‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 3)Chapitre 8 sur 33 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

18. L’endocardite contemporaine est généralement découverte seulement à l’autopsie. Ses symptômes sont effacés derrière ceux de la pneumonie grave, dont on diagnostique souvent d’autres complications, telles que la péricardite ou la méningite.

19. L’endocardite consécutive est plus facile à reconnaître. La pneumonie terminée par défervescence, il y a quelques jours d’accalmie, auxquels fait suite une fièvre d’infection nouvelle dont on se préoccupera de trouver la

20. On peut alors observer le développement des souffles au cœur, ou des symptômes imputables à une embolie.

Dans d’autres circonstances, la nouvelle infection pneümococcique détermine, en même temps que l’endocardite, une méningite dont les symptômes masquent ceux de 1 endocardite. Quelquefois on ne trouve aucun désordre local correspondant aux phénomènes généraux.

21. La durée de cette endocardite est très difficile à déterminer et varie entre cinq et vingt jours à partir de sa première apparition dans les cas observés par nous ou à nous communiqués.

22. La constatation d’un souffle ne permet pas plus d’affirmer l’endocardite, que son absence de la nier.

Il n’en est pas de même si le souffle subit des modifications ultérieures.

23. Une fièvre d’infection dans la convalescence d’une pneumonie peut être, due à d’autres agents qu’aux pneumocoques : streptocoques de la suppuration, bacilles tuberculeux.

L’infection pneumococeique est la plus précoce. On songera à l’infection pyohémique si le sujet a présenté des manifestations purulentes, à l’infection tuberculeuse si les troubles pulmonaires se sont aggravés.

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