Prophylaxie
48. — Spirilles buccales dans la stomatite ulcéreuse. Bergeron, article Siohmitc : Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1883.
En examinant, sans addition de réactif colorant-ou autre, la sanie des ulcérations de cette s.tomatite, on voit un grand nombre de spirilles (lexueuses très mobiles et très fines. Ces spirilles ne se retrouvent qu’exceptionnellement dans le tartre buccal de sujets sains ou atteints d'une autre forme de stomatite. Us paraissent donc jouer un rôle pathogène.
Pasteur avait fait la même constatation.
En employant la coloration des lamelles par les couleurs d andine, oh décèle les spirilles, qui ne sont autres que le spirochaete denticole, dans la bouche de tous les sujets. Mais dans aucun cas on ne les retrouve aussi nombreux que dans la sanie de la stomatite ulcéreuse.
41). — Bacille de la diphtérie de lœffler, Streptothrix cuniculi de Schmorl. Bacillus
pyogenes illiformis de Flexner. Travaux inédits, voir aussi n“* 35 et 60.
Dam six cas de pleurésie putride, dont le premier remonte à 1884, mm avons comtaté dans le pus la présence d’un bâtonnet très fin et très long se colorant fort bien par la liqueur de Ziehl diluée. Les pleurésies dans lesquelles se rencontre ce bacille ont une odeur spéciale.
Ce bacille est toujours associé à d’autres agents pyogènes et, comme il se développe surtout à l’état anaérobie, son isolement est très difficile.
Il est pathogène pour le lapin et la souris. Au point d’inoculation, on voit naître une nodosité qui devient caséeuse, s’ulcère, prend un aspect chancreux. Il y a en même temps des fusées (ibrino-purulentes entre les couches musculaires, des inflammations des séreuses.
Enfin le poumon et même les autres viscères présentent des infarctus à centre purulent, et deux fois chez les animaux en expérience nous avons vu des végétations sur l’endocarde sans aucun traumatisme valvulaire.
Nom avons déjà antérieurement constaté l’existence de ce microbe dès 1879 chez un jeune lapin , en 1885 chez des Itanguroos et des lapins du Jardin d’acclimatation.
l.e même microbe a été décrit par Lœffler dans la diphtérie du veau, maladie
analogue à celle que présentent spontanément nos animaux. C’est incontestablement celui que Schmorl a le premier cultivé sous le nom de streptolhrix cumicwli en 1891, et que Flexner en 1895-1896 a appelé bacillus pyogmes fili-
L’intérêt tout particulier de nos recherches c’est 1 ’identification d’un bacille rencontré dans une maladie humaine spéciale avec un agent qui existe souvent à l’état spontané chez les animaux. Nous pensons du reste avec Schmorl que, sans la collaboration d’agents pyogènes, ce bacille est sans doute incapable à lui seul de provoquer une maladie chez l’homme.
50. — Micrococcus tetragenes pyogenes, inédit, voir aussi n°' 51, 55, 57, 60.
Ce microbe a été rencontré par nous chez quatre malades. Chez le premier il se trouvait dans le pus d’une pleurésie purulente ; chez le second, dans celui d’une périostite suppurée', chez le troisième, dans les noyaux d’une broncho-pneur monie, et, dans le dernier cas, il s’agissait de l’exsudât d’une otite suppurée.
Dans tous ces cas, les caractères morphologiques, les cultures, les inoculations ont établi l’identité du micro-organisme avec celui que Koch a le premier décrit dans le pus des cavernes et dont Gaffky a indiqué les caractères.
Dans trois de nos observations le microbe était associé à d’autres bactéries pathogènes. Dans le cas de périostite suppurée, le tétragène était à l’état de pureté. Le malade avait été atteint presque simultanément d’une périostite suppurée des deux cuisses avec ostéomyélite du fémur. Le pus des collections périostiques, celui de la moelle osseuse et celui des arthrites suppurées du genou avaient une mscosilé tout à fait surprenante, plus marquée encore que celle des suppurations à pneumocoque et à pneumorbacille, le pus était aussi d'un blanc laiteux et inodore. Cés caractères, qui rappellent ceux des cultures du microbe sur gélose et ceux des lésions provoquées chez l’animal, méritentd’être signalés.