Mémoire sur l'inclusion scrotale et testiculaire
Ce travail montre comment on sert la pathologie proprement dite, en associant à l’observation les moyens réputés accessoires.
Une pièce pathologique m’est soumise, j’en fais avec un soin minutieux l’anatomie pathologique. Le scalpel et le microscope me permettent d’y reconnaître un cas d’inclusion.
La science était en apparence fort pauvre sur ce sujet. Cependant, en fouil-
lant les livres, je ne trouve pas moins de douze observations, à la vérité fort incomplètes pour la plupart.
A leur aide, néanmoins, en comparant, en critiquant, j’arrive à tracer de l’inclusion testiculaire une description que l’avenir modifiera sans doute, mais qui, dès à présent, suffit au moins au diagnostic et au traitement de cette affection.
Chemin faisant, je discute la théorie de M. Lebert sur les kystes dermoïdes en général, et je trouve l’explication de certains kystes pilifères de la face (paupière, région sus-hyoïdienne), etc. Sans la bibliographie, le fait que j’avais observé se perdait dans le chaos des recueils scientifiques.
Jusqu’ici les travaux publiés sur l’inclusion scrotale n’ont fait que confirmer la théorie que j’avais défendue en 1855 sur l’origine de cette affection, comme on pourra en juger par un rapport quej’ai publié en 1878 :
\e observation de M. J. Bœckel, de Strasbourg,
Si les excursions dans les siècles passés sont intéressantes et fructueuses, il n’est pas moins indispensable d’être au courant des productions contemporaines ; pour cela, la connaissance des langues vivantes est nécessaire, car il est difficile et dangereux d’attendre toujours le bon plaisir des traducteurs. J’ai donc, longtemps après l’époque de mes études classiques, appris l’ anglais, Xallemand et l 'italien, pour pouvoir remonter aux sources et lire les originaux.
De cette façon, j’ai pu, au jour le jour, faire connaître et vulgariser en France les idées et les recherches de nos laborieux contemporains, c’est ainsi que je suis devenu journaliste, titre dont on peut s’honorer quand on n’apporte à l’œuvre que le désir d’être impartial et d’éclairer la génération à laquelle on appartient.
J’ai consacré beaucoup de temps à réparer les lacunes de ma première éducation, mais je ne le regrette pas, croyant d’ailleurs que la connaissance des langues vivantes est indispensable à quiconque veut suivre le rapide mouvement des sciences biologiques et de leurs applications pratiques.
J’ai dû plusieurs fois h mon initiation à la littérature étrangère, l’honneur d’être désigné par la Société de chirurgie pour être rapporteur des candidatures au titre de membre correspondant étranger ; il m’a été doux d’associer il notre compagnie des chirurgiens qui, par leur science et leur habileté, font l’honneur de leur pays.
Si les sociétés- savantes servent le progrès par leur mmauve, elles ont à