporté des exemples, consiste à croire à une affection hépatique.

On peut en rapprocher une observation nouvelle dans laquelle un épanchement ascitique survint chez une femme.

très grand nombre de malades. Après avoir songé h rattacher cette ascite à un état d’hyposystolie survenu chez la malade, on s’était décidé à accepter le diagnostic de tuberculose péritonéale subaigué, qu’une évolution fébrile semblait confirmer. Or l’autopsie montra un épithélioma du pylore, qui par envahissement du péritoine avait produit une ascite hémorragique.

Les grands symptômes classiques du cancer gastrique (douleur vive, vomissements, hématémèses, tumeur) peuvent

dominé par les symptômes d’une affection aigue d’un autre

i3. — Ulcères du duodénum. — Société de Médecine de

Nancy, ii mars igoS.

Observation d’un manœuvre âgé de B6 ans, alcoolique invétéré, qui succomba à des accidents de collapsus au cours d’un accès de delirium tremens violent et prolongé. Ce collapsus reconnaissait pour cause une abondante hémorragie survenue au niveau de deux ulcères du duodénum, jusque lit restés laletits.

Il a été impossible de déterminer si l’hémorrhagie s’était faite particulièrement en un point ou d’une façon diffuse à la surface des ulcères : sa production doit être mise sur le compte des phénomènes congestifs et asphyxiques qui accompagnent le delirium tremens. D’après les statistiques, les

rurgie infantiles, i" septembre iqoB.

Une fille de 12 ans, sourde-muette, est amenée à la clinique infantile, deux mois après une diarrhée dysentériforme ; elle présente de la somnolence et quelques vomissements ; la température reste normale. La décoloration des selles et des symptômes d’hypocholie attirent l’attention du

L’autopsie montre un foie hypertrophié : l’orientation générale des lobules est restée normale ; il y a de très légères lésions de sclérose biveineuse surtout péri-sus-hépatique ; les cellules hépatiques sont volumineuses et tassées les unes contre les autres, elles présentent une dégénérescence granuleuse massive.

divers mécanismes. Ces ruptures entraînent parfois l’inflammation mortelle du péritoine mal préparé à la résistance contre l’infection venue du dehors ; si l’on peut éviter celle-ci, la perforation se referme ordinairement, et le pronostic reste simplement celui de l’affection productrice de l’ascite.

i6. — Anévrysme aortique oblitéré spontanément. —

Société de Médecine de Nancy, 8 juillet igoS, et Jfenue médicale de l’Est, l'^août igoS.

Les anévrysmes aortiques peuvent rester latents et s’oblitérer spontanément. Tel fut le cas d’un anévrysme de la concavité de l’aorte trouvé à l’autopsie d’un tuberculeux âgé de 40 ans. Cet anévrysme avait le volume d’une orange ; un caillot fibrineux ancien, presque globuleux, formé dans l’ané-

après l’éruption une série d’ulcérations gangréneuses cutanées ayant vraisemblablement toutes débuté par des phlyctènes. Ces ulcérations que la mère avait traitées par des applications phéniquées, s’aggravèrent et finirent par entraîner une septicémie îvec abcès cutanés multiples. L’agent de cette septicémie terminale a été le staphplocoque doré. L’autopsie

20. — Chancre syphilitique de l’amygdale. (En collaboration avec M. le D' A. GviOSiEAU.) — Revue hebdomadaire de Laryngologie, d'Otologie et de Rhinologie, 25 juillet igoli.

Observation d’un homme âgé de 29 ans, atteint d’un chancre de l’amygdale droite, à forme d’amygdalite ulcéreuse: le diagnostic fut confirmé par l’évolution des accidents ulté-, rieurs. A une époque dont la date concorde avec la durée ordinaire de l’incubation, ce malade s’était servi des mêmes ustensiles de table qu’un de ses frères, syphilitique alors en pleine période contagieuse. A propos de ce cas nous signalons les travaux les plus récents sur ce sujet, et faisons quelques considérations sur le diagnostic du chancre amyg-

et en particulier dans la première enfance. — Revue mensuelle des maladies de l'enfance, juillet igoS.

Les péritonites à pneumocoques seraient deux fois plus fréquentes chez les enfants que chez les adultes : cependant il n’en existe actuellement dans la littérature qu’une cinquantaine de cas vérifiés bactériologiquement. Rapide aperçu historique, résumé de quelques observations récentes et rappel des principaux symptômes de l’affection : douleur abdominale, vomissements, fièvre, diarrhée, etc. ; la diarrhée

iliaque primitive et de la veine iliaque externe du côté gauche ; deux ulcérations gastriques siégeant près du cardia et sur la grande courbure ; des exulcérations sur la première portion du duodénum.

Cette observation, intéressante par la multiplicité des lésions, fera l’objet d’un mémoire qui sera publié ultérieure-

2 3 . — Tétanos des nouveau-nés. — Annales de Médecine et Chirurgie infantiles, i 5 juillet 1902.

qui avait une odeur fétide ; mort neuf jours après le dé du trismus. Cette observation de tétanos typique confirm conclusion que le résultat négatif des recherches bactéri( giques, pratiquées après le début des phénomènes con sifs, ne peut infirmer en rien le diagnostic de tétanos.

— Société de Médecine de Nancy, 22 avril igoS. Présentation d’un calcul retiré de la fosse naviculaire d’i

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