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L’HÉMATOSCOPIE, MÉTHODE NOUVELLE D’ANALYSE DU SANG

Cette méthode comprend deux modes d’observation : 1° la détermination de la quantité d’oxyhémoglobine ou matière colorante active du sang au moyen d’instruments appelés hématoscopes et hémalospectroscopes; 2° l’évaluation de la durée de* la réduction de l’oxyhémoglobine par l’examen spectroscopique à travers l’ongle du pouce. Le rapport entre ces deux données sert de mesure h l’activité de la réduction de l’oxyhémoglobine, c’est-à-dire à l’énergie de la consommation de l’oxygène du sang par les tissus.

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1. Dosage de la quantité d'oxyhémoglobine. — Il s’opère au moyen de l’hématoscope (voir fig. 6). Cet appareil est composé de deux lames de verre superposées, de façon que,

d’une distance de 300 millièmes de millimètre, limitant ainsi un espace prismatique presque capillaire. Quelques gouttes de sang non dilué, tel qu’on l’extrait d’une piqûre, déposées entre les deux lames, y forment une couche d’une épaisseur et d’une coloration graduellement progressives du sommet à la base. Une échelle millimétrique, gravée sur le verre.

permet de mesurer l’épaisseur de la couche observée. Pour doser l’oxyhémoglobine, on examine, au moyen du spectroscope à vision directe, l’hématoscope chargé de sang, et l’on note le degré de l’échelle qui permet de voir, également obscures, les deux bandes caractéristiques de l’oxyhémoglobine. Par exemple, du sang contenant 14 pour 100 d’oxyhémoglobine examiné sous une épaisseur de 70 millièmes de millimètre, présentera

570 à 590 millionimètres ou X. Un tableau de concordance indique la quantité pour 100 d’oxyhémoglobine, suivant le degré de l’échelle auquel on perçoit ce phénomène.

II. Durée de la réduction de l'ovyhémoglobine. — On la détermine par l’examen spectroscopique du sang à travers l’ongle du pouce. En effet, avec le spectroscope à vision directe, on voit à travers cet ongle la première bande caractéristique de l’oxyhémoglobine et quelquefois la seconde. Si l’on fait une ligature autour de la phalange, les bandes disparaissent; peu à peu on voit d’abord réapparaître le jaune au niveau de la raie D qui était cachée (ce que j’appelle moment du virage) ; puis les bandes disparaissent complètement. J’appelle durée de la réduction le temps qui s’écoule à partir de l’application de la ligature jusqu’à la disparition complète des bandes caractéristiques de l’oxyhémoglobine.

La ligature isole dans le pouce une certaine quantité de sang oxygéné qui, pendant quelque temps, montre les bandes de l’oxyhémoglobine ; celle-ci abandonne son oxygène

La durée de la réduction varie entre vingt-cinq et quatre-vingt-dix secondes, la moyenne

tité d’oxyhémoglobine et avec la rapidité des échanges entre le sang et les tissus.

III. Mesure de l'activité de la réduction. — J’ai déterminé l’unité d’activité de la

L'activité de i

uivante. L’expérience m’ayant montré que, chez l’homme vigoucontient 14 pour 100 d’oxyhémoglobine, la durée de réduction dix secondes, j’en ai déduit que la quantité d’oxyhémoglobine de 0,20 pour 100. Cette quantité est prise pour unité d’activité

des quantités d’oxyhémoglobine déterminées par mes procédés. : ^“.Irée de Réduction 3 ‘

recherches sur l’influence des efforts dus à l’ascension et h la descente par rapport au pouls et à la réduction de l'oxyhémoglobine.

g 1. — Comme premier résultat dans les trente cas observés, j’ai constaté que l’ascension par les escaliers jusqu’à la deuxième plate-forme (170 mètres), et plus encore à la troisième plate-forme (285 mètres), et enfin au sommet (300 mètres), c'est-à-dire 1792 marches, produit une augmentation de fréquence du pouls qui peut battre 120 à

L’activité de la réduction de l'oxyhémoglobine est augmentée dans la grande majorité des cas, neuf fois sur douze; mais, dans les trois cas oh elle a diminué à la suite de l’ascension, il y avait de l’essoufflement chez le sujet exploré. On peut, par conséquent, considérer l'augmentation de l’activité comme la conséquence du travail musculaire accompli,

Le travail produit par l’ascension varie avec le poids de l’individu et la durée du trajet. Dans ces expériences, le travail dû à l'ascension a été de 20 400 kilogrammes à 24 000,

ce chiffre est bien trop faible si l’on tient compte du travail dù à la progression dans le sens horizontal résultant de la forme spirale des escaliers, et qui représente 577 mètres, et aussi du travail cardiaque et respiratoire.

la tour, soit à 285 mètres, on subit une différence d’altitude notable. La température, de neuf heures à onze heures du matin, est de 1 à 2 degrés plus basse qu’au pied de la tour ; les différences sont quelquefois plus accentuées lorsqu'il y a du vent, et, d'autre part, surtout dans la soirée ou la nuit, il peut y avoir des différences en sens inverse, la température du sommet dépassant de plusieurs degrés celle de la base. Néanmoins, quelles que soient les conditions de la température, les ingénieurs, les employés qui se transportent en ascenseur au-dessus de la troisième plate-forme (là où sont situés les laboratoires), aussi

générale que la respiration est plus ample, plus facile; le pouls, ou bien plus raphteou bien plus régulier, et il se produit, au bout de quelques minutes, une sensation d'appétit remarquable.

Ces effets, dus à un transport rapide dans une couche atmosphérique éloignée de 500 mètres du sol, méritent d'être étudiés avec soin, et je crois devoir publier dès maintenant les observations que j’ai recueillies et que je compte bien multiplier et compléter.

Dans le tableau ci-après sont résumées les conclusions de ces recherches. Au premier coup d'œil on voit que l’augmentation est constante, sauf dans un cas (obs. IX), où il y a eu une faible diminution, peut-être en rapport avec un certain degré de vertige.

Le nombre des pulsations est plus souvent augmenté que diminué; il peut rester stationnaire, et il n'y a pas de concordance entre l'augmentation de l’activité de la réduction

HÉMATOLOGIE

64. Sur les défoimations (les globules rouges du sang. ( Gazette hebdoma¬

daire, 1873, p. 793.)

65. Rôle des globules blancs dans l’inflammation. ( Gazette hebdomadaire,

67. De la déformation des globules rouges du sang. ( Gazette hebdoma¬

daire de méd. et de chir., n" 50, 12 décembre 1873, p. 793.)

Les déformations des globules rouge? du sang observées dans diverses maladies et dans certaines intoxications, ne doivent pas être considérées comme des « mouvements amiboïdes » tels qu’on les observe dans les globules blancs.

68. La formule de l’oxyhémoglobine. Le fer et le soufre dans le sang.

(i Gazette hebdomadaire de méd. et de chir., n“ 2, 10 janvier 1886,

Dans cet exposé critique du travail de Zinoffsky démontrant que l'oxyhémoglobine est composée d’un atome de fer et deux de soufre en combinaison fixe, j'ai montré les conséquences de cette nouvelle donnée par rapport aux résultats des procédés d’analyse du sang qui reposent sur l’appréciation habituelle de la quantité de fer contenue dans le sang.

69. Hémoglobine. ( Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales ,

4* série, t. XIII, p. 248 à 273.)

Cet article comprend l’étude 1° de l'oxyhémoglobine , préparation, propriétés physiques, propriétés optiques, réactions spectroscopiques, propriétés chimiques; 2° de l’hémoglobine réduite, de l’hémoglobine oxycarbonée, de la méthémoglobine, de l’hématine ou oxyhématine, de l’hémochromogène ou hématine réduite. — Le dosage de l’hémoglobine par le fer, par la quantité d’hématine formée par l’oxygène absorbé, par le chlore, l’hyposulfite de soude, les méthodes colorimétriques ou chromométriques. Les méthodes spectroscopiques

70. Théorie de la formation du pus. (Gazette hebdomadaire de médecine

et de chirurgie, n* 34, 22 septembre 1871, p. 542.)

Critique des expériences de M. Feltz et des observations de M. Picot b propos du travail n° 65. J’affirme la facilité de la coloration des globules blancs par le cinabre et l'utilité de ce moyen de démonstration de la migration des leucocytes et je rappelle des démonstrations faites par moi dans le service deM. Demarquay à la maison municipale de santé.

71. Rôle des globules blancs dans l’inflammation suppurative. ( Gazette

hebdomadaire , 4 février 1870, n° 5, p. 65 à 71.)

Dans cet exposé historique et critique des recherches de Waller, de Cohnheim, Kremiansky, Hayem, Feltz, je me suis basé sur des observations personnelles faites sur le mésentère et la langue de la grenouille, irrités par l’application de quelques cristaux de cantharidine, pour conclure très nettement que la migration des globules blancs à travers les parois vasculaires est démontrée.

« Dans l’inflammation suppurative du tissu lamineux l’acte de la suppuration est un phénomène essentiellement vasculaire, les leucocytes traversent les parois des vaisseaux et sont les éléments dits corpuscules du pus. Les éléments embryoplastiques ou les corpuscules mobiles du tissu conjonctif n’ont qu’un rôle tout à fait accessoire. Quant aux corpuscules fixes, aux fibres lamineuses, leur rôle est nul, il n’y a d’altérations notables que

72. Contractions spontanées des muscles lisses des poumons après la

mort. (Société de biologie, 20 décembre 1879, et Gazette hebdomadaire, n° 52, p. 821-831, 1879.)

Il s’agit d’un phénomène analogue à celui des contractions péristaltiques spontanées, observées dans les viscères renfermant des fibres lisses, après la mort. Jusqu’à ce travail on n’avait pas signalé ni décrit ces contractions dans les muscles lisses du parenchyme pulmonaire. Ces contractions sont faciles à reconnaître sur le poumon d’un mammifère

l’organe correspondant à un état d’expansion vésiculaire qui varie d’une façon plus ou moins apparente, mais qui, sur les bords et vers les sommets, peut être exagéré au point de produire un emphysème cadavérique. Ces phénomènes se produisent normalement à un

on est obligé d’en tenir compte pour insuffler les poumons ; le boucher ne manquera jamais de « bouffer » le poumon encore chaud, parce que si l’insufflation est pratiquée quelques minutes après l’enlèvement du poumon elle se fait irrégulièrement, cet organe étant contracté à différents degrés dans ses diverses parties.

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