‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 6 sur 6 · PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE

(Mémoire couronné par l'inslitul, Prix Montyon, 1867, et Gazette des Hôpitaux,

Dans ce travail, fait de concert avec M. Henry Liouvilie, M. Aug. Voisin a pratiqué de nombreuses expériences qui ont démontré la réalité des phénomènes physiologiques que M. Cl. Bernard a décrits chez les animaux soumis à l’action du curare : chaleur des oreilles, rougeur et chaleur de la face ; petites convulsions cloniques, tremblements fibrillaires, état finement tremblé du corps. Ils ont, en outre, signalé plusieurs faits nouveaux : l’exophtalmie double qui survient après L’emploi de doses toxiques et annonce ordinairement la mort; la fièvre, la diplopie, les troubles de l’accommodation des yeux et du strabisme.

Les expériences de MM. Aug. Voisin et Liouvilie ont aussi démontré que les doses jusqu’ici employées chez l’homme étaient tout à fait insuffisantes et devaient être d’emblée de 5 centigrammes à 1 décigramme en injection sous-cutanée, pour être de quelque efficacité.

Ces deux auteurs ont décrit les phénomènes locaux qui suivent l’injection sous-cutanée d’une solution de curare bien filtrée ; élevure ortiée, augmentation de la température, empâtement du tissu cellulaire sous-dermique, et ont montré que ces phénomènes n’étaient que passagers et n'étaient pas suivis de la formation de pus.

Bicêtre et de la Salpêtrière. M. Aug Voisin a recherché dans cette nombreuse population si l’étiologie de la maladie était dans certains cas due à la consanguinité ; il a pensé que, si la consanguinité avait d’aussi mauvais résultats qu'on le dit, il trouverait parmi les idiots, les épileptiques et les aliénés quelque victime de ces alliances. Les observations ont porté sur un total de 1,077 malades : 3 idiots étaient issus de parents consanguins, mais les pères de 2, parmi ces idiots, étaient des buveurs de profession, et la mère du 3' était épileptique.

Parmi les femmes malades, 3 étaient issues de parents consanguins ;

Quant à la 6' malade, il est impossible d’admettre que influence de la consanguinité ne se fasse sentir qu’à, l’âge

S. Sur les caractères distinctifs de l'homme

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