‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 19 sur 30 · Hémostase ; ligatures préliminaires · texte numérisé non relu

Hémostase ; ligatures préliminaires

L’écoulement du sang pendant les opérations est pour les chirurgiens l’objet d’une préoccupation constante. Aussi quelques-uns ont-ils songé à lier d’avance les vaisseaux dont le tronc ou les branches risquent d’être ouverts pendant l’acte opératoire. J’ai cru devoir en agir ainsi dans un cas d’extirpation d’une tumeur volumineuse de la parotide. Cette observation a provoqué une longue discussion qui, sans trancher définitivement la question des ligatures préliminaires, servira cependant d'introduction utile à leur histoire. [Bulletin de la Société de chirurgie., 2® série, t. IV, 1863.)

50. Résections dans la contigiâté et dans la continuité des os.

Les tendances de la chirurgie actuelle étant essentiellement conservatrices, on songe de plus enplus à substituer les résections àramputation des membres, toutes les fois que l’étendue des lésions le permet. Convaincu, pour ma part, de l’excellence de cette opération, j’ai cherché le plus souvent à la mettre en pratique. J’ai particulièrement porté devant la Société de chirurgie la question des résections pour les cas traumatiques, ayant eu le bonheur de sauver par la résection du genou deux sujets atteints de plaies d’armes à feu de cette articulation.

Une longue et intéressante discussion s’en est suivie. (Voy. Bulletin delà Société de chirurgie, 1864.)

L’an dernier, un cas moins heureux réveilla le débat.

51. Fracture comminutive du fémur à son quart inférieur ; plaie ; tentative de réunion sans succès ; infiltration de la cuisse; accidents généraux; résection et extraction des fragments ; amélioration', érysipèle. Mort.

{Bulletin de la Société de chirurgie, 1865, p. 330.)

Quelques semaines plus tard, une fracture de la rotule avec plaie suivie d'une mort prompte me donna la double occasion de revenir sur les avantages de la résection et sur les dangers extrêmes des plaies pénétrantes du genou. Les avis ayant été trèspartagés sur ce dernier point et sur la meilleure thérapeutique à suivre en pareil cas, la question a été mise et reste à l’ordre du jour.

Je dispose actuellement de nouvelles observations, encore inédites et qui seront prochainement communiquées; elles se rapportent à la fracture compliquée du genou et à des fractures dans la continuité, lésions pour lesquelles la résection des fragments m’a donné de très-beaux résultats. Déjà en 1859, j’avais présenté un malade auquel j’avais pratiqué la résection du coude avec conservation du périoste. {Bulletin de la Société de chirurgie, 1”^® série, t. IX, p. 521.)

Déjà à celte époque, je me montrais partisan convaincu des belles recherches et des idées fécondes de M. le docteur Ollier (de Lyon).

Depuis cette époque, j’ai soutenu au congrès de Lyon et de Bordeaux ces remarquables études, fort injustement attaquées à mon sens; déjà Y ostéoplastie périostique, qui n^’est devenue pratique que depuis M. Ollier, a rendu des services éclatants à la chirurgie conservatrice dans le traitement des ostéites et des lésions articulaires, et à la chirurgie réparatrice dans l’uranoplastie et la rhinoplastie ; aussi je m’en déclare de plus en plus le champion décidé.

La thèse de M. Deu : De la saillie de ïos après l’amputation de la cuisse, Paris, \ 866, renferme une observation de résection d’un segment du fémur pour une conicité du moignon, recueillie dans mon service.

J’ai inséré, dans le même travail, une autre observation de conicité du moignon^ Un chirurgien, pour déterminer la nécrose de l’os saillant, avait eu la malencontreuse idée de bburrer le canal médullaire de pâte de Canquoin. Il en était résulté une nécrose s’étendant jusqu’au petit trochantjer; des douleurs très-vives et des inflammations aiguës réitérées conduisirent à une amputation consécutive du fémur, La malade succomba à phlegmatia (lïba dolens double née dans la veine fémorale du côté opéré.

La phlegmatia alba dolens double est une complication de l amputation et de la

désarticulation de la cuisse. Je l’ai déjà observée deux fois; ce fait, que je crois nou-veau, a été signalé par moi au congrès de Bordeaux, session de 1865.

La conicité du moignon s’observe surtout après l’amputation du bras et de la cuisse. Mais la même lésion, avec des caractères dépendant du siège spécial,'se retrouve au pied, à la suite des congélations, des gangrènes et des amputations partielles. J’ai fait développer cette idée par un de mes élèves, le D'^ Quesney.

52. De la conicité du moignon après les mutilations traumatiques du‘pied.

(Thèse de Paris, août 1857.)

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