Extirpation des polypes naso-pharyngiens
213. Documents sur l’incision médiane du voile du palais et sur les polypes naso-pharyngiens. Pratique de Dieffenbach.
Dans ce travail, j’ai donné une classification des nombreuses opérations préliminaires proposées et mises en usage pour aborder ces polypes. J’ai discuté la valeur de chacune d’elles et cherché enfin à démontrer que dans les cas graves, la résection préalable du maxillaire supérieur était la méthode la plus sûre et la moins dangereuse. Chaque fois que, depuis cette époque, la discussion s’est ranimée, j’ai fait mes efforts pour faire prévaloir cette idée, que je crois juste. (Voy. depuis 1860, les Bulletins de la Société de chirurgie et la thèse de mon élève Baudrimont, 1869.)
21S. Extirpation d’un polype naso-pharyngien très vasculaire. Mort.
217. Polype naso-pharyngien. Ligature de la carotide, gangrène artérielle.
Les résections temporaires des os de la face ont encore été mises en usage pour l’ablation des diverses tumeurs de cette région. Un auteur allemand, P. Bruns, ayant revendiqué pour ses compatriotes la priorité de ces opérations, j’ai pris la plume pour défendre les droits méconnus des chirurgiens français.
218. Quelques mots d’historique sur les opérations préliminaires désignées sous le
nom de résections temporaires.
219. Tumeur érectile de la pituitaire ; épistaxis abondantes. Cautérisation au fer rouge après ouverture préalable du nez en avant et tamponnement préalable des arrière-narines.
Mon élève, M. le D' Kirmisson, a fait sur les opérations préliminaires en général une excellente thèse (1879), complétée, en ce qui concerne les opérations sur la face, parla thèse toute récente de M. le D r Metaxas (Paris, 1887).
220. Création d’une pseudarthrose dans les cas d'ankylose temporo-maxillaire.
Peu de temps après la publication du mémoire d’Esmarch ( Die Behandlung der narbigen Kieferklemrne durch Bildung eines künstlichen Gelenkes im Unterkiefer), je donnai, dans les Archives générales de médecine, année 1860, une traduction littérale de ce travail. J’y joignis les autres faits publiés à l’étranger par Rizolli, Bruns, Dittl, etc., et cherchai à baser sur l’anatomie et la physiologie pathologiques les indications de l’opération et le choix du procédé. Enfin, je traçai l’historique de la question. Depuis lors, le sujet a été discuté h plusieurs reprises à la Société de chirurgie et ailleurs, et si le dernier mot n’a pas encore été dit sur l’opération d’Esmarch, nous savons du moins à quoi nous en tenir sur les résultats définitifs dans un grand nombre de
221. Manuel opératoire de la désarticulation du maxillaire inférieur.
mnutive du fémur à son quart inférieur avec plaie; tentative : succès; infiltration de la cuisse; accidents généraux; résecm des fragments; amélioration; érysipèle. Mort.
245. Quelques semaines plus tard, une fracture de la rotule avec plaie suivie d’une mort prompte me donna la double occasion de revenir sur les avantages de la résection et sur les dangers extrêmes des plaies pénétrantes du genou. Les avis ayant été partagés sur ce dernier point et sur la meilleure thérapeutique à suivre en pareil cas, la question a été mise et reste à l’ordre du jour.
246. J’ai recueilli depuis de nouvelles observations, se rapportant à la fracture compliquée du genou et à des fractures dans la continuité, lésions pour lesquelles la résection des fragments m’a donné de très beaux résultats, Déjà en 1859, j’avais présenté un malade auquel j’avais pratiqué la résection du coude avec conservation du périoste. (Bulletin de la Société de chirurgie, 1" série, t. X, p. 521.)
Dès cette époque, je me montrais partisan convaincu des belles recherches et des idées fécondes de M. le professeur Ollier (de Lyon).
Depuis, j’ai soutenu aux congrès de Lyon et de Bordeaux ces remarquables études, fort injustement attaquées à mon sens; déjà l 'ostéoplastie périostique, qui n’est devenue pratique que depuis M. Ollier, a rendu des services éclatants à la chirurgie conservatrice dans le traitement des ostéites et des lésions articulaires, et à la chirurgie réparatrice dans l’uranoplastie et la rhinoplastie; aussi je m’en déclare le champion décidé.
Je dois citer encore, à propos des fractures compliquées et des résections :
247. Question de responsabilité médicale, à propos d'une fracture de l'avant-bras suivie de phlegmon diffus.
Le traitement des fractures compliquées a d’ailleurs subi d’heureuses modifications par suite de l’adoption de la méthode antiseptique. J’avais d’abord retiré de bons effets de l’occlusion eollodionnée. (Thèse de Bertrand, 1869). On verra dans le travail suivant d’un de mes élèves que les résultats sont meilleurs encore.
malencontreuse idée de bourrer le canal médullaire de pâte de Canquoin. Il en était résulté une nécrose s’étendant jusqu’au petit trochanter; des douleurs très vives et des inflammations aiguës réitérées conduisirent à une amputation consecutive du fémur. La malade succomba à une phlegmatia alba dolens double née dans la veine fémorale du côté opéré.
La phlegmatia alba dolens double est une complication de l’amputation et delà désarticulation de la cuisse. Je l’ai déjà observée deux fois; ce fait, que je crois assez rare, été signalé par moi au congrès de Bordeaux, session de 1865.
La conicilé du moignon s’observe surtout après l’amputation du bras et de la cuisse. Mais la même lésion, avec des caractères dépendant du siège spécial, se retrouve au pied, à la suite des congélations, des gangrènes et des amputations partielles. J’ai fait développer cette idée par un de mes élèves, le D r Quesney.
258. De la conicitê du moignon après les mutilations traumatiques du pied.
(Thèse de Paris, août 1887.)
J’ai repris depuis cette question, surtout au point de vue des causes de la conicitê du moignon, dans le tome II de mes Mémoires de chirurgie, p. 823.