TRAVAUX SPÉCIAUX SUR LES NERFS
XVII. — Section du nerf médi.an. — Mémoire manuscrit déposé, à la Société de chirurgie (décembre 1868).—Rapporteur: M. Paulet.
Dans ce mémoire, M. Létiévant trace d’abord la disposition anatomique du nerf médian et les procédés opératoires de section de ce nerf. Il rapporte le fait d’une opération de section du nerf médian qu’il avait pratiquée pour un tétanos traumatique en 1867, et dont il avait pu observer les suites immédiates, rapprochées et éloignées. Réunissant à ce fait ceux analogues publiés par Laugier, Nélaton, Paulet, Tillaux, etc., il déduisit de leur étude ce point capital que la section de ce nerf n’éteint pas la sensibilité ni la motilité dans son département; que les phénomènes moteurs et sensitifs qu’on y observe résultent do l’influence des nerfs voisins conservés intacts, soit qu’ils envoientdesflletsanastomotiques ou qu’ils perçoivent les impressions par l’ébranlement des papilles nerveuses voisines de cette région (sensibilité), soit qu’ils agissent par les contractions do leurs propres muscles qui s’ingénient à, produire des mouvements
Mémoires et Comptes- 3 Lyon, 1869, tome ÏX,
ANOS TRAUMATIQUE. (In
, 37, et in Lyon médical, 1870. — ) pages.)
Ce traité comprend trois parties ;
La première partie contient de nombreuses observations concernant les sections des nerfs, soit isolées, soit associées ;
26 observations de sections isolées du nerf médian;
12 du cubital;
2 du radial;
6 de sections associées deux à deux ou quatre à cinq dans le membre supé¬
rieur, 9 dans le membre inférieur, 28 des nerfs de la face, en tout 76 sections nerveuses sont successivement groupées dans des chapitres distincts, rapprochées et étudiées. De leur comparaison, de leur étude, de la dissertation critique, il ressort que ni la motilité, ni la sensibilité ne sont supprimées par leurs
miers jours de la section, de la suppléance faite par les nerfs voisins; plus tard de ces mêmes fonctions plus développées par l’usage; plus tard encore de la régénération des nerfs qui est quelquefois possible.
Dans la deuxième partie s’agite la question des indications opératoires des nerfs: quand et où faut-il les opérer? Discussion des indications et contre-indications de ces opérations, soit dans les névralgies périphériques ou centrales, soit dans le tétanos traumatique, soit dans les contractures, l’épilepsie, la chorée; soit dans les plaies, blessures ou tumeurs des nerfs dans l’inflammation phlegmoneuse, le glaucôme. — Discussion des points où doit porter l’opération.— Résultat des opérations déjà pratiquées.—Tels sont les divers points développés dans les 300 pages de la deuxième partie.
La troisième partie traite exclusivement des opérations sur les nerfs.
Un premier chapitre (Considérations générales sur ces opérations) traite de la section, de la résection, de la suture nerveuse, de l’autoplastie nerveuse à lambeaux ou sans lambeaux, et de la greffe nerveuse.
Le chapitre deuxième est consacré à l’exposé des procédés de névrotomie pour chaque nerf en particulier. Ceux du membre supérieur sont les premiers
Tavant-bras, au poignet; de ses branches palmaires, cutanées; de ses branches digitales. De même sont décrits les procédés de section du nerf cubital dont l’auteur fixe le lieu d’élection pour la section à quatre centimètres audessus du coude ; le lieu d’élection de la section du radial est fixé au niveau du V brachial; le musculo-cutané, le brachial-cutané interne, les branches collatérales du plexus, l’axillaire, etc., ont leurs procédés comme la section de tout le plexus dans l’aisselle ou au cou.
XXIX. — Sarcome volumineux de la cuisse. — Diagnostic. n Mémoire et Comptes-rendus de la Société des sciences médicales ! Lyon, 1869, tome IX, pages 285 à 292 et in Lyon médical, 1869). Ce sarcome réductible, soufflant et se soulevant à chaque battement artéel rappelait l’anévrysme, et pourtant il était possible d’arriver au diagnostic ; luteur l’établit sur des signes.certains; l’autopsie, cinq mois plus tard, en
en présence des gangrènes, soit pendant la guerre de 1871, soit dans les traités de chirurgie antérieurs. Entre les deux doctrines, M. Létiévant cherche la vérité. — « Rejetez, dit-il, la conduite des premiers qui ,amputent dans le vif dès la première période de la maladie, et de ceux qui attendent tout de l’expectation. » Intervenir quand le sillon creusé aura dénudé les os, que la grandeur du sillon sera parfaite, et que l’état général se relèvera un peu. Faire alors le procédé opératoire décrit dans cette brochure : deux observations récentes & l’appui.
XXXIII. — Étude sur les p-insements par occlusion ouatés. (Ibid., 1872, tome XII. — Discussion. — Pages 86 à 135, etin Lyon Médical, 1872. — Tirage à part; brochure in-S” de 46 pages). (Paris, 1872. Delahaye, édit.).
tal, infection purulente, etc. Cette méthode ; pas à l’auteur devoir être généralisée.
XXXIV.— Nouveau phocédé d’extirpation de quelques tumeurs TRÈS-VOLUMINEUSES. {Ibid., 1873, tome XIII, pages 134 à 141, et in Lyon médical, 1873. Tirage à part, brochure in-8° de 13 pages.)
Les énormes tumeurs sont le plus souvent très-vasculaires et la quantité de sang que leur opération détermine amène assez souvent la mort. Il faut être avare du saug des opérés. On obtient ce résultat : 1" en faisant l’incision au fer rouge avec précaution, 2'> en faisant ensuite une rapide énucléation 3“ et en faisant la ligature des artères du pédicule. Suivent quatre observations, d’opérations favorables à ce mode opératoire.
XXXV. — Emploi de la médication hydrique dans un cas de SEPTICÉMIE TRAUMATIQUE AiouE ; GUÉRISON. (1874. Lyon. Broohuro de 7 pages.)
XXXVI. — Amputation par la méthode a lambeau. (In Mémoires et comptes-rendus de la Soc, des sciences médicales de Lyon, 1875, tome XV, pages 149 et 150, et in Lyon médical, 1875).
XXXVII. — Réunion par première intention chez un amputé DE l’avant-bras. (Ibid. 1875, tome XV, pages 167 à 170, et ibidem, 1875).
XXXVIII. — Discours d’installation prononcé en séance publique de l’Administration des hôpitaux de Lyon, le 15 avril 1875. Brochure in-8° de 66 pages.
Ce discours contient une étude sur l’aération à l’Hôtel-Dieu de Lyon. L’auteur croit que l’on exagère en mettant sur le compte de la mauvaise aération la mortalité de cet hôpital. Il lui'semble, d’après ses statistiques diverses et ses appréciations, que la question est è refaire sur un grand nombre de
points nullement jugés. Conséquences : étudier les autres causas de mortalité et chercher à les combattre.
XXXIX.— Note sur un cas d’empyème guéri après la résection DES CÔTES. (Communication à la Société de chirurgie de Paris 1875, pour sa candidature à la place de membre correspondant de la Société. —Rapporteur, M. Paulet).
XL. — Résection de l’os maxillaire supérieur avec conservation DU NERF SOUS-ORBITAIRE. — (Association française pour l'avancement des sciences. — Comptes-rendus de la. 5‘ session. — Clermont, 1876, pages 736 à 738. —Tirage à part; brochure in-8° de 4 pages).
Longet avait dit : que l’irritabilité musculaire est sous la dépendance des
amène la décoloration des muscles au bout de 6 ou 7 semaines, et, après deux mois, la dégénéresoence des muscles avec la perte de leur contractilité ; — que cette influence des nerfs sensitifs tient peut-être à la présence dans ces nerfs de fibres grises ou organiques (nous dirions aujourd’hui trophiques) qui s’allient si souvent aux nerfs de sensibilité ; — que les nerfs moteurs (facial ou autre) n’ont aucune influence sur la conservation de l’irritabilité musculaire, car plusieurs mois après leur section, on trouve encore le muscle coloré, ferme et obéissant aux moindres excitations galvaniques, mécaniques ou
S’il en est ainsi, l’opération de la résection de l’os maxillaire supérieur doit être modifiée ; car, tous ses procédés connus coupent le nerf sensitif sousorbitaire: il doit en résulter, au bout de quelques semaines, la paralysie de la moitié du masque musculaire facial.
Cette idée a conduit M. Létiévant à instituer un procédé de résection dans lequel, à côté d’autres modifications importantes, un point capital est la conservation du nerf sous-orbitaire. — Suit la description du procédé.
XLI. — Note sur un point historique de la résection souspÉRiosTÉE du CALCANÉUM. — (Luo à la Société nationale de médecine
de Lyon, 1876, et in Lycm médical, 1876. — Brochure in-8° de 16 pages).