RECHERCHES SUR LA TOXICITÉ DE VAIR EXPIRÉ
N* 69. 69. — Note au sujet de la toxicité des produits de condensation pnlmo-
76. — Recherches sur la toxicité de l’air expiré. (Ibid., 28 janvier 1888, p.9i.
Nû 70, U n’est pas douteux que le poumon ne soit la voie d’élimination normale pour la plupart des substances gazeuses ou volatiles, accidentellement introduites dans le sang. La question est do savoir si, à côté de ces produits accidentels il y en a de constants, s’il y a des composés formés normalement dans l’organisme qui sortiraient normalement aussi par le poumon, de telle sorte que leur excrétion serait une fonction permanente de la glande pulmonaire, comme l’excrétion d’urée est une fonction permanente de la glande rénale. Le second point est de savoir si cette substance volatile ou gazeuse normalement excrétée est toxique, et en supposant cela, si celle substance excrétée normalement et toxique, que le poumon d’un animal rejette, est susceptible d’étre absorbée par un poumon identique b celui qui la rejette.
Voilà les trois questions auxquelles on s’engage à répondre par l’aflirmative lorsqu’on se déclare partisan de la doctrine de la toxicité de l’air expiré.
Dans d’anciennes recherches (que j’avais signalées à Brown-Sequard et d’Arsonval aussitôt qu’ils firent connaitre leure premiers résultats), je n’avais pas constaté que l’air qui sort des poumons d’un animal fût capable de nuire à un autre. Ce sont ees expérienees que j’ai reprises. Je les ai exécutées avec mon préparateur, M. Loyc, de deux manières différentes ;
!• En faisant respirer directement à un animal (chien) l’air qui sort des poumons d'un autre animal. Les deux chiens sont couplés de manière que, grâce à la disposition de muselières à soupapes Denayrouse, l’un d’eux respire dans le poumon de l’autre. Après six heures de cette conjugaison, nous n’observâmes aucun symptôme d’intoxication.