Miliary lever. Twenlielh Century de Stedman, XIV
L’Académie de médecine n’a pas oublié les rapports de M. Besnier sur un projet de sanatorium pour lépreux et de M. Pinard sur la prophylaxie de l’ophtalmie des nouveau-nés. Les deux questions avaient été soumises au Comité consultatif d’hygiène publique de France qui m’avait chargé d’un rapport.
Bien que la lèpre soit parasitaire et contagieuse, sa contagiosité est certainement minime pour peu que l’on prenne des soins élémentaires de propreté. Un sanatorium pour lépreux où l’on pratiquerait l’antisepsie et où les linges seraient désinfectés à la vapeur ne nous parait pas devoir constituer de danger pour le voisinage.
M. Besiiier a fait remarquer avec raison qu’il y aurait avantage ù placer ce sanatorium dans une localité mieux isolée que celle qui avait été proposée.
Il a insisté sur la nécessité d’organiser la surveillance de pareils établissements, surveillance dont j’avais fait ressortir l’urgence dans plusieurs rapports au Comité.
Dans notre rapport sur la prophylaxie de l’ophtalmie purulente des nouveau-nés nous insistons sur l’utilité des mesures de propreté et d’asepsie locales; sur la nécessité pour la sage-femme de prévenir sans retard le médecin dans le cas où la conjonctivite purulente aura fait son apparition. Nous avons fait connaître l’état de la législation sanitaire dans les pays étrangers.