‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 8 · Du pemphigus des nouveau-nés · texte numérisé non relu

Du pemphigus des nouveau-nés

En commun avec M. Louis Ranvier.

(Mémoires de VAcadémie de médecine, 1863, t. XXVI, p. 554.)

L Académie de médecine a décerné aux auteurs le prix Capuron pour ce Mémoire.

« Après un historique très-complet, les auteurs abordant à leur tour 1 étude du sujet, reconnaissent deux espèces distinctes de pem-

phigus chez les. nouveau-nés, le pemphigus simple, fébrile ou nonfébrile, et le pemphigus des extrémités. Passant ensuite à la question étiologique, ils assignent au pemphigus des extrémités une origine syphilitique, et se livrent à une étude approfondie des arguments émis pour ou contre cette doctrine. Les auteurs font notamment remarquer que si l’on trouve chez les enfants naissants des manifestations regardées par les dermatologistes comme des accidents tertiaires, tandis que la mère n’a reçu les premières atteintes du mal qu’à une époque rapprochée de la conception, cela tient à ce que les diverses évolutions du mal s’accomplissent durant la vie fœtale avec une rapidité en harmonie avec l’activité physiologique de toutes les fonctions pendant cette période. Les auteurs citent comme exemple à l’appui l’existence fréquente, durant la vie fœtale, des manifestations syphilitiques du foie, l’un des organes les plus importants de l’embryon. Le pemphigus des extrémités est donc, d’après les auteurs de ce Mémoire, un accident spécifique superficiel lié à des manifestations profondes de la maladie. »

« En résumé, dit le rapporteur de la Commission, dans ce Mémoire sont soulevées et résolues plusieurs questions d’un grand intérêt : il renferme de nombreuses observations personnelles, et il est accompagné de belles planches explicatives. » (Extrait du rapport général de M. Jules Béclard sur les prix décernés en 1862, lu dans la séance publique annuelle du 9 décembre 1862. In Mém. de l'Ac. de Méd. 1863, t. 26, p. XLIX).

16. Recherches sur les altérations des éléments anatomiques organisés sous l'influence de quelquespoisons .

Ce Mémoire et les deux suivants ont été faits en commun avec M. G. Bergeron.

(,Journal de la physiologie de l’homme et des animaux. Paris, 1863, t. III, p. 29.)

Dans ce mémoire, comme dans les deux suivants, nous avons cherché à établir, à côté des réactions chimiques parfois insuffisantes, les

réactions physiologiques des poisons. Commençant par 1 acide cyanhydrique et les cyanures, nous avons montré que les globules du sang sont rapidement altérés par les cyanures, et que le sulfo-cyanure de potassium qui détruit l’irritabilité dans les muscles, ainsi que l’avait dit M. Cl. Bernard, détruit en même temps l’intégrité de la fibre élémentaire en la rendant presque immédiatement granuleuse.

17. Recherches expérimentales sur ïaction physiologique de laniline.

{Ibid., p. 368.)

Ce travail est le premier qui ait été publié en France sur l’action physiologique d’un alcaloïde organique dont le rôle industriel est des plus importants, puisqu’il est la base des couleurs roses et violettes introduites dans la teinture des soies. Cet alcaloïde, qui est en raison de cet usage à la portée et pour ainsi dire dans les mains d’un grand nombre d’ouvriers, a-t-il une action toxique, peut-il donner lieu à des accidents? C’était en somme le point de départ des travaux ultérieurs qui ont été publiés sur l’hygiène de la fabrication des couleurs d’aniline.

L’aniline à haute dose agit sur le sang et ensuite sur les muscles dont les fibres élémentaires perdent leurs stries transversales, mais ne deviennent pas granuleuses.

18. Recherches expérimentales sur V action physiologique de la nitro-benzine.

La nitro-benzine ou essence de myrbane, journellement employée dans la parfumerie et base de la préparation industrielle de l’aniline, est un poison dont les vapeurs peuvent amener des accidents graves et même mortels.

Les animaux meurent par asphyxie, il n’y a pas de lésion des muscles.

19. Essai sur les albuminuries produites par Vélimination des substances toxiques.

(Thèse de doctorat, Paris,. 1863.)

Travail ayant pour but de démontrer que l’élimination de certains poisons (non-seulement le plomb, mais encore le phosphore, l’arsenic, le mercure, etc) s’accompagne d’albuminurie.

Nous ne savons pas pourquoi tel poison s’élimine plutôt par les reins que par une autre voie, mais ce qui me semble certain, c’est que l’élimination par les reins peut produire une lésion de ces organes et donner lieu à l’état albumineux des urines. Voici les conclusions de ce travail :

« Puisque le poison, en s’éliminant par le rein, y séjourne plus ou moins longtemps, suivant la durée de l’élimination, il arrive qu’en vertu d’une action mécanique il irrite et finit par altérer profondément le tissu rénal. Il se produit une véritable néphrite parenchymateuse avec albuminurie.

» Si au lieu d’y séjourner, le poison ne fait que traverser le rein, alors, au lieu d’une albuminurie persistante, il n’y aura qu’une albuminurie passagère, due à une lésion passagère elle-même. »

20. Intoxication saturnine , albuminurie , urémie à forme dyspnéique ;

néphrite parenchymateuse.

(Comptes rendus de la Société de biologie, 1864, 4 e série, t. I, p. 25.)

21. De T hypertrophie.du ventricule gauche du cœur dans la maladie

de Bright.

(Ibid., p. 122.)

Faits confirmatifs de la théorie de Traube sur l’influence que peut

exercer l’atrophie rénale sur la production de 1 hypertrophie du cœur.

22. Etude des complications qui , dans le cours du rhumatisme articulaire aigu , peuvent survenir du côté des centres nerveux et de leurs enveloppés.

En commun avec M. L; Ranvier.

Ce Mémoire, qui a valu aux auteurs une récompense delà part de l’Académie de médecine (prix décernés en 1864), n’a pas été publié* Mais on en trouve diverses parties qui ont été communiquées par nous à M. le docteur B. Bail pour sa thèse d’agrégation {Du rhumatisme viscéral. Paris, 1866, p. 69), et à M. le docteur Girard pour sa thèse de doctorat {Du délire dans le rhumatisme articulaire aigu. Paris, 1871, p. 6).

23. Observation de cirrhose hypertrophique du foie d origine alcoolique .

(Comptes rendus des séances de la Société de biologie, 1865, 4 e série, t. II, p. 210.)

Observation intéressante à cause de la marche rapide de la maladie.

24. Contribution à l'étude histologique des lésions qu'on rencontre dans l'arthropathie et ïencéphalopathie rhumatismales aiguës ; avec 1 planche.

En commun avec M. [L. Ranvier.

Les lésions histologiques des arthropathies rhumatismales aiguës n’avaient point encore été étudiées avant la publication de notre tra-

vail. Nous avons montré que dans ces arthropathies il y a toujours des altérations des cartilages.

Ce sont des tuméfactions partielles du cartilage dont l’aspect est mamelonné, et quelquefois même de véritables érosions.

Mais ces altérations sont inégalement réparties. A côté de parties profondément atteintes dans leur structure, d’autres restent complètement saines ; c’est là du reste un des caractères des altérations articulaires.

Dans un premier degré, les cavités cartilagineuses superficielles seules sont devenues globuleuses, et la cellule s’est divisée en une ou deux cellules secondaires. A un degré plus élevé il y a segmentation de la substance fondamentale dans le sens horizontal, une sorte d’état velvétique caractérisé par des sillons qui pénètrent plus ou moins profondément dans le tissu ; c’est dans ces sillons que s’ouvrent les capsules dont les cellules se mêlent au liquide synovial.

Ces altérations, à un degré plus ou moins élevé, s’observent constamment, et l’examen au microscope les démontre, alors même qu’il n’y a aucune altération visible à l’œil nu.

L’existence de ces altérations rend peu probable, dans l’encéphalopathie rhumatismale, la théorie de la métastase vers le cerveau. En effet, si après le début des accidents cérébraux les douleurs des jointures disparaissent souvent, il n’en est pas de même des altérations dont celles-ci sont le siège : elles persistent, ainsi que le prouve l’examen cadavérique.

25. De l’urine, des dépôts urinaires et des calculs, par Lionel Beale.

Traduit de l'anglais sur la seconde édition et annoté.

En commun avec M. G. Bergeron.

Aux dix-huit chapitres de l’édition anglaise nous avons ajouté deux chapitres nouveaux, un sur l’urine dans les empoisonnements (chapitre XIX) et le chapitre XX comprenant l’analyse des travaux les plus récents sur l’urologie.

26, Observation pour servir à T histoire de la leucocythémie , et à la pathogénie des hémorrhagies et des tromboses qui surviennent dans cette affection; avec 1 planche.

En commun avec M. L. Ranvier.

(.Mémoires de la Société de biologie, 1866, 4 e série, t. III, p. 245.)

Cette observation que nous avons recueillie en 1865 prouve que chez un leucémique les hémorrhagies et les coagulations sanguines peuvent être rattachées à une cause mécanique, c’est-à-dire résulter d’une gène apportée à la circulation par l’augmentation du nombre des globules blancs, et que l’accumulation de ces globules sous forme de tumeurs développées dans divers organes, loin d’êlre le résultat d’une prolifération du tissu connectif, peut reconnaître pour cause la déchirure des vaisseaux capillaires trop distendus.

27. Note sur un cas d 1 étranglement interne pris pour un cas de choléra .

(Mémoires de la Société de biologie, 1867, p. 118.)

28. Note sur un cas de goitre exophthalmique terminé par des gangrènes multiples , intégrité absolue du nerf grand sympathique.

Res deux Notes précédentes ont été faites en commun avec M. Alfred Fournier. (Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, 1867, 2° série, t. IV, p. 312.)

29. La goutte , sa nature , son traitement et le rhumatisme goutteux , par Alfred Baring Garrod, ouvrage traduit de F anglais par A. Ollivier et annoté par J. M. Charcot. Paris , 1867.

30. Cancei' de la colonne vertébrale consécutif au cancer du foie et des 'poumons.

En commun avec M. J.-L. Prévost.

(Comptes rendus des séances de la Société de biologie, 1867, 4 e série, t. IV, p. 136.)

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