‹ Exposé des titres et travaux scientifiques avec notes manuscritesChapitre 9 sur 9 · Mémoire sur une variété non décrite de pyêlo-néphrite · texte numérisé non relu

Mémoire sur une variété non décrite de pyêlo-néphrite

(Archives de phys. norm. et path., 1873,' t. V, p. 13.)

L’observation qui fait le sujet de ce mémoire est un cas de pyélonéphrite dans lequel le corps étranger, au lieu d’être un calcul, est simplement un amas de caillots fibrineux nés d’hémorrhagies successives dont la source provient d’anévrysmes multiples de l’artère rénale èt de ses divisions.

C’est là une cause de ces hématuries qu’on observe chez les sujets d’un âge avancé ; et lorsqu’on ne trouvera point de calcul, il faudra se préoccuper de l’athérome des artères émulgentes. Si en explorant le pouls radial on trouve l’artère athréromateuse, on pourra, par analogie, soupçonner l’existence d’une lésion de même genre dans les artères émulgentes.

50. Contribution à f histoire de F empoisonnement mercuriel aigu.

(Md., p. 547.)

Je rapporte,, dans ce.Mémoire, l’observation d’une femme qui ayant pris en une dose environ 1 gr. 12 de sublimé corrosif, éprouva les accidents les plus graves de l’empoisonnement mercuriel aigu et cependant survécut, Les urines n’ont jamais renfermé de sucre, mais elles ont été albumineuses avec cylindres granulo-graisséux. C’est donc un exemple de néphrite albumineuse passagère, tenant à l’élimination du mercure par les reins.

En lisant l’observation on verra que l’ingestion d’une très-grande quantité d’albumine (32 blancs d’œuf en h jours) n’a pas suffi pour amener de l’albuminurie.

51 .'Note sur les dangers que présente l inhalation de ïhydrogène préparé avec des produits impurs.

(Comptes rendus des séances de la Société de biologie, 1873, 5* série, t. V, p 161.

Il s’agit dans cette note de deux cas d’ictère avec urines sanguinolentes, observés chez des personnes qui s’étaient soumises à des inhalations d’hydrogène. Cet ictère tenait à l’action de l’hydrogène arsénié qui, à doses presque insignifiantes, suffirait cependant pour donner lieu à des accidents graves. Le fait a été vérifié d’abord en faisant l’analyse du zinc employé pour la préparation de l’hydrogène, et qui était arsenical ; en second lieu, par des expériences que j’ai faites sur des animaux.

Dans tous les cas j’ai constaté l’ictère et les urines sanguinolentes.

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