Tumeur de la luette par hypertrophie papillaire
39. Rapport sur une observation de M. Lancereaux : Rupture spontanée
40. Bapport sur une observation de M. L. Genouville : Œdème de la
glotte; nécrose du cartilage crkoide; trachéotomie ; mort.
{Bulletins de la Société anatomique, p. Si, 1859.)
41. Bapport sm une observation de M. Bonfils : Anévrysme de la crosse
de l'aorte-, symptôme dangine de poitrine; mort.
(Bnlletim de la Société anatomique, p, 96, 1859.)
i^. De la syphilis congénitale.
(Thèse pour le concours d'agrégation en médecine, 92 pages in-4, 1860.)
Toutes les questions afférentes au sujet ont été discutées dans cette monographie, qui résume aussi complètement que possible l’état de la science à cette époque.
Deux des points les moins étudiés ont particnlièrement attiré l’attention de l’auteur ;
1“ Le chapitre des manifestations développées pendant la vie intrautérine {syphilis in utero) contient une description, plus complète quenelles antérieurement publiées, des lésions cutanées et viscérales observées au moment de la naissance, prématurée ou à terme : plaques muqueuses, taches cuivrées, pemphigus ; altération du thymus, des poumons, du
2" La question controversée de l’influence du père, dans la transmission héréditaire de la syphilis, est discutée et parait résolue par des faits probants.
La conclusion s’appuie sur trois observations dans lesquelles, le père étant médecin, il est improbable que la mère ait pu être en proie à une' syphilis constitutionnelle sans que le mari s’en soit aperçu.
Poui'M. Vidal, ces trois faits (page 65) établissent d’une façon pé-
remploire que le père étant seul syphilitique, la mère peut donner le jour à des enfants entachés de syphilis héréditaire, sans avoirété ellemême jamais infectée.
Il ajoutait (page 67) :
« Enfin, d’après les faits d’ohservation les plus fréquents en pratique, » on voit par le traitement la preuve de la part qui doit revenir au père » dans la procréation d’enfants syphilitiques. La mère accouche plusieurs » fois, avant terme, et met au monde des enfants infectés ; jamais elle- » même n’a eu d’accidents de vérole. Le père est seul mis en traitement, V et les enfants qui sont engendrés ultérieurement naissent indemnes de » syphilis. »
43. Embolies cancbreuses; cancer du cœur développé dans loreillette
gauche; cancer de la plèvre et du poumon; épanchement sanguin dans
la cavité de la plèvre.
Observation el réOexions.
(In Comptes rendus des séances et mémoires lus à la Société de biologie pendant Vannée 1861, p. 42.)
L’identité de structure histologique entre les débris cancéreux trouvés dans le ventricule gauche du cœur et la tumeur du poumon, d’autre part l’intégrité de l’endocarde permettaient d’établir que les fragments, apportés par la circulation étaient de véritables embolies cancéreuses, entraînées dans les veines pulmonaires.
Un certain nombre de branches de ces veines, assez volumineuses, étaient complètement désorganisées et confondues dans le détritus de la masse cancéreuse du poumon.
Discutant la valeur diagnostique de l’épanchement de la plèvre, M. Vidal
« En compulsant un certain nombre d’observations de cancer pleu- » ral, nous voyons que l’épanchement sanguin ne se moutre qu’à une
»;période,as!»ncée da l’dvplutiqn mosbide : à la période de ramollisse-; » meirt, Ainsi dés le. déhiil, alors qîiia, le cancer n’apparait encore que » sous forme de gouttelettes de cire disséminées .sur la séreuse pulmor » naire ou viscérale, il n’y a pas ou il y a très peu de sérosité épanchée. » Plus tard se forment des adhérences cancéreuses; etcen’est que lorss. que la plèyre.eslênvahift dans une certaine'étendue qu’on trouve des » épanchements, nu peu abondants,, Dans certains cas, la plèvre peut être » rempliecomplètemént de sérosité citrine-, comme dans le fait de çaneer » primitif que j’ai soumis en ,1852 à l’examen de la Société anatomique, B (BiulkimÀeki 'Sociétéamt.y'iilt.XX^ii, p. 96.):Mais lorsque le pror » doit cancéreux est ramolli en quelques points, qu’il prend la consistance » de l’encéphaloïde et que les apoplexies commencent à se faire dans » son tissq, alors il n’est pas rare de trouver le sang épanché dans-la Il plèvre., , , ,
B Ainsi les épanchements chroniques de poitrine constitués par du B sang presque pur se rattacheraient, pour la plupart, à une altération « cancéreuse de la plèvre, arrivée à'ia période de ramollissement, b
44. Monstruosité doubk parasitaire, genre Pygomèle, famille desPoly-
. méliens. . ! I.; , ,,■: ,, , ' !
45. Érysipèle de la face; irilis double,-érysipèle mteitinai, éoacuatim de
productions'gélatihifôrmes et membraniferrnes rêstiltaUt' de tà desquamation épithilialede tintésfin.'Güérisoni ■ ' I .
Observation suivie de réflexions".
La plus grande de" ces productions membraoiforjniîs, d’une longueur d’au moins 60,centimètres^ était rubanée dans la plus grande parlie ije.
s®n étendae, tubuleude en quelques pbrnts. Ses parois avaient près'de 3 millimètres d’épaisseur.' Exannnees au nncroscope, efles étaient constituées : '1 il'
; . 1* Par du mucus cônccetdiMitiralbumme se .présentait sous l’apparence fibrillaire;- ■ ' : •!■,■ r..;- ;i , l'I,;!';; . l l; ■ ■ l'h
f '2“ Par une énorme .(juahtilé de cellules'épilhéliales déformées, les unes irrégulièremerit agglomérées^ les :aulrbs igroapéesètstratifiées représentant les gaines des glandes de tieberkühn, d’autres formant un réseau dont les aréoles ibdiquaieiit les erlficas de ees glandes. : il JVullé part ou ne^trouvait d'éléments organisés en tissus, ni fibres conjonctives, ni fibres musculaires. Ces lanières-et Des tubes, d’apparence membraneuse, étaient donc un produibdb desquamation épithéliale de
2" L’érysipèle intestinal, sans propagation apparente.
(In Gazette lies, Upitavjt, n‘ 127, 80 oclobre 1862.)
Ï7. 'Pellagre sporadigùe. — ÉrylMme'caractérhàque de. la face dorsale des mains et du tronc. Troubles nerveux, Kenterie'; mort, ÿtyperhémie chronique des centres nerveux et dès principaux viscères. ' Vkêratirms intestinales. Altération du foie. Altération du sang.
‘ ' ' Observation suivie de rkexièns.
Dans plusieurs observations relatées par les auteurs qui ont écrit sur le pellagre (GfwtanoSframiw, pages8et24; F. Fanzaga; observationV; Théophile Roussel, obsmaHom letlX), on trouve mentionnée l’augmentation du volume du foie, sa coloration jaune, même l'état graisseux ; mais dans aucune il n’est question de l’état des cellules hépatiques.
Ces cellules étaient trèsaltéréeseten voie de transformation graisseuse chez le malade dont M. Vidal a publié l’observation. Outre les globules de graisse, elles contenaient une quantité considérable de granulations pigmentaires, d’un jaune brunâtre. Elles rappelaient l’aspect que présentent les cellules hépatiques infiltrées de bile chez les individus qui succombent pendant l’ictère.
Les lobules du foie étaient d’une coloration uniforme jaune d’ocre. La surface du foie, principalement du côté de la face convexe, était congestionnée et était parsemée de petits foyers hémorrhagiques.
Le malade, habitant des environs de Paris, avait souffert, depuis plusieurs années, de la misère et de la mauvaise nourriture. Jamais le maïs n’avait fait partie de son alimentation.
49. Traitement du muguet par f emploi topique de la liqueur de Van Swieten.
(Bulletin de tyrapentigue, 15 jamier 1864, t. LXVI, p. 28.)
M. Vidal croit être un des premiers qui aient employé une solution de sublimé pour le traitement du mufçuet. Il pense encore aujonrd'hui, après l'expérience de longues années, que cet agent parasiticide est celui dont l'effet curatif est le plus prompt et le plus assuré.
Les parties envahies par le muguet, après avoir été essuyées avec un linge sec et soigneusement débarrassées du produit parasitaire, doivent être badigeonnées, trois ou quaire fois chaque jour, avec un pinceau trempé dans la liqueur de Van Swieten, soit pure, soit additionnée de quelques gouttes d’alcoolat de menthe, pour en rnodiüer la saveur. Il suffit ordinairement de deux ou trois jours pour détruire jusqu’aux derniers vestiges de Yoïdium albicam.
Relation d’observations d’adultes et de celle d’un nouveau-né de six jours, atteint de muguet confluent et guéri en trois jours.
Employé sur un grand nombre d’enfants, à l’hospice des Enfants Assistés et à l’hôpital des Enfants Malades, ce traitement n’a jamais déterminé d’accident ni eu d’action appréciable sur le tube digestif. Cette innocuité s’explique facilement par la très minime quantité de solution nécessaire pour le badigeonnage.
On trouve dans cet article le résumé d’expériences sur l’état normal de la salive chez les nouveau-nés. Lorsque l’enfant est h jeun, deux heures au moins après la dernière tétée, la salive est constamment plus ou moins aeide, tandis que pendant l’heure qui suit l’ingestion du lait, elle est neutre ou alcaline. Ces recherches confirmaient l’opinion soutenue par M. Seux, de Marseille.
L’acidité normale est toujours plus faible que l’acidité de l’état morbide dans lequel se développe le muguet.
50. Éniércdilhe (noyau de'prune pétrifié) dans tappendice du cœcum-, typhlite. Péritonite, par propagation, rapidement morteLe.
Analyse chimique et examen microscopique del’enlérolitlie. L’appendice du cæcum n’était pas perforé.
5-1. Épanchement pleurétique considérable du côté gauche-, mort subite.
(In Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, p. 43,1864.)
Le malade mourut subitement pendant un effort. On ne constata il l’autopsie ni thromboses ni embolies.
52. Probabilité d'une ulcération syphilitique delà trachée. Symptômes de ' rétrécissement aggravés par l'iodure de potassium. Guérison par le traitement mercuriel à petites doses et intermittent.
(Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, p. 139, 1864.)
Dans cette communication M. Vidal insistait sur les dangers du traitement rapide et sur les inconvénients de l’iodure de potassium, auquel il reproche, en déterminant une trop prompte cicatrisation, d’amener la sténose de la trachée. 11 a vn depuis quatre nouveaux exemples; l'expérience l’a fortifié dans cette conviction que les ulcérations syphilitiques de la trachée doivent être traitées par ies préparations mercurielles, employées à petites dose, avec intermittences dans la médication et cessation momentanée lorsque la gêne de la respiration parait augmenter.
53. Proposition cf isoler les malades atteints daffections contagieuses, motivée sur les dangers de leur présence dans les salles communes.
{Bulletins de la Société médicale des hôpitaux; de Paris, 2” série, t. I, p. Ul.)
Cette proposition est prise en considération et une commis.sion est nommée par la Société.
C’est te point de départ des discussions et des démarches persévérantes de la Société médicale des hôpitaux. Elles ont eu pour résultat ultérieur la création, par l’Administration générale de l’Assistance publique, de services spéciaux destinés k l’isolement des varioleux.
54. Rapport sur les questions relatives à lisolement des malades atteints
d'affections contagieuses ou infectieuses, spécialement des malades af- ■ fectés de variole.
(Bulletins de la Société médicale des Mpitaux de Paris, 2" série, l. I, p. 173.)
Le rapport aété lu à la Société médicale des hôpitaux, dans la séance du 24 août 1864, et discuté dans les séances du 28 septembre et du 12 octobre. 11 répondait aux objections faites antérieurement par l’administration et reproduites dans le rapport lu au Sénat, le 23 mai 1864, par M. Elie de Beaumont, dont les conclusions étaient en faveur du maintien du statu quo. Il démontrait l’impossibilité de revacoiner indistinctement tous les fiévreux entrant à l’hôpital etl’inanité des tentatives faites dans ce sens, depuis l’année 1857 ; il faisait comprendre rinsuffisance comme moyen d’isolement des petites chambres à un et deux lits, situées dans le voisinage immédiat des salles communes; enfin, il prouvait par
l’exemple des hôpitaux de l’armée, de ceux de la marine et par l’expérience des hôpitaux étrangers, la possibilité, de réunir les varioleux dans un môme loeal, sans danger d’aggravation de leur maladie. 11 concluait à l’urgence de l’isolement dans des pavillons séparés, avec
Les conclusions furent adoptées à l’unanimité.
Ce rapport a été remis à l’Administration de l’Assistance publique, qui depuis a commencé à prendre des mesures d’isolement. D’abord incomplètes, par défaut de séquestration suffisante des malades et du personnel employé à leur service; ces mesures tendent graduellement à devenir plus parfaites et sont déjà un immense bienfait pour la santé publique.