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I. - MÉDECllVE VÉTÉRINAIRE ET MÉDECINE COMPARÉE

1. Exomphale che% une mule. — Cautérisation avec l’aeiâe azotique. — Guérison.

{Recueil de médecine vétérinaire, 3* série, t. VI, 1849, p. 20.)

2. Nouvelle observation de guérison d'eaomphale par la cautérisation azotique. -

Précautions à prendre dans l’application de ce procédé de traitement. (Lettre au Rédacteur en chef du Rec. de méd. vét., 3* série, t. VI, 1849, p. 835.)

3. Du traitement des exomphales par la cautérmtion azotique. — Observation nou¬

velle de guérison par ce procédé. {Rec. de méd. vét., 3" série, t. VII, 1850,

L’exomphale. chez les animaux, est une affection assez difficilement curable et sujette h récidive, à cause de la station quadrupède et de la presque impossibilité de l’application des bandages contentifs. On n’employait pour son traitement que des procédés ayant pour eifel de procurer la chute du sac herniaire au moyen d’une compression énergique et permanente appliquée sur sa base, lorsque M. Dayot, vétérinsdre à Paimpol, proposa la simple cautérisation de sa surface extérieure par l’acide azotique, laquelle entraîne la mortification de la peau et l’occlusion de l’ouverture ombilicale par une cicatrice solide. Les observations ci-dessus témoignent de l’efficacité de ce procédé nouveau, et les remarques dont elles sont accompagnées mettent en lumière les conditions pratiques les meilleures pour arriver au succès. Il y est démontré que les accidents

constatés par quelques observateurs dépendent, non ] mais d’une vicieuse manière de l’appliquer. Depuis I duit de contestation à cet égard.

4. Cancer mélanique du pylore, chez le cheval. —Autopsie. —Considérations sur le mécanisme du vomissement chez les solipèdes. (Bec. de méd. vét. 3» série, t. IX, 1852, p. 161.)

Cette observation, recueillie avec tous ses détails symptomatologiques et anatomiques, a fourni la preuve irréfutable que la production du vomissement, chez les animaux solipèdes, n’est rendue possible qu’à la suite d’une paralysie de la tunique charnue de l’estomac, laquelle seule permet le relâchement du cardia, d’autant plus hermétiquement fermé, chez ces animaux, que les contractions des cravates œsophagiennes sont plus énergiques. Elle a éclairé la théorie du vomissement, en général, indépendamment de sa valeur propre au point de vue de l’anatomie pathologique.

6. Note sur la nature et le traitement des tumeurs qui se développent à la région maxillaire du hceuf. (Journal des vétérinaires du Midi, 2' série, 1852, t. V, p. 153.)

Ces tumeurs, observées seulement dans les régions de la France où les animaux de l’espèce bovine sont employés comme moteurs pour le travail, avaient été décrites par quelques vétérinaires de ces régions comme étant de nature squirrheuse. Cette note, basée sur un examen anatomique et sur les caractères cliniques des tumeurs dont il s’agit, a pour objet d’établir qu’elles n’appartiennent nullement à la classe des cancers. L’existence constante d’un

[Journal it Ce mémoire a

anatomiques avec lesquels le tissu propre du cœur s’est présenté à l’autopsie y sont surtout décrits avec soin et ne peuvent laisser de doute sur la nature de l’affection aiguë à laquelle l’animal a succombé. Les symptômes pathognoi moniques sont mis en relief pour déterminer les éléments du diagnostic.

Les lésions constatées sont comparées avec celles assignées par M, Bouillaud à la cardite de l’homme, et il résulte de la comparaison une identité parfaite.

Les affections du cœur, chez les animaux, ont été peu étudiées, et on le comprend facilement. En tout cas, il n’existe nulle part, dans les annales de la médecine vétérinaire, d’observation de cardite recueillie avec autant de détails, quant aux symptômes et aux lésions.

7. D’un phlegmon particulier considéré comme mode de manifestation de la dia¬

thèse gourmeuse du cheval. Mémoire présenté à la Société impériale et centrale de médecine vétérinaire, et ayant fait l’objet d’un rapport de M. H. Bouley. {BuUetin de la Société, année 1853, t. VIII, p. 26.)

On avait considéré longtemps, sous l’influence de la doctrine physiologique et d’un organicisme exagéré, que la gourme du cheval était une affection purement locale, une simple rhinite ou une angine. Ce mémoire a eu pour but de contribuer à la démonstration d’une opinion déjà formulée et appuyée par MM. H. Bouley, Reynal et quelques autres, qui consiste à considérer la gourme comme une maladie générale caractérisée par une tendance à la suppuration. Son nom indique d’ailleurs que les anciens étaient de cet avis. Le mémoire dont il s’agit appuie sur des preuves saisissantes la vérité de cette thèse.

8. Du traitement du tétanos par la méthode anesthésigue. (Journal des vétérinaires

du Midi, 2* série, 1853, t. VI, p. 206.)

Ce travail, principalement basé sur une observation de tétanos traumatique consécutif à l’opération de l’exomphale, pratiquée par un empirique sur une jeune mule, au moyen de la ligature du sac herniaire, a pour objet de faire ressortir les conditions dans lesquelles le traitement anesthésique, appliqué au tétanos, peut offrir des chances de succès. Subsidiairement, il contient des

remarques relatives à la supériorité de la cautérisation azotique dans le traitement de l’exomphale sur les divers procédés d’ablation du sac, au point de vue des chances de production du tétanos, très-redoutables surtout chez les mulets.

9. Remarques sur la nature des chevaux achetés dans l'Ouest par les dépôts de

Considérations hygiéniques sur le tempérament, ou ce que l’on a appelé l’idiosyncrasie, de ces chevaux, tirées de l’étude du milieu dans lequel ils sont produits, et appuyées sur leur observation clinique, au point de vue de la forme que ces conditions impriment aux maladies dont ils sont atteints. Ce travail, publié au moment où des achats nombreux de chevaux s’opéraient en vue de la guerre de Crimée, a eu pour but, et aussi pour résultat, d’appeler l’attention des vétérinaires de l’armée d’une manière toute particulière sur ces chevaux de l’Ouest qui, dans les statistiques de mortalité pour cause d’alfection typhoïde, ont occupé le premier rang. L’auteur insistait sur la nécessité de s’abstenir de la saignée dans le traitement de cette affection, pour ce qui concerne les jeunes chevaux élevés dans le centre de l'Ouest.

10. Observations sur l’état physiologique des vaches immédiatement après le part,

11. L'action eslimatoire ou quanti «mm peut-elle, depuis la promulgatm de la

loi du SO mai 48S8, être exercée dam les ventes et échanges d'animaux énoncés dam l'art, é" de cette loif non. (Bec. de méd. vét., i’ série, 1.1", 1854, p. 24.)

Dissertation de droit commercial ayant eu pour but et pour effet de réfuter une erreur produite dans un cas particulier soumis à l’arbitrage d’un vétérinaire de Paris, commis à l’effet de décider dans un litige relatif à cette question, ainsi que c’est l’usage des tribunaux dans les affaires concernant le commerce des animaux. Le droit étant formel, l’adversaire a passé condamnation.

12. Sur la fluxion périodique des yeux comidérée comme vice rédhibitoire. [Bulle¬

tin de la Société impériale et centrale de médecine vétérinaire, et Bec., 4‘série, t. V, 1868, p. 953.)

Démonstration des avantages pratiques qu’il y aurait à rayer cette maladie de la liste des vices rédhibitoires reconnus par la loi.

13. Sur le caractère rédhibitoire des vices constatés après l'expiration du délai

de la garantie et 'a la suite d'une maladie aiguë [Journal des vétérinaires du Midi; 2' série, 1853, t. VI, p. 178.)

14. Sur le râle de l’expert en matière de vices rédhiHtoires. [Ibid., p. 326. 1854,

t. VII, p. 475. 1855, t. Vllf, p. 268-419.

A propos de faits judiciaires particuliers, des discussions se sont élevées, dans les journaux vétérinaires, sur le sujet dont il s’agit ici. Une tendance à outrepasser les limites du rôle légal de l'expert, en matière de vices rédhibitoires, s’est produite de la part d’hommes autorisés. C’est pour combattre cette tendance, qui transforme l’expert en juge et déplace ainsi les principes du droit, que l’auteur a pris part à la discussion, en établissant que, d’après ces principes, l’expert doit toujours s’en tenir strictement k la constatation du fait sur l’existence ou la non-existence duquel le tribunal a besoin d’être éclairé, sans se préoccuper autrement des conséquences que son expertise peut avoir quant au résultat du procès.

15. La diathèse typhoïde du cheval et ses manifestations ordinaires dans l’armée.

[Bec.deméd.véU, 4* série, t. III, 1856, p. 241-481-574-641 ; et tirage à part, brochure in-8“ de 80 pages.)

Les vétérinaires ont décrit sous des noms divers, tirés le plus souvent de

l'organe présentant les lésions les pluÿ saillantes, tels que ceux de gastroentérite épinootigw, pkuro-pnmmonie mec altération du sang, gastro-pneumentéro-hipatite pneumonie bilieuse, fièvre muqueuse, fièvre typhoïde, vertige avec altération du sang, etc., etc., des formes pathologiques considérées comme autant d’affections distinctes. Ces affections sévissent ordinairement avec te caractère épidémique dans les écuries des grandes administrations, et particulièrement dans la cavalerie de l’armée, sur les jeunes chevaux nouvellement incorporés. On les observe aussi à l’état endémique dans certaines localités.

Le mémoire publié sous le titre ci-dessus cité a pour objet de prouver, en se basant sur une description exacte et complète de la symptomatologie et de l’anatomie pathologique observées par l’auteur en divers lieux sur un grand nombre de sujets, mais particulièrement sur des chevaux de troupe, que toutes les manifestations locales dont il s’agit sont sous la dépendance d’un état pathologique général caractérisé, comme symptômes, par une expression de stupeur dans la physionomie, et par l’adynamie ou l’ataxie ; comme lésion, par une altération qualitative du sang. Quel que soit l’appareil d’organes plus particulièrement affecté, intestin, poumon, ou centres cérébraux, certaines lésions caractéristiques existent toujours, par exemple celles du foie.

Cette thèse a reçu dans le mémoire tous les développements qu’elle comporte, et les déductions étiologiques et thérapeutiques qui en résultent y sont appuyées sur des preuves cliniques dont les registres d’infirmerie des corps de troupes auxquels appartenaient les chevaux qui ont fourni les observations rapportées peuvent faire foi.

La conclusion pratique du mémoire est qu’il y a, dans l’affection typho'ide du cheval, deux sortes d’indications à remplir : l» celies fournies par l’état général ; 2° celles posées par les lésions locales : ces dernières n’étant impérieuses qu’autant qu’elles mettent en danger immédiat la vie du malade. Elle pose en principe la contre-indication des émissions sanguines, usitées lorsque les affections dont il s’agit étaient considérées comme de nature hyperémique.

Dans ce mémoire, l’intention de faire de l’étude qu’il contient la base d’une comparaison ultérieure entre l’affection typho'ide du cheval et celle de l’espèce humaine est formellement exprimée. Cette comparaison devait être basée sur la recherche parallèle de l’altération du sang soupçonnée d’après les caractères physiques de ce liquide. L’auteur l’a en effet entreprise bientôt après, au laboratoire de chimie de l’École vétérinaire de Toulouse, et n’a pas cessé depuis de la poursuivre, à travers bien des difficultés. 11 espère pouvoir bientôt la conduire h bonne fin et en faire connaître les résultats. Toutefois, des occa-

sions se sont présentées de publier quelques-uns de ces résultats dans les travaux dont les titres vont suivre.

Le Compte-retidu des travaux de VÉcole impériale vétérinaire de Toulouse, pendant l’année scolaire 1856-57, contient au chapitre consacré h la chaire de physique, chimie et pharmacologie, après l’exposé sommaire des expériences de M. Sanson sur la glycogéniè, le passage suivant ;

« Le même chef de service a poursuivi, durant cette année, des recherches sur l’analyse qualitative du sang du cheval, dans un ordre de maladies trèsgraves, et dont les résultats ne sont pas encore assez avancés pour être livrés à la publicité. Il se propose de les continuer, toutes les fois que la clinique de l’École lui eu fournira l’occasion, et les éléments obtenus déjà lui font espérer qu’il lui sera possible de conduire ce travail à bonne fin. »

16. Article bain du nouv au Dictionnaire pratique de médecine, de chirurgie et

d’hygiène vétérinaires, de MM. H. Bouley etReynal, t. Il, publié en septembre 1856.

Exposé de l’état de la science sur le sujet, appuyé dans plusieurs points sur des observations personnelles à l’auteur, notamment pour ce qui concerne les pédiluves froids continus, après les opérations pratiquées sur les tissus sousongulés du cheval, et les bains hygiéniques d’eau courante appliqués aux chevaux de troupe.

17. .drtidc CELLULAIRE (tissu) du même Dictiunnaîre, t. III, publié en septembre

Exposé des notions d’anatomie générale les plus récentes sur la constitution de ce tissu.

18. Article dents du même Dictionnaire, t. IV, publié en septembre 1868. Résumé des connaissances histologiques sur ce sujet.

19. Article diathèse du même Dictionnaire, t. V, publié en octobre 1859.

Cet article est uniquement consacré à la définition du mot et à l’exposition des significations diverses qu’il a reçues suivant les doctrines régnantes.

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