‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 30 sur 30 · Mémoire sur l’inclusion scrotale et testiculaire · texte numérisé non relu

Mémoire sur l’inclusion scrotale et testiculaire

{Archives générales de médecine, 1855.)

Ce travail montre comment on sert la pathologie proprement dite, en associant à l’observation les moyens dits accessoires.

Une pièce pathologique m’est soumise, j’en fais avec un soin minutieux l’anatomie pathologique. Le scalpel et le microscope me permettent d’y reconnaître un cas d’inclusion.

La science en apparence était fort pauvre sur ce sujet. Cependant, en fouillant les livres, je ne trouve pas moins de douze observations, à la vérité fort incomplètes pour la plupart.

A leur aide, néanmoins, en comparant, en critiquant, j’arrive à tracer de l’inclusion testiculaire une description que l’avenir modifiera sans doute, mais qui, dès à présent,suffit au moins au diagnostic et au traitement de celte affection.

Chemin faisant, je discute la théorie de M. Lebert sur les kystes dermoïdes en général, et je trouve l’explication de CQviddUs, kystes pilifères de la face (paupière, région sus-hyoïdienne), etc. Sans la bibliographie, le fait que j’avais observé se perdait dans le chaos des recueils scientifiques.

Si les excursions dans les siècles passés sont intéressantes et fructueuses, il n’est pas moins indispensable d’être au courant des productions contemporaines ; pour cela, la connaissance des langues vivantes est nécessaire, car il est difficile et dangereux d’attendre toujours le bon plaisir des traducteurs. J’ai donc, longtemps après l’époque de mes études classiques, appris Vanglais^ \allemand QiXitalien, pour pouvoir remonter aux sources et lire les originaux.

De cette façon, j’ai pu, au jour le jour, faire connaître et vulgariser en France les idées et les recherches de nos laborieux contemporains,'c’est ainsi que je suis journaliste, titre dont on peut s’honorer quand on n’apporte à l’œuvre que le désir d’être impartial et d’éclairer la génération à laquelle on appartient.

J’ai consacré beaucoup de temps à réparer les lacunes de ma première éducation, mais je ne le regrette pas, croyant d’ailleurs que la connaissance des langues vivantes est indispensable à quiconque veut suivre le rapide mouvement des sciences biologiques et de leurs applications pratiques.

J’ai dû plusieurs fois à mon initiation à la littérature étrangère, l’insigne honneur d’être désigné par la Société de chirurgie pour être rapporteur des candidatures au titre recherché de membre correspondant étranger ; il m’a été doux d’associer à notre compagnie des chirurgiens qui, par leur science et leur habileté, font l’honneur de leur patrie.

Si les sociétés savantes servent le progrès par leur initiative, elles ont à remplir une autre tâche non moins nécessaire et qui consiste à juger les travaux de ceux qui aspirent à entrer dans leurs rangs. Ces jugements se formulent dans des rapports, œuvres laborieuses, délicates, souvent difficiles et ingrates, en ce qu’elles ne donnent guère de gloire à leurs auteurs.

Tout membre d’une société savante, et qui veut la voir prospérer, doit pourtant se soumettre à cette exigence et remplir consciencieusement cet onéreux devoir. Je crois sous ce point de vue avoir payé ma dette par les nombreux rapports lus à la Société de chirurgie. Au reste, j’en ai été récompensé par l'attention bienveillante que mes collègues ont bien voulu accorder à ces travaux, et par les discussions approfondies auxquelles quelques-uns d’entre eu.x ont donné naissance.

C’est pour faire renaître dans la génération actuelle le goût des études historiques, qu’avec le concours d’amis dévoués à la cause du progrès, j'ai institué à la Faculté les conférences historiques.

Xe succès de cette tentative a été satisfaisant. Aussi j’espère que l’essai sera continué dans un avenir prochain.

Sous le titre de Lacunes, erreurs et imperfections de la littérature médicale^ j^ai publié dans la Gazette hebdomadaire ViWià longue série d’articles dont le fond sérieux et grave est caché sous la forme légère.

Souvent peut-être, j’ai paru poursuivre les personnes, mais j’attaquais plus encore l’esprit et la matière d’œuvres trop négligemment élaborées, et surtout le dédain trop commun pour la laborieuse et difficile tâche qui incombe à l’écrivaîn scientifique.

Je citerai seulement pour mémoire quelques fragments purement littéraires, composés dans des circonstances spéciales :

Discours aux élèves à la suite du concours de Vexternat. 1853.

Discours aux élèves à la suite du concours de ïinternat. 1855.

Eloge de Robert, 1864.

Notice sur Malgaigne. {Gazette hebdomadaire^ 1865, p. 673.)

Paris. — Imprimerie de^l. Martinet, rue Mignon, 2.

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