‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 12 sur 20 · ANTIPYRINE · texte numérisé non relu

ANTIPYRINE

120. De l’antipyrine, son origine, ses propriétés thérapeutiques et physio¬

logiques. (Gazettehebdomadaire, n°50, p. 818, 15décembrel884.)

121. Des propriétés hémostatiques de l’antipyrine. (Société de biologie,

7 janvier 1888, et Société de thérapeutique, 1888.)

Ces travaux ont démontré d’une part l’innocuité de l’antipyrine par rapport à la composition du sang, lorsqu’elle est employée k dose médicamenteuse, et d’autre part les effets nocifs produits sur le sang et le système nerveux dans les doses toxiques.

L’antipyrine produit l’hémostase à la fois par constriction vasculaire, par rétraction des tissus, et par action directe sur le sang, c’est-à-dire la coagulation. L’antipyrine a une

action antiseptique sur le sang et les tissus, elle favorise la cicatrisation.

Les propriétés hémostatiques de l’antipyrine, que j’ai signalées le premier, ont été constatées dans plusieurs travaux publiés en France et à l’étranger.

122. Nitrite de sodium, nitrite damyle. — Étude spectroscopique de l’action du nitri te de sodium sur le sang. — Déductions physiologiques, toxicologiques et thérapeutiques. (Société de biologie, 22 décembre 1883.)

L’action du nitrite de sodium sur le sang caractérisée par la transformation de 1 oxyhémoglobine en méthémoglobine, celle-ci chez l’animal vivant se produit progressivement, il y a en même temps élimination et reconstitution des globules. Les diverses phases de ces phénomènes ont été présentées sous forme de courbes. L’action du nitrite de sodium sur le sang commence immédiatement après l’injection dans la cavité péritonéale chez le cobaye; elle peut alors être complète en une minute; elle est plus lente dans les injections sous-cutanées, et plus encore par l’ingestion stomacale; dans tous les cas l'apparition de la

bande caractéristique de la méthémoglobine une fois produite se continue pendant un.

Dans la cyanose par exalgine, il y a diminution de la quantité d’oxyhémoglobine sans production de méthémoglobine.

124. Conicine. — Son action sur les capillaires, étudiée avec le micro¬

scope. — Expériences insérées dans la thèse de Casaubon, De la Conicine. (Étude de physiologie expérimentale.) (Paris, 1868.)

La conicine détermine l’arrêt de toute circulation dans la membrane natatoire de la grenouille, et sur le mésentère de la salamandre.

125. Traitement du choléra par les injections veineuses. ( Gazelle hebdo¬

madaire, 1867, p. 659, 737, 790.)

Ces recherches analytiques et critiques ont été faites dans le but de réunir les documents nécessaires pour apprécier la valeur de ce mode de traitement. J’ai pu pratiquer dans le service de M. Hérard ii l’hôpital de Lariboisière 9 injections intraveineuses de sérum artificiel chez des cholériques moribonds, qui ont produit une amélioration passagère.

126. Stéatose du foie et des reins dans l’intoxication arsenicale. Recher¬

ches histologiques et expérimentales insérées dans la thèse de Lolliot. (Étudephysiologique de l’arsenic, Paris, 1868.)

127. Stéatose du foie et des reins dans l’intoxication par le sublimé.

(Comptes rendus de la Société anatomique, 3 et 10 juillet 1868.) (Examen histologique et étude critique.)

128. Du prétendu antagonisme de la nicotine et de la strychnine. En

collaboration avec le D' Meuriot. (Note insérée in Étude sur la nicotine par le D r Jullien. Thèse de Paris, 1868.) (Expériences faites dans le laboratoire de M. le professeur Sée.)

L’administration de doses toxiques de strychnine et de nicotine, l’une après l’autre, chez le chien, détermine la mort, et quand la dose du premier poison administré n’est pas

convulsions cloniques dominent par la nicotine, les convulsions toniques par la strychnine, les muqueuses sont colorées en rouge vif et injectées sous l’influence de la nicotine, elles sont cyanosées dans le strychnisme pendant les convulsions.

Page 1