Les graisses du testicule chez quelques Mammifères
(C. R. Société de Biologie , 1903, p. 1009.)
Cette étude qui fait suite à l’étude précédente (n“ 36) a porté sur révolution ontogénétique des graisses neutres et phosphorées dans les testicules de Chien, Chat, Chauve-souris, Cobaye, Lapin, Rat.
a) Chez Vembryon. — L’âge le plus jeune que nous ayons pu étudier jusqu’ici,
embryon de Cobaye long de 1 centimètre. A cette époque du développement, la glande germinative présexuelle est formée uniquement de cellules germinatives. Dans les deux seuls individus que nous avons étudiés, nous n'avons pas trouvé de graisse. Il en a été de même pour les glandes germinatives de trois embryons de lapin, sacrifiés le vingt-sixième jour-, ici, pourtant, des tubes séminipares étaient déjà formés.
Un embryon de Chat âgé de cinquante-six jours nous a montré, par contre, une élaboration graisseuse abondante dans le tissu interstitiel très développé,
mènes dans le testicule d’un embryon de Cobaye long de 6 cent. 5, et, avec plus d’abondance, dans celui d’un embryon de 8 centimètres. Chez le Chat, comme chez le Cobaye, les graisses des testicules paraissent être formées, surtout, par de la lécithine, ou plutôt par un mélange de lécithine, de graisse et probablement aussi d’albuminoïdes. Dans tous les cas, la graisse élaborée par les testicules n’est certainement pas semblable à la graisse neutre que l’on trouve dans la coque conjonctive des mêmes testicules.
b) A la naissance. — Chez un jeune Cobaye âgé de trois jours, les tubes séminipares ne renferment encore que des cellules germinatives et quelques spermatogonies oviformes, ces dernières se divisant activement par cinèse. On ne
ui'uua. jues jeunes wiais et les jeunes Chiens, âgés de trois à quatre semaines, présentent les mêmes phénomènes, mais la graisse des cellules interstitielles, qui est ici extraordinairement abondante, se présente avec les carac-
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tout entier (fîg. 8 et 9) et était due à la présence de sphérules de mélanine
grosses cellules conjonctives
élaborent normalement deux sortes de pigments : des pigments clairs, solubles dans l'alcool, élaborés par les cellules germinatives, souches des éléments séminaux et des pigments noirs, insolubles, élaborés par des cellules conjonctives hypertrophiées. Mais alors que les premiers semblent être formés pendant toute la
paraît être localisée à la fin du premier ou au commencement du second mois après la naissance; une nouvelle poussée de pigmentation noire semble se faire vers la fin de la vie du Coq, mais cette poussée est toujours beaucoup moins
Quelle est l’origine des pigments du testicule? Pour les lipochromes, il n’y a
nous l’avons dit plus haut, il est évident que les cellules de Sertoli doivent
élément glandulaire à fonctionnement mérocrine, passer périodiquement par trois phases, successives, que nous décrivons et figurons dans notre mémoire : phase de progression ou d’élaboration, phase d’état ou de sécrétion, phase de régression. C’est dans la seconde phase que la cellule de Sertoli montre la forme classique d’une colonne protoplasmique nucléée à la base, et portant à son sommet un faisceau de spermatozoïdes ; c’est dans cette phase également qu’on peut mettre le plus facilement en évidence quelques-uns au moins de ses produits de sécrétion ; dans ces produits, en dehors des graisses neutres que les auteurs y avaient trouvé, nous avons pu mettre en évidence des graisses phosphorées (fig. 15 et 16); de plus, la coloration au bleu de Unna et la méthode de Golgi nous ont donné des aspects qui semblent indiquer que la colonne sertolienne est imprégnée d’un produit de sécrétion liquide.
3° La transformation des spermatides en spermatozoïdes. — L’élude de la
en effet, il y a attraction, à distance, d’éléments libres vers un seul élément relativement fixe. Mais les effets de ces deux sortes d’attractions ne sont pas les mêmes. Ici il y a déshydratation du spermatozoïde; dans l’œuf, au contrairè, il y aura rehydratation du même élément. Le rôle de la cellule de Sertoli, ou plus exactement des sécrétions chimiques du testicule, ne nous en apparaît que plus important, puisqu’il prépare et détermine ainsi, par avance, le phénomène préliminaire de la fécondation, c’ést-à-dire la marche du spermatozoïde vers