Du lichen
Leçon recueillie par M. Dejerinc, interne des hôpitaux, 1876. lit publié dans les Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 1877,
Étude clinique et anatomo-pathologique de trois formes de lichen, moins connues en France qu’en Allemagne et en Angleterre : le Lichen ;)/<m!«d’Erasmus Wilson, entrevu et incomplètement décrit par Bazin, sous le nom de Lichen pikris par altération fonctionnelle de la papille ; le Lichen ruber d’Hébra, le Lichen sarofulosorum.
80. Deux obsormlions de sclérodermie généralisée, symétrique, avec asphyxie locale.
(In Bnlletim de la SociéU médicale des hôpitaux de Paris, 1878, p. 264.)
Dans celte communication, M. Vidal fait ressortir l’importance de l’asphyxie locale des extrémités comme signe précédant, dans un certain nombre de cas, l’apparition des lésions trophiques de la sclérodermie généralisée, et plus spécialement de celle qui débute par les extrémités (sclérodermie dactylée).
Lessymptômes decontracture, de douleurs rachidiennes, présentés par une de ses malades, lui paraissent, ainsi que l’asphyxie locale, des signes révélant un trouble de l’innervation de la moelle épinière.
Ces signes plaident en faveur de la probabilité d’une lésion médullaire, et doivent inciter à de nouvelles recherches sur l’anatomie pathologique des centres nerveu.x dans la solérod^ie.
(Buttetin de ta Société de médecine publique, 1878, et Annales d’hyptenepublique
Après avoir montré que les mesures d'isolement appliquées dans la plupart des pays étrangers, obligatoires chez les peuples les plus avancés en civilisation, ont produit les meilleurs résultats au point de vue de la. prophylaxie des maladies contagieuses, M. Vidal rappelait qu’en France, depuis plus d’un siècle, des arrêts royaux et des articles de loi prescrivent la déclaration et l’isolement des animaux atteints d’affections contagieuses. Il concluait en proposant :
l'De demander qu’un arrêté du ministre de l’intérieur, qu’une loi, s’il est nécessaire, impose aux administrations hospitalières l’obligation d’isoler, dans des hôpitaux spéciaux ou dans des pavillons séparés, les malades contagieux;
2” D’appuyer au besoin cette demande par des pétitions adressées au , Sénat, à l’Assemblée législative et au Conseil municipal de la Ville de
88. Traitement de Tecihyma et des ulcérations scrofuleuses par le sparadrap rouge (au minium et cinabre).
{Bulletins et Mén
ImculahUité de quelques affections cutanées.
(Mémoires et comptes rendus du congrès médical de Genèoe, 1877. p. 236.)
Après des expériences nombreuses et dont les premières remontent à l’année 1852, M. Vidal a réussi plus de cent fois à auto-inoculer l’ecthyma. Cette pustule est aussi inoculable à l’homme sain, d’après Vincenzo Tanturri, de Naples, Toutes les variétés admises par les auteurs sont auto-inoculables.L’ecrAymœ simplex, Xecthyma de la fièvre typhoïde, Vecthyma cachectique, peuvent reproduire la pustule caractéristique. La pustule est à son apogée le quatrième jour. Considérations pratiques sur les auto-inoculations faites par les malades eux-mêmes, en .se gratè ant, et sur la possibilité de la contagion.
Inoculabilité de Ximpetigo contagiosa, démontrée par les expériences de Tilbury-Fox et par celles de M. Vidal ; auto-inoculabilité de l’impetigo type, de la mélitagre. La vésico-pustule est à son entier développement au troisième jour. Possibilité de contagion.
Deux réussites d’auto-inoculation d'herpès sur plus devijngt tentatives ; le D' Douaud, de Bordeaux, a réussi quatre fois à l’inoculer sur luimême. La vésicule est adulte le deuxième jour.
Le pemphigus épidémique des nouveau-nés est inoculable et autoinoculable. La bulle atteint toute sa croissance dudeuxième au troisième jour. Possibilité de contagion. L’épidémie des salles d’accouchements de riiêpital Saint-Louis avait duré près de deux ans; elle a été arrêtée en isolant les enfants atteints et en prenant de minutieuses précautions pour éviter la transmission par les infirmières.
Les tentatives d’inoculation d'autres affections cutanées ont été infructueuses. Le pemphigus diutiim, Xherpès iona, Xeczêma, ne sont ni
inoculables, ni i auto-inoculable.