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Hémorrhagie méningée chez un enfant de deux ans et demi

L’enfant mourut avec la complication d’une pneumonie double, trois mois après le début des premiers symptômes caractérisés par des

convulsions, des vomissements, de l’assoupissement et du strabisme. On constatait à l’autopsie les lésions de la pachyméningite.

-16. Abcès du médiastin antérieur, avec perforation de la dernière pièce du sternum, chez un enfant de deux ans. Épanchement purulent dans les deux plèvres.

ifiuUetins de la Société anatomigue, p. 243, 1854.)

Quinze jours avant la mort du petit malade on constatait, au niveau de l’extrémité inférieure du sternum, la présence d’une tumeur du diamètre d’une pièce de cinq francs, agitée de pulsations parfaitement isochrones aux battements du cœur et du pouls. Oes pulsations se composaient de deux temps, l’un d’expansion et l’autre de retrait. Le temps d’expansion était plus prolongé que celui de retrait.

A l’auscultation les bruits du cœur étaient normaux. Cette tumeur était réductible, mais son effacement occasionnait de l agitation, de l’anxiété. Le pouls ne changeait pas sous l’influence de cette réduction.

centre une ouverture. La poche de cet abcès, à peine plus volumineux derrière le sternum qu’en avant, sans communication avec la plèvre, contenait un petit débris de cartilage du volume d’un poi.s et renfermait une grande cuillerée de pus.

17. Ulcération de la trachée, quatre jours après la trachéotomie, dans un cas de diphtérie ayant débuté par les bronches.

Celte observation est une des premières qui aient attiré l’attention sur les ulcérations de la trachée produites par l’extrémité de la canule à trachéotomie.

48. Compression du canal cyslique par un ganglion hypertrophié. Dilatation considérable de la vésicule biliaire ; ulcérations et amincissement extrême de ses parois, chez un enfant de sept ans.

(Bulletins de la Société anatomigue, p. 2*5, *864.)

Observation d’un fait de cholécystite chronique, ulcéreuse.

La vésicule biliaire était énormément distendue, amincie, comme prêle à se rompre. Une incision en Ht écouler 425 grammes d’un liquide semblable à une solution gommeuse et tenant en suspension des filaments 'verdâtres, manifestement formés par la matière colorante de la

La muqueuse était granuleuse, amincie, ^ulcérée, détruite dans certains points où le péritoine formait toute la paroi do la vésicule. Des adhérences anciennes unissaient cet organe au côlon.

49, Tuberculose des voies urinaires chez une petite-fille de neuf ans.

Des granulations tuberculeuses existaient dans les deux reins. Les bassinets, les calices, les uretères en étaient littéralement semés. Dans la vessie on trouvait une large ulcération de même nature. L’urèthre était à l’état normal.

20. Rougeole bénigne suivie de scarlatine grave; coryza cemenneux; otite couenneuse; double parotidite suppurée; hémiplégie faciale; phlébite des sinus de la dure-mère.

Relation d’un fait clinique très complexe. Le rocher était carié. En suivant le nerf facial dans l’aqueduc, on le trouvait ramolli, converti en un détritus jaunâtre et détruit au niveau de sa troisième courbure.

21. Angine et glossite gangréneuse succédant à une angine pseudo-mem¬

braneuse compliquant une scarlatine.

(Bulletins de la Société anatomique, p. 260, 18B1.)

Observation de gangrènes multiples de la langue, du pharynx, de la luette, de l’amygdale, de l’épiglotte et des fosses nasales.

22. Ulcérations de la trachée produites par le haut de la canule, à lasuite

de la trachéotomie.

Discussion sur les ulcérations produites par la canule.

Dans les autopsies faites au delà du onzième jour après la trachéotomie, ces ulcérations étaient cicatrisées.

23. Phlébite des veines rénales ; hypertrophie et décoloration des reins ; phlébite des veines crurales; altération cireuse de la rate; entéro-colite pseudo-membraneuse; ostéite scrofuleuse des sept premières vertèbres

(Bulletins de la Société anatomique, p. 321, 1851.)

Fait intéressant à une époque où la relation entre l’ostéite scrofuleuse et la dégénérescence amyloïde (lardacée on cireuse) des viscères n’était pas encore parfaitement établie.

24. Végétation fibrinouse et crétacée dune des valvules sigmdides oblitérant presque complètement ï orifice aortique; perforation de cette valvule.

(Bulletins de la Société anatomique, p. 271, 1851.)

Mort par congestion pulmonaire, deux heures après le début d’un état syncopal. L'aorte était ulcérée.

25. Cmmdératiom sur h rhumatisme articulaire chroni/pie primitif. (Thèse de doctorat. Paris, 1855.)

En 1852, trois mémoires pour le concours des prix de l’internat avaient pour sujet le rhumatisme articulaire primitivement chronique. (Noiosity of the joints d"Baygarth, rhumatisme noueux.')

Deux avaient pour auteurs : l’un, M. Charcot, l’autre M. Trastour, qui avaient recueilli leurs observations sur les femmes infirmes de l’hospice de la Salpêtrière. Le troisième, dont M. Vidal avait pris les documents sur des hommes, contenait les principales considérations qui furent publiées dans sa thèse.

On trouve dans ce travail la description d’une variété de déformation des doigts observée chez trois malades (observations 3, 4 et 5), que M. Vidal proposait de désigner sous le nom de fc/rme atrophique, et dont il a cherché a indiquer le mécanisme de formation (page 17). Plus rare que les deux types décrits par M. Charcot, ce troisième type est caractérisé ;

1" Par la rigidité du doigt : la phalange, la phalangine et la phalangette sont sur le même axe, immobiles l’une sur l’autre.

2" Par la demi-flexion des phalanges sur les métacarpiens, saillie de la tête des os et déviation en masse des phalanges vers le bord cubital (page 25).

Dans celte forme atrophique, la peau est lisse, tendue comme un gant, aminde, collée sur les os ; les plis qui se voient normalement autour des articulations, et même les petits plis, ont disparu. La tension, l’inextensibilité et l’adhéi ence aux tissus sous-jacents, moindres toutefois que dans la sclérodermie dactylée, sont parfois si marquées, que sur les doigts on ne peut pincer les parties molles. L’ongle se continue sans ligne de démarcation avec la peau ; l’épiderme ne forme pas de repli ; il n’y a

plus de filet supérieur. Des stries longitudinales profondes et la friabilité de l’ongle témoignent qu’il a subi l’influence morbide et est le siège d'une altération trophique.

26. De la leucoq/thémie splénique, ou de lhypertrophie de la rate avec altération du sang consistant dans une augmentation considérable du nombre des globules blancs.

(In-8 de 74 pages, publié in extenso dans la Oazette hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie, p. 99, 166, 201, 235, 252, vol. III, 1856.)

Ce mémoire, un des premiers qui aient été publiés en France sur ce sujet, contient l’historique et la bibliographie complète des recherches faites antérieurement. Trente-deux observations, dont deux personnelles, formaient le total des faits connus jusqu’alors. C’est de l’analyse de ces observations que l’auteur a cherché à déduire et à préciser les caractères cliniques de la leucocythémie splénique, ses symptômes, sa marche, sa durée, son étiologie, son anatomie pathologique, les altérations du sang pendant la vie et après la mort.

Des expériences sur les globules blancs du sang et sur les globules du pus lui permettaient, à une époque où la doctrine de l’hétérogénie faisait loi, où on admettait des caractères distinctifs entre le globule blanc du sang, le globule du mucus et le globule du pus, de réagir contre l’opinion en faveur, et d’écrire, page 64 :

« Nous avons examiné comparativement des globules blancs du sang » de leucocytbemique et des globules de pus; nous les avons soumis à la » réaction par l’eau distillée, par l’acide acétique et par l’ammoniaque : » globules blancs et globules de pus se sont comportés absolument de la i> même manière. Non seulement nous croyonsque jusqu’à ce jour iln’y » a pas de caractère distinctif, mais encore nous sommes arrivé à for-

» muler les hypothèses suivantes : Les globules blancs du sang, les » globules du pus, du mucus, ne sont qui une même espèce de globules; » — ce gu'on a décrit comme globule du pus et du mucus n'est pas autre » chose que le globule blanc du sang. — Ainsi les globules blancs du » sang seraient un des éléments constitutifs du pus, ce qui nous rappro- » obérait de l’opinion des anciens sur la question de la pyogénie ; et nous » ne serions pas étonné si le microscope venait démontrer un jour que » tous les éléments du pus sontdes éléments homoeomorphes, contraire- » ment à la doctrine la plus généralement acceptée à notre époque. »

Les recherches histologiques de M. le professeur Ch. Robin, confirmées par la plupart desmicrographes, elles belles expériences de Cohnheim sur la migration des leucocytes ont démontré, comme je le soutenais alorsdans les discussions de la Société anatomique, que les globules blancs du sang, les globules de mucus, les globules de pus ne sont qu’une même espèce de cellules, celles que l’on désigne sous le nom de leucocytes. Les différences d’aspect, qui avaient pu en imposer à des observateurs aussi éminents que Lebert, tiennent à l’âge plus ou moins avancé de ces cellules, et à leur tendance à l’état granulo-graisseux.

27. Rapport sur une présentation faite par M. Lala: Kystes hydatiques du foie, adhérents à la paroi costale ; injections iodées; inflammation des kystes; mort.

(Bulletins de la Société anatomique, p. 200, 1856.)

28. Rapport sur une présentation faite par M. Danner : Angine de poitrine; rupture du cœur; ramollissement gélatiniforme de cet organe.

29. Rapport sur une observation de M. Schloss : Ictère paraissant symptomatique de la présence dun ascaride lombricoîde dans les mies hi-

(BuUetins de la Société anatomique, p. 362, 1856.)

30. Guérison rapide de Iheipès prceputialis par des pansements avec le glycérolé de tannin.

Trois cas d’herpès præputialis, dont un cas rebelle, récidivant, guéris rapidement par le glycérolé de tannin au 40”.

31. Observation de leucocythémie splénique. Augmentation du nombre des globules blancs du sang proportionnelle aux progrès de lhypertrophie de larate; hémorrhagies, hydropisies, furoncles, eschares, etc. Autopsie : examen microscopique de la rate.

IBulletins de la SocUté anatomique, p, 335,1857.)

Celte observation, suivie pendant dix-sept mois, est un exemple de leucocythémie splénique h forme hémorrhagique, de marche chronique, et présente plusieurs particularités intéressantes :

1" L’aggravation des accidents généraux marche parallèlement avec les progrès de l’hypertrophie de la rate; en coïncidence de celle-ci, on constate une augmentation proportionnellement croissante du nombre des globules blancs;

2“ L’énorme proportion de ces leucocytes qui, dans les derniers tempg de la vie, dépasse celle des globules rouges et ournit le rapport de trois globules blancs pour deux globules rouges, proportion plus considérable que celle indiquée dans aucune des observations publiées jusqu’à ce jour;

3" L’augmentation de la masse du sang, indiquée pendant la vie par la distension de toutes les veines superflcielles, et confirmée après la mort par la très grande quantité de sang trouvée dans le cadavre malgré les hémorrhagies considérables survenues pendant les derniers jours ;

4" L’apparence purulente du sang contenu dans le cœur et dans les gros vaisseaux, apparence qui, avant la découverte de la dyscrasie leucocythémique, en avait imposé aux observateurs et avait fourni à Tessier le texte d’une théorie de la fièvre purulente spontanée, idibpathique';

5” L’hyperplasie avec induration de la rate et l’hypertrophie considérable des glomérules de Malpighi, remplis de cellules à plusieurs noyaux et de noyaux libres.

Cette observation, une des plus complètes qui aient été publiées, contient plusieurs analyses du sang et l’examen histologique des principaux organes. Elle est suivie de l’index bibliographique des publications faites sur la leucocythémie ultérieurement à celles que l’auteur avait citées dans son mémoire, publié en 1856.

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