VII. — PATHOLOGIE GÉNÉRALE
159. Carcinome (partie clinique). (Diclimnaire encyclopédique, t. XII, p. 569 à 415, 1871.)
Ce terme désigne toutes les tumeurs qui désorganisent les tissus dans lesquels elles se développent en se substituant à eux, qui s’étendent au voisinage par continuité et par dissémination, qui récidivent après l’ablation, qui ne cèdent k aucun traitement, qui se généralisent ordinairement par des noyaux développés dans divers organes, et dont la marche progressive amène un état cachectique spécial et la mort.
L’article comprend l’étude de Y étiologie, fréquence, distribution géographique, sexe, âge, causes prochaines prédisposantes et déterminantes, l’hérédité, l’irritation locale, et
La marche : accroissement par multiplication et envahissement; la propagation aux ganglions, aux artères et aux veines, aux tissus et organes voisins, la transmission par inoculation, par greffe, enfin la généralisation, l’infection, la cachexie. Durée, terminaison,
J’y étudie la généralisation aiguë du cancer, la carcinose miliaire aiguë, la diathèse
caractères cliniques particuliers aux diverses espèces de carcinome : les squirrhes (globuleux, lardacé ou hypertrophique atrophique). L’encéphaloïde ou carcinome médullaire,
160. Le cancer considéré comme souche tuberculeuse. (Gazette hebdomadaire , 1872, p. 465.)
Article de critique à propos des observations du D r Burdel présentées k l’Académie de
Avant d’admettre la transformation des diathèses par hérédité, il faudrait mieux connaître les conditions de l’hérédité pure et simple des diathèses. La théorie de la transformation des produits diathésiques les uns dans les autres est contraire aux notions actuelles de l’anatomie pathologique; le cancer peut prédisposer k la tuberculose, mais il n’y a pas pour cela transformation diathésique, il y a superposition ou coïncidence. Pour l’hérédité
pas (4872). — Ces conclusions sont tuberculose.
161. Tumeurs épithéliales, épithélioma, cancer épithélial. (Dictionnaire encyclopédique, t. XXXY, p. 349 à 364, 1882.)
Étude générale des épithéliomes. Us sont divisés en pavimenteux et cylindriques. Les subdivisions se rapportent à des dispositions spéciales du tissu épithélial de néoformation, d’où la distinction de l'épithéliome pavimenteux en lobulé, tabulé et perlé. Le mode de propagation est étudié dans les divers tissus, dans le tissu cartilagineux.
162. Enchondrome, chondrome (pathologie). (Dictionnaire encyclopédique, t. XXXIV, p. 401 à 409.)
Les enebondromes vrais formés par du tissu cartilagineux sont divisés en deux classes.
1° Les chondromes des os ou ostéochondromes, comprenant les enchondromes à l’intérieur des os et les périchondromes.
2° Les enchondromes des parties molles, avec des variétés nombreuses.
Les chondromes mixtes sont des tumeurs dans lesquelles le tissu cartilagineux ne constitue pas la partie essentielle du néoplasme.
Les chondromes ostéoïdes ou ecchondroses sont des productions hypertrophiques qui doivent être distinguées des chondromes.
L’anatomie pathologique, les altérations et transformations, le diagnostic, les symptômes sont étudiés au point de vue général.
163. Hémoglobinurie paroxystique ou a frigore. (Dictionnaire encyclopé¬
dique, t. XIH, 4“ série, p. 277 à 291, 1888.)
Cette étude est basée sur l'analyse de 67 cas d'hémoglobinurie paroxystique et sur des recherches personnelles.
164. Liomyome (hystérùme). ( Dictionnaire encyclopédique, t. II, 2' série
Les liomyomes sont des tumeurs constituées par des fibres musculaires lisses comme élément fondamental. C’est ù elles que se rapportent la plupart des corps fibreux, des hystéromes, des myomes fibreux. L’étude en est faite au point de vue de l’anatomie générale.
165. Ostéomalacie. (Dictionnaire encyclopédique, 2* série t. XVII, p. 510 à 540, 1882.)
persistance de la diminution de l’activité chez Mme G..., dont l'anémie a disparu, au moins temporairement, sous l’influence de la médication. Au contraire, chez Mlle 0..., âgée de seize ans, ayant les symptômes les plus caractéristiques de la chlorose, mais sans anémie prononcée (actuellement du moins), le pouls est lent, la température des mains toujours abaissée* ne dépassant pas 33 degrés, et l'activité est moitié de la normale.
On peut rapprocher de ce fait celui de Mme C..., âgée de soixante-dix ans (obs. 38) et atteinte d’asphyxie locale des extrémités.
Enfin, M, P. I. (obs. 40), traité par plusieurs médecins comme névrosthénique et chez lequel j'ai constaté la spermatorrhée, devrait prendre place parmi les chlorotiques si
la quantité de l’oxyhémoglohine chez les diabétiques gras et arthritiques. Lorsqu'il y a des troubles nerveux, et des complications digestives ou autres, la diminution d'oxyhémoglobine n'est pas nécessairement en rapport avec le degré de glycosurie, elle répond plutôt à l'état général des diverses fonctions.
L'augmentation de l'activité des échanges entre le sang et les tissus a semblé dominer
l’ordre de celles qui, d’une manière générale, modifient l’action des échanges.
56 bis. Des variations de la quantité d’oxyhémoglobine et de Vactivité de la réduction de cette substance dans la fièvre typhoïde, par MM. A. Hénocque et G. Baudouin. (Extrait des comptes rendus de rAcadémie des sciences , 23 avril 1888.)
« Ces recherches, qui comportent un ensemble de près de trois cents analyses hématoscopiques (oxyhémoglobine, activité de la réduction), avec notations du pouls, de la respiration, de la température, ont été faites chez onze malades, dont quatre observés par le D r Hénocque, et sept dans le service de M. le professeur Sée k l’Hôtel-Ifieu, par M. Baudouin, son interne.
« I. En général, dans la fièvre typhoïde, la quantité d'oxyhémoglobine diminue dès le huitième jour, et quelquefois dès le quatrième, tombe à 9, 8, 7 pour 100, s’y maintient pendant les périodes de début et d’état, puis remonte à 8, 9, Il et 12 pour 100 dans la convalescence. Les différences d’un jour k l’autre sont de ^ à 1 pour 100, exceptionnellement de 2 pour 100.
« II. La durée de la réduction modifiée simultanément , mais en sens inverse, est d'autant plus longue qu'il y a moins d’oxyhémoglobine : ses variations sont même plus
qu’à la convalescence.
« En général, la convalescence est annoncée par l’augmentation de la quantité d’oxyhémoglobine qui atteint 9 ou 10 pour 100, et de l’activité de réduction qui dépasse 0,50.
« IV. La fièvre typhoïde, au point de vue hématoscopique, est donc caractérisée : 1° par une anémie prononcée et persistante; 2° par une diminution dans l’activité des échanges ; mais cette activité s’améliore avant la disparition de l’anémie. Les phénomènes hématoscopiques sont influencés par les diverses manifestations organiques de la maladie; la diarrhée s’accompagne d'une diminution de la quantité d’oxyhémoglobine, mais bien
durée plus longue des échanges entre le sang et les tissus.
« Si l’on étudie comparativement les courbes qui représentent, d’une part la marche de la température, d’autre part les variations de la durée de la réduction mesurée au pouce, aussi bien que les notations de l’activité de la réduction déduite du rapport entre la quantité d’oxyhémoglobine et la durée de la réduction, on constate nettement ce fait général dans la fièvre typhoïde, qu’aux maxima de température correspondent les maxima de la durée de la réduction de l’oxyhémoglobine. Il y a donc un rapport constant et direct entre l’élévation de la température et la lenteur de la réduction. Par suite, l’activité de réduction ou énergie de consommation de l’oxygène du sang par les tissus est en proportion inverse de l’élévation de la température. L'intensité de la fièvre amène donc une diminution simultanée de l'activité des oxydations. Ces faits concordent avec les résultats obtenus par des méthodes toutes différentes, telles que l’appréciation de la quantité d’acide carbonique produit dans la fièvre typhoïde ou l’analyse comparative des déchets de la désintégration organique, étudiés dans les urines (Wertheim, Regnard, Albert Robin).
« V. En résumé , aux périodes des températures élevées correspondent les périodes de diminution de l’activité de réduction, ce qui s’observe principalement dans les premiers septénaires. A la défervescence de la température correspond une augmentation progressive
l’activité de la réduction 1 . »
Ja température, la quantité d’oxyhémoglobine, la durée de la réduction, l’activité de la réduction. La planche ci-jointe est un spécimen de ces notations graphiques. (Voy. p. 53.)