‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 6 sur 30 · Le système veineux : anatomie et physiologie · texte numérisé non relu

Le système veineux : anatomie et physiologie

(Thèse de concours pour l’agrégation, 1853.)

Les conditions dans lesquelles s’exécutent les thèses de concours ne permettent guère d’en faire des œuvres originales, celle-ci ne renferme donc rien de nouveau, c’est seulement un exposé aussi complet et aussi fidèle que possible de l’état de la science. Je me suis efforcé de tirer de l’anatomie et dé la physiologie du système veineux les applications utiles à la pathologie. La thèse se termine par un chapitre

historique dans lequel se trouvent exposées les grandes discussions anciennes sur les valvules et sur la veine porte.

Plus tard, reconnaissant moi-môme les lacunes considérables que présente l’anatomie du système veineux, j’ai repris ce sujet à l’amphithéâtre et découvert plusieurs particularités importantes, telles que, par exemple, l’existence de canaux veineux collatéraux, s’ouvrant au-dessus de chaque paire des valvules et protégeant ces voiles délicats contre les effets répétés des reflux dont les veines sont si souvent le siège.

Ces canaux, qu’on pourrait appeler canaux de sûreté, jouent un grand rôle dans le rétablissement de la circulation veineuse et dans l’étiologie des varices.

J’ai encore expliqué pourquoi certaines artères sont accompagnées de deux veines satellites, tandis qu’en plusieurs points et dans les cavités splanchniques en particulier, il n’y a qu’une veine par artère. J’ai montré que les veines privées de valvules sont uniques, et que les veines à valvules se groupent toujours deux à deux, tantôt de calibre égal, tantôt avec prédominance de l’une qui joue le rôle de veine principale.

La seconde veine n’est autre chose que la réunion bout à- bo,ut de tous les canaux de sûreté sus-valvulaires. Un extrait de ces recherches est inséré dans les Bulletins de la Société anatomique, IP série, 1861, t. VI, p. 268.

A cet ordre de travaux se rapportent encore des recherches inédites sur les veines intra-musculaires, dont les anatomistes se sont peu occupés jusqu’à ce jour.

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