C. — Appareil locomoteur
29. — Sur une variété rare de fracture du col chirurgical de l’humérus à sa partie la plus élevée. (Bull, de la Soe.. de chir., 1876, p. 132.)-
Les circonstances propres à singulariser ce cas étaient ; un déplacement considérable de l’extrémité do la diaphyse humérale en haut et en avant, une déchirure incomplète du deltoïde, un soulèvement globuleux de toute la région par un vaste épanchement sanguin, enfin la consolidation tardive de la fracture. On trouverait dans la littérature chirurgicale très peu de faits séuir blables à celui-là. Malgaigne n’en cite qu’un. Ogston en a réuni plusieurs dans un travail à peu près contemporain de l’observation précédente.
Les fragments ne se touchaient pas ; la réduction’d’emblée s’était montrée impossible, et cependant la consolidation eut lieu à la longue. Il est vrai que le blessé n’avait que dix-sept ans. Le malade de Malgaigne ayant succombé à un phlegmon déterminé par des tentatives violentes de réduction, l’auteur en conclut qu’en général une grande réserve doit être observée au début et jusqu’à la cessation de la réaction inflammatoire.
30. — Note sur une pièce de fracture intra-capsulaire du col du fémur. (Bull, de la Soc. de chir., 1874, p. 443.)
Lébut de Cette présentation était de montrer une fracture intra-capsUlaire. du col du fémur du type le plus pur, puisque le trait de fracture rasait de près la
grand trochanter. En plus un symptôme anormal avait été observé.chez la malade pendant les dix jours qui avaient suivi l’accident : c’était la rotatjon du p'ied en dedans, qui se transforma, après ce temps, èn rotatioh on dehors. Cependant le périoste était divisé et détaché en avant, tandis qu’il étaitintact en arrière. Sans doute il y avait en engrènement des, surfaces en ouant pendant lès premiers jours.
51 Des plaies des articulations par armes a feu et des causes qui les rendent souvent mortelles. {Lecture à la Soc. de chirurgie; séances du 5 et du 12 juillet 1871, p. 152 et 158.)
Ce travail est'resté inédil. L’auteur profitait des observations qu’il avait pu faire pendant la guerre franco-allemande, sur la.gravité des plaies articulaires, pour développer ses idées sur la septicémie aiguë et présenter le tableau de cette grave complication. Il est revenu plus tard sur cette question dans des cliniques faites à l’Hétel-Dieu, qui ont été mentionnées plus haut.
52. — Sur un pied creux paralytique-, traité par la section sous-culanée de l’aponévrose plantaire. (Hôtel-Dieu. Leçon clinique. Journ. de médeàne et de chirurgie pratiques, t. XITO, 1876, p. 495.)
Le pied creux, chez la jeune malade âgée de seize ans qui tait l’objet de cette leçon, n’était compliqué ni de varus ni de valgus. L’indication de la section sous-cutanée de l’aponévrose plantaire était très nette. Elle permit le redressement du pied dans une largo mesure.
55. Des synovites tendineuses rhumatismales suppurées. (Hôtel-Dieu. Leçon clinique. Journal de médecine et de chirurgie pratiques, t. XLVII, 1876, p. 491.)
- Le malade qui a fait l’objet de cette leçon était un rhumatisant. Il parait avoir présenté une synovite aiguë séro-purulente de la gaine du jambier anterieur. Une incision donna issue à de la sérosité mêlee de pus, et il s ensuivit une guérison très rapide'en quelques jours.'