MÉNINGITE CÉRÉBRO-SPINALE ÉPIDÉMIOUE
ajoutons les ponctions lombaires répétées qui n’agissent pas seulement en diminuant la tension du liquide cérébro-spinal, mais aussi en soustrayant une partie des agents pathogènes. La proportion des guérisons a été d’environ 2 cas sur 5 dans nos observations personnelles de méningites épidémiques suppurées.
On s’est demandé si les guérisons étaient définitives, si les sujets guéris ne présentaient pas ultérieurement des troubles nerveux dus aux altérations ressenties par les centres nerveux au cours de la méningite. Nous avons pu nous assurer chez plusieurs sujets guéris depuis huit mois, un an et plus, de l’intégrité parfaite de l’appareil cérébro-spinal:
Nos recherches bactériologiques ont porté sur plus de 50 cas. Elles peuvent être utilement rapprochées de celles qu’antérieurement et concurremment nous avions poursuivies sur les méningites suppurées sporadiques. Nous avons, en effet, rencontré dans ces dernières les espèces microbiennes que nous avons vues dans les méningites épidémiques, et en particulier le diplococcus intra cellularis meningitidis de Weichselbaum que Jæger considère comme le microbe spécifique de la méningite épidémique.
Si l’organisme de Weichselbaum a été souvent trouvé par nous dans la méningite épidémique, nous avons décelé fréquemment le pneumocoque et un streptocoque encapsulé. Ce streptocoque encapsulé déjà signalé par Bonome il Padoue existait seul dans les premiers cas de l’épidémie où il a été vu également par MM. Rosenthal et Thiercelin, Besançon et Griffon, Millet et Chantemcssc. Nous avons
pneumocoque, et nous l’avons transformé en pneumocoque lancéolé typique par les inoculations et les ensemencements en sérum liquide. Nous n’avons pu faire pareille transformation avec le microbe de Weichselbaum, qu’il nous faut, jusqu’il plus ample informé, considérer comme un microbe différent. Nous ne sommes pas cependant éloigné de croire ii des relations très intimes entre le pneumocoque et lemicrobede Weichselbaum. Il nous paraît que ces relations, si elles étaient établies, expliqueraient d’une façon satisfaisante comment, dans le cours de la même épidémie, on trouve ces deux microbes, comment depuis 1898 les espèces prédominantes ont été d'abord le streptocoque de Bonome, puis le même streptocoque et le pneumocoque typique, puis le diplocoque de Weichselhaum q„i ,lans ces derniers temps est le plus fréquemment rencontré, sans que néanmoins
r.ÉRÉBRO-SPINALE ÉPIDÉMIQUE.
on ait cessé de voir des cas causés par le pneumocoque ou par
M. Siedman nous a demandé de rédiger le chapitre o méningite cérébro-spinale » dans son importante encyclopédie médicale le Twentielli Cenlunj, à laquelle collaborent des médecins de tous les pays. Notre article constitue une monographie dans laquelle nous consacrons une part également importante à la clinique, à la bactériologie et à l’épidémiologie et dans laquelle nous nous sommes efforcé d’utiliser tous les nombreux documents publiés sur ce sujet. Nous signalerons tout particulièrement l’élude des relations si singulières entre la pneumonie cl la méningite cérébro-spinale. Nous avions déjà montré que le pneumocoque pouvait être une cause de méningite épidémique, que la pneumonie se complique souvent de méningite et inversement. Une analyse plus attentive montre que la pneumonie et la méningite ne présentent pas leur maximum de fréquence au même moment, que l’on note d’abord des pneumonies
enfin des méningites isolées.
Le professeur Osler de Baltimore, auquel on a demandé en 1899 de traiter la question de la méningite épidémique dans les « Cavendisb lectures » de Londres, signale notre monographie comme la plus complète et la plus exacte.
— Injections de sérum antidiphtériqi
première.
En pratiquant régulièrement toutes les trois semaines l’inoculation des enfants d'un hôpital on peut supprimer radicalement les cas intérieurs autrement inévitables. Celte manière de faire ne saurait encore être imposée. Il sera toutefois très sage d'y recourir dans les hôpitaux ou asiles où les cas intérieurs se succèdent assez souvent et en particulier dans les services spéciaux où l’on reçoit des malades exposés davantage à l’infection diphtérique secondaire. Tel est le cas des pavillons de rougeole. Malheureusement dans la rougeole le sérum antidiphtérique a un pouvoir préventif moins marqué et moins long. Il y aura donc nécessité d’injecter do plus fortes doses et de répéter les inoculations tous les quinze jours. »
Depuis le 16 mars 1001 nous sommes ù la tête d’un service unporiani de diphtériques à l’hôpital Trousseau (464 malades du
très étendu et nous avons pu mettre en pratique les règles que nous avions cru pouvoir poser.
Usé à domicile par l'appareii Soxhlet. Soc, méd. des lidp., d novem-
26. — Scorbut infantiie. Soc. méd. des Ildp., 2 décembre 1898.
27. — Houveiies observations françaises de scorbut infantile. Soc. méd. des Hdp., 9 décembre 1898.