Du lupus
(In Tribune médicale, 1879, p. 328 et 353.)
Étude complète du lupus dans teutes ses variétés. Preuves de la nonhérédité.
Anatomie pathologique. Discussion sur la valeur thérapeutique des agents du traitement interne et du traitement externe. Démonstration de la supériorité du traitement chirurgical par les scarifications.
Collaboration au Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales :
Articles: Acrodynie, Amygdales {pathologie médicale). Convulsions, en collaboration avec le docteur A. Ferrand, Rectum (pathologie médicale).
Collaboration aux Annales de dermatologie et de syphiligraphie.
3DIIÏ DE L'IXPOSE
Docteür Émile vida
« lupus vorax est arrêté dès les deux premières séances de soariacais, faites à cinq jours d'intervalle. Le lupus ulcéreux guérit plus rapilent que le lupus non excedens. Le plus rebelle, ou tout au moins, Il qui guérit le moins régulièrement, est le lupus érythémateux, l'époque de la publication de son mémoire, M. Vidal écrivait que le lupus acnéique était le plus réfractaire; mais depuis, guidé par l'anatomie pathologique qui lui a appris que cette variété de lupus envahit profondément le tissu cellulaire sous-cutané, il est arrivé, par des scarifications plus profondes et plus multipliées, è le guérir métho-
Les résultats obtenus par la méthode des scarifications quadrillées sont incomparablement supérieurs à ceux que donne l'application des caustiques ou l'action du fer rouge, beaucoup meilleurs que ceux obtenus par le raclage, qui laisse à sa suite des cicatrices moins régulières. Douleur moins prolongée, diminution notable des chances de récidives, facilité de les arrêter par trois ou quatre séances de scarifications, et avant tout, ce qui doit être l'inclination dominante, formation d'une cicatrice, lisse, plane, souple, d'une coloration différant aussi peu que possible de celle de la peau normale, tels sont les
Chaque semaine de 70 à 80 malades sont opérés dans le service de M. Vidal. Sur ce nombre plus de 60 viennent du dehors et sont en traitement externe ; ils retournent à leurs affaires immédiatement après l'opération. Aucun pansement n'étant nécessaire pendant le jour, ils peuvent continuer de vaquer à leras , occupations, au lieu d'être comme autrefois obligés de passer de longs mois et même des années dans les salles de l'hôpital.
C'est par l'inflammation traumatique, portée jusque dans la profondeur des tissus infiltrés par le néoplasme lupique, qu'agissent les scarifications. Le processus curatif est identique à celui de la guérison spontanée. Les cellules lupiques les plus avancées, les plus êgées, celles qui sont en voie de segmentation, aussi bien que les cellules géantes, subissent la dégénérescence granulo-graisseuse et sont détruites
lades, quelques minutes après l’injection.
Le mémoire est résumé dans les conclusions suivantes :
1» Les injections hypodermiques, faites in situ avec une solution d’ergotine, ou, pour parler plus exactement, d’extrait d’ergot, sont d’une effioaoité remarquable pour la guérison du prolapsus du rectum.
2“ L’action physiologique de l’ergot de seigle, aujourd’hui parfaitement déterminée par l’observation clinique et par les recherches expérimentales donne l’explication rationnelle de ces résultats thérapeutiques.
L’Académie de médecine a accordé à l’auteur de cette nouvelle méthode de traitement une récompense, avec mention, sur le prix Desportes 1881.