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ANALYSE DES TRAVAUX

Des greffes dermo-i ÉPIDERMIQUES ET EN PARTICULIER DES LARDES LAMBEAUX DERMO-ÉPiDERMiQUES. (Lyon médical, 1871, t. VIII, p. 494, 564.)

Témoin des recherches de M. Ollier, dont nous étions alors l’interne, nous insistons sur l’utilité des greffes dermo-épidermiques comparées aux greffes épidermiques. Nous passons en revue leurs avantages, qu’il s’agisse d’accéléler la cicatrisation d’une plaie ou que l'on veuille lntter contre la rétractilité du tissu cicatriciel. Considérant la physiologie de la greffe cutanée, nous étudions les transformations qu’elle subit; lors de la soudure aux bourgeons charnus du lambeau transplanté, on observe les mêmes phénomènes que dans la réunion des bords d’une plaie par première intention.

L’extension de la greffe n’est pas due à, une prolifération du corps muqueux. Elle agit par sa présence sur les éléments embryonnaires, directement en rapport avec les bords, et détermine ainsi leur transformation épidermique.

Note sur le siège précis des ruptures de l’urèthre et sur leur MÉCANISME. (Lyon médical, 1871, t. VIII, p. 709.)

Nous avons établi expérimentalement qu’à coté des ruptures traumatiques de l’urèthre produites contre le pubis ou les branches ischio-pubiennes, il exis-

Dans ce mémoire, utilisant les recherches expérimentales de M. Ollier, et interprétant les faits cliniques que nous avions observés dans son service,

1° L’ostéite agit différemment sur l’accroissement de l’os, suivant le siège

2° L’ostéite de la portion moyenne de la diaphyse, survenue pendant la période de croissance, amène un allongement de l’os.

3® L’arrêt de développement s’observe dans le cas d’ostéite juxta-épiphysaire, lorsque l’inflammation siège tout à fait sur la limite du cartilage de conjugaison et atteint ce cartilage.

4° Les inflammations diaphysaires, surtout lorsqu’elles sont lentes et chroniques, peuvent amener, pour le fémur et le tibia, des allongements de 7 à 8 cent. ; plus communément cependant, la différence n’est que de 1 à 2 cent. Nous avons noté des raccourcissements aussi considérables dans les cas où l’inflammation avait envahi et détruit les cartilages de conjugaison. Les inflammations totales de la diaphyse, lorsqu’elles sont suivies de supuràtion sur les limites des deux cartillages dia-épiphysaires, amènent l’arrêt d'accrois-

5° L’expérimentation permet de se rendre compte de ces effets différents de l’inflammation selon son siège, elle montre que les irritations, les traumatismes qui portent sur la diaphyse, entraînent un allongement, tandis que les mêmes causes produisent un arrêt de développement, lorsque, agissant direc-

son évolution ou le détruire.

6° Les hypertrophies en longueur appréciables à la vue ne s’observent que chez les jeunes sujets pendant la période de croissance du squelette; une fois la soudure des épiphyses effectuée, elles sont rares, ou du moins difficiles à

qu’après la soudure des épiphyses, un léger allongement de l’os enflammé peut être l’effet d’un accroissement interstitiel.

L’accroissement interstitiel des os est possible dans quelques cas ; nous citons à l’appui une observation que nous avions recueillie à l’Antiquaille, dans le service de M. le professeur Gailleton.

Femme de 41 ans, atteinte depuis deux ans d’une ostéo-arthrite syphilitique.

nplètement dé-

manière de voir, nous rapportons deux exemples de gangrène sèche des doigts. Des expériences instituées chez des lapins, des poulets, ont déterminé des mortifications semblables, lorsque, par une ligature préalable, on s’était opposé à l’absorption rapide de l’acide phénique, qui agit alors comme poison.

De l’occlusion inamovible comme moyen préservatif des complications NOSOCOMIALES : PYOHÉMIE, ÉRYSIPÈLE, POURRITURE d’hOpital. (Lyon médical, 1872, t. X, p. 320, 398.)

Nous étudions dans ce mémoire la marche des plaies pansées avec du coton, et placées dans les meilleures conditions d’immobilisation à l’aide d’un bandage silicaté.

« L’introduction de l’occlusion inamovible dans la pratique hospitalière permet, disons-nous, au chirurgien, de faire des opérations dans des condi-

tions où elles auraient pu être jugées téméraires. Bien faite, elle met, en outre, les plaies à l’abri de certaines complications, et rend possibles des suc-

de 26 ans. (Mémoires et comptes-rendus de la. Société des sciences médicales, t. XVI, 1876, p. 108.)

Des localisations cérébrales et des rapports du crâne avec le cerveau, au point de vue des indications du trépan. ( Lyon médical, 1877, t. XXV, p. 512.)

Après avoir analysé l’article de M. Pozziqui avait paru dans les Archives de médecine, nous entrons dans quelques développements sur le meilleur

nous en avons tiré avec le docteur Carrier, pour l'exécution de moulages, qui^ nous ont donné d’excellentes reproductions des couches corticales.

veaux de plâtre en véritables cartes géographiques, faisant ainsi toucher des yeux à première vue les limites des circonvolutions, les scissures principales, > .les nombreux sillons qui séparent les plis cérébraux. Un grand nombre de '

des élèves pour l'étude des circonvolutions cérébrales.

Influence de la castration sur le développement du système osseux. ( Mémoires et comptes-rendus de la Société des scienees médicales, t. XVII, 1877, p. 178.)

lette; c’est ainsi que les fémurs, les tibias, les péronés, les os des iles ont subi un accroissement plus marqué que les autres os.

Tout le squelette du castrat est plus gros; mais, d’après ce que nous avons pu voir par les coupes des différents os, la substance compacte est peu augmentée d’épaisseur, le canal médullaire est agrandi. Les os des lapins châtrés sont plus droits et présentent moins accusées' les inflexions, les courbures normales. Chez les lapins mutilés nous avons noté une élongation du crâne; il semble que la castration entraîne de la dolichocéphalie, s’il est permis de dire, à propos des lapins, dont la tête est naturellement très-allongée, qu’ils sont brachycéphales.

Voulant des termes de comparaison précis qui.fussent dè véritables étalons auxquels on pût se reporter, .nous avons pris des animaux d’une même portée, par conséquent, frères et du même âge, autant que possible du même poids ; les uns ont été châtrés, les autres n’ont subi aucune mutilation. Tous ont été placés absolument dans les mêmes conditions. Ils ont été sacrifiés au bout de

Observation de favus transmis par des souris. ( Mémoires et comptes-rendus de le Société des sciences médicales, t. XVII, 1877, p. 64.)

Nouvel appareil (pelvi-cuvette) pour les lavages des plaies

de la région pelvienne. ( Mémoires et comptes-rendus de la Société

des sciences médicales, t. XVIII, 1878, p. 175.)

Myome utérin du poids de 12 kilog. — Mort de septicémie aigue après UNE SIMPLE exploration. (Gazette médicale de Paris, 1878, p. 130.)

De l’hématocèle péri-utérine. (Thèse présentée et soutenue au concours de l’agrégation, Paris, 1878.)

Dans ce travail, où nous avons réuni quatre-vingt-six observations, la plupart inédites, nous établissons deux variétés d’hématocèle : l’hématocèle intra-péritonéale et extra-péritonéale.

La première variété est de beaucoup, par sa fréquence, la plus importante.

Après avoir indiqué ce qu’il faut cliniquement entendre sous le nom d’hématocèle péri-utérine, nous faisons un historique complet de cette affection, particulièrement connue et étudiée en France depuis 1850.

l’hématocèle : I. Exhalation sanguine aiguë onite hémorrhagique; III. Rupture du plexus u

IV. Reflux du sang de l’utérus dans la trompe et le péritoine ;

iu péritoine; téro-ovarien ; V. Hémorrha¬

gie tubaire ; VI. Hémorrhagie de l’ovaire. — Ponte spontanée. — Grossesse

xtra-utérine.

L’hématocèle péri-utérine n’est, en résumé, qu’une manifestation de lésions diverses de l’appareil génital interne de la femme. Dans une première phase de son développement, elle a une simple valeur symptomatique, elle est comparable à l’hémoptysie, à l’hématémèse, mais bientôt elle constitue une complication qui domine la scène pathologique.

L’utérus, la trompe, le péritoine enflammé (pelvi-péritonite hémorrhagique),

sanguins intra-péritonéaux à un trouble de l’ovulation. L'ovaire aurait dans la pathogénie de l’hématocèle la même-importance que dans la physiologie

Le deuxième chapitre est relatifàl’anatomieetà laphysiologie pathologique; nous y exposons le résultat de nos recherches sur la disposition, la grande laxité du péritoine pelvien, la capaeité.des culs-de-sac péritonéaux, etc., et nous rapportons le résultat de nos expériences faites au Collège de France avec le concours de notre ami François Franck.

Il résulte de ces recherches expérimentales également entreprises pour

sciences médicales , t. XIX, 1879, p. 275.)

Dans une semblable opération, pratiquée sur un sujet lité, on avait à redouter une hémorrhagie foudroyante.

Quelque

nous avons employé avec graves de la jambe, où le çaient de la perforer.

Hernie crurale volumineuse. (Mémoires et comptes-rendus de la Société des sciences médicales, t. XIX, 1879, p. 226.)

La tumeur descendait jusqu’à 5 à 6 centimètres au-dessus du bord supérieur de la rotule droite et n’avait jamais été maintenue par un bandage. La malade n’accusait aucune douleur, aucune colique.

Note sur une déformation du crâne propre aux scieurs de lono; périostose professionnelle DE la paroi granienne. [Mémoires et comptes-rendus de la Société des sciences médicales de Lyon, t. XIX, 1879, p. 243.)

Les scieurs de long soulèvent journellement avec la tête, par le fait de leur profession, des fardeaux d’un grand poids. Aucun ne place de coussinet entre la tête et le fardeau; ni linge, ni coiffure ne séparent la pièce de bois

de l’extrémité inférieure du radius. ( Lyonmédical, 1880, t. XXXIII, p. 497.)

Appareils nouveaux pour les lavages et irrigations desplaies. (Lyon médical, 1880, t. XXXIII, p. 427.)

Ces nouvelles cuvettes, au nombre de six, se moulent exactement sur les régions diverses que l’on veut irriguer.

La pelvi-cuvette surtout rend les plus grands services pour les plaies de la

Ces appareils permettent de faire une antisepsie complète.

L’irrigateur est plus simple que ceux employés jusqu’à cé jour ; il économise des aides. Une seule personne peut aisément, avec cet irrigateur, laver une plaie étendue.

Absence d’accroissement interstitiel du tissu osseux a la

SUITE D’HYPÉROSTOSES CONSÉCUTIVES AUX ULCÈRES REBELLES DE LA jambe. — (Paul Reclus. Des hypérostoses consécutives aux ulcères rebelles de la jambe. — Progrès médical, 1879, p'. 995.)

Recherches expérimentales sur la résorption des épanchements sanguins intra-articulaires. — (Paul Segond. Recherches cliniques et expérimentales sur les épanchements sanguins du genou par entorse. — Progrès médical, 1879, p. 297.)

Chancre induré de la cloison nasale. (Mémoires et comptesrendus de la Société des sciences médicales, t. XX, 1880, p. 281.)

Sur une fracture du crâne par balle de revolver. ( Mémoires et comptes-rendus de la Société des sciences médicales, t. XX, 1880, p. 22.)

La balle a pénétré par le conduit auditif droit ; aucune trace de plaie extérieure, vaste perte de substance de l’hémisphère droit, par éclatement du

Kyste huileux de la région parotidienne. — Kyste branchial

SITÉE PAR DES HÉMORRHAGIES PROFUSES J PANSEMENT ANTISEPTIQ1 RÉUNION COMPLÈTE PAR PREMIÈRE INTENTION, GUÉRISON LE 8" JOI

Le malade est présenté à gette date à la Société des sciences mé feUes. [Lyon médical, 1880, t. XXXIV, p. 554.)

Observations de tumeurs syphilitiques du sterno-mastoidie .gommes, musculaires. — (J. Ballivet. Thèse de Lyon, 1878, p. ! .Quelques considérations sur les tumeurs syphilitiques-.du mut

Emi

Du CANCER PROFOND DE LA VERSE. ÉplTHÉLIOME INTRA-PÉRINÉAL.

(Association française pour l’avancement des sciences. Congrès d’Alger, 1881. — Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, n°18, p. 282.)

Chez deux malades atteints de rétrécissements anciens avec lésions inflammatoires chroniques, nous avons observé une dégénérescence cancroïdale profonde, occupant la région périnéale. — Le point de départ n’en est probablement pas la muqueuse uréthrale, mais les tissus ambiants constamment irrit.'s.par l’urine.

Les signes de cette transformation, lorsquè<p néoplasie est profonde, souscutanée, sont : un écoulement séreux, sanieux, par les trajets fistuleux, une odeur fétide sui generis, odeur épithéliale, l’apparition rapide de ganglions

Fistule vésico-vaginale; emploi pour sutures des crins de Florence ou d’Espagne. (Gazette des Hôpitaux, n” 109, p. 868, 1881.)

Chez trois malades atteintes de fistule' vésico-vaginale, nous avons le

premier employé les fils connus sous le nom de mort-à-pêche, crins de Florence ou d’Espagne. Grâce à leur rigidité, à leur résistance, ils cheminent aisément dans les aiguilles tabulées, et présentent ce grand avantage de ne point tirer sur la cicatrice lors de leur extraction.

Ils ne font point, en effet, hameçon, anse rigide, comme les fils métalliques ; après la section avec des ciseaux, ils se dénouent en quelque sorte d’eux-

Ils sont, de plus, complètement aseptiques et sont mieux tolérés que les fils ' métalliques.

Note sur une nouvelle cause d’hygroma professionnel. — Hygroma prérotulien des cochers de tramways. (Lyon médical, 1881.)

Debout sur la plate-forme de leurs voitures, les cochers sont obligés, pour

serrer les freins, de prendre un point d’appui ; ils pressent alors violemment

et très-souvent contre la toile métallique très-résistante qui donne à la partie

antérieure du tramways l’apparence d’un char antique. Sous l’influence de ces chocs répétés, développement d’hygroma prérotulien qui, en raison de sa marche rapide, et par cela même du peu d’épaisseur de la poche, n’exige qu’une simple incision de la tumeur, avec lavage phéniqué de la cavité et application rigoureuse de la méthode antiseptique.

Rupture traumatique du rein droit. — Mort. (Lyon médical, 1881, p. 566.)

Note sur un point nouveau de la pathogénie des rétrécissements de l’urèthre. (Lyon médical, 1881, p. 569.)

Parmi les porteurs de rétrécissements consécutifs à des uréthrites, nous distinguons deux catégories : ceux qui ont un méat urinaire large ou ordinaire, et ceux qui Ont un méat plus ou moins étroit. Les sujets à méat étroit forment la grande majorité, et ce sont eux qui ont les rétrécissements les plus serrés, tandis que les sujets à méat large n’ont pas de rétrécissements, ou bien sont porteurs de strictions uréthrales, gênant peu la mixtion et pouvant passer inaperçues.

A un méat étroit correspond un canal également étroit, et ce point de pathogénie a une importance prophylactique, car à un blennorrhagien à méat

.conformation de votre urèthre ; tandi

ment par le fait de douter au point de i

Observations d’éruptions cutanées après des opérations et dans le cours d’affections chirurgicales. — P. Reynes. Des éruptions cutanées après les opérations chirurgicales et dans le cours des septicémies. (Thèse de Montpellier, 1873, p. 17, 30, 36.)

Observation de kystes sanguins du Corps thyroïde traités par la ponction simple. — A. Derbez. Contribution à i’étude de s kystes sanguins du corps thyroïde. (Thèse de Paris, 1880, p. 61, 65).

Colotomie lombaire gauche pour néoplasme de l’S iliaque. — Malade présenté quatre mois après l’opération à la Société de médecine de Lyon. (Lyon médical, décembre 1881.)

Quinze mois de chirurgie antiseptique a l’Hotel-Dieude Lyon; résultats opératoires. (Lyon médical, 1881, n 0 ' 46, 47, 48, 49, p. 361, 397, 444, 477).

Ce mémoire est en cours de publication ; trois chapitres ont paru :

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