‹ Exposé des titres et travaux, janvier 1898Chapitre 3 sur 8 · INFECTION URINAIRE · texte numérisé non relu

INFECTION URINAIRE

variété opaque de Krogius, mais que ces variétés pouvaient être transformées l’une dans l’autre par différents procédés de culture ; 2° que les bacilles urinaires comme les bacilles intestinaux donnaient souvent des cristaux dans les cultures en gélatine ; 3° que le séjour dans l’urine ne modifiait pas les variétés de babilles et que les différences vues par M. Reblaub tenaient 4 l’existence de types différents dans le groupe bacterium coli.

Nous avons ultérieurement (17 déc. 1892) [12] démontré, avec M. Achard, l’existence bien nette de ces types bacillaires distincts. Ils sont toutefois fort voisins et les caractères différentiels qui permettent de les séparer doivent être cherchés non seulement dans la morphologie et dans l’aspect des cultures, mais dans certaines propriétés biologiques d’une appréciation plus délicate. Ces caractères sont tirés de la réaction de l’indol en bouillon peptonisé, de la fermentation de la lactose, de l’acidification et de la coagulation du lait, et surtout des propriétés que nous avons appelées palinlrophiques, faculté que possèdent

2 p. 100 d’urée dans l’eau distillée, et par conséquent ne se nourrit pas aux dépens de l’urée ; 2° qu’il cultive dans un milieu contenant 1 p. 100 de peptone et 2 p. 100 d’urée, mais sans décomposer l’urée, qu’on retrouve en totalité dans les analyses; 3“ que non seulement l’urée n’est pas décomposée par le bacterium coli, mais qu’elle gêne son développement dans les milieux peptonisés. A 1 p. 100, elle agit peu; à, 3 p. 100, elle retarde la culture qui est maigre, et empêche la formation de' l’indol; à 5 p. 100, elle empêche la culture. Dans les milieux contenant 2 p. 100 d’urée et de peptone, l’odeur désagréable habituelle des cultures ne se développe pas.

Tous ces faits concordent avec cette remarque qui nous avait d’abord frappés que l’urine est un mauvais milieu de culture pour le bacterium. coli. Ce rôle défavorable de l’urine peut être rapproché du rôle analogue qui a été attribué à d’autres produits de sécrétion (mucus, larmes, bile, salive) et qui concourt pour une part, avec certaines dispositions anatomiques des voies d’excrétion et avec l’action mécanique du liquide excrété, à la défense des appareils glandulaires contre les microbes. Ainsi pourrait plus aisément se concevoir le rôle, dé- . montré important sinon nécessaire, des causes adjuvantes (rétention d’urine, congestion) dans la production de l’infection

De plus, l’observation qui a été le point de départ de nos recherches, n’avait pas trait à une néphrite chirurgicale, à une néphrite ascendante, mais à une néphrite médicale, descendante, dont l’existence n’était pas connue. Les observations deMM. Fernet et Papillon, Netter, Chantemesse et Widal confirmèrent son existence.

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