Canaux desûreté dans le système veineux
A la suite du précédent travail, reconnaissant moi-même les lacunes considérables que présente l’anatomie du système veineux, j’ai repris ce sujet à l’amphithéâtre et découvert plusieurs particularités importantes, telles, par exemple, l’existence de canaux veineux collatéraux, s’ouvrant au-dessus de chaque paire de valvules et protégeant ces voiles délicats contre les effets répétés du reflux sanguin dont les veines sont si souvent le siège.
Ces canaux, qu’on pourrait appeler canaux de sûreté, jouent un grand rôle dans le rétablissement de la circulation veineuse et dans l’étiologie des varices.
J’ai encore expliqué pourquoi certaines artères sont accompagnées de deux veines satellites, tandis qu’en plusieurs points et dans les cavités splanchniques en particulier, il n’y a qu’une veine par artère. J’ai montré que les veines privées de valvules sont uniques, et que les veines à valvules se groupent toujours deux à deux, tantôt de calibre égal, tantôt avec prédominance de l’une qui joue le rôle de veine principale.
La seconde veine n’est autre chose que la réunion bout à bout de tous les canaux de sûreté sus-valvulaires. Un extrait de ces recherches est inséré dans les Bulletins de la Société anatomique, II" série, 1861, t. VI, p. 268.
A cet ordre de travaux se rapportent encore des recherches inédites sur les veines intra-musculaires, dont les anatomistes se sont peu occupés jusqu’à • ce jour.
Ces recherches sur les canaux de sûreté ont été reprises et confirmées depuis lors par M. le D'Le Dentu pour les veines du membre inférieur, et d’une manière plus générale par M. le D r, Jarjavay. On en trouvera la description dans leurs thèses de doctorat : Le Dentu, 1868, et Jarjavay, 1883. Cette dernière, intitulée : Les canaux de sûreté, est très bien faite et renferme un grand nombre de notes inédites communiquées par moi à l’auteur.
la suspension du pouls radial dans l’extension forcée du bras; compression de l’artère humérale au pli du coude dans cette attitude.
(Journal de physiologie de Browû-Sdquàrd, 1858, 1. I. p. 506.)