‹ Exposé des Titres et travaux scientifiques avec un supplément pp. 49-67Chapitre 9 sur 26 · Imculabilité des pustules Æecthyrm · texte numérisé non relu

Imculabilité des pustules Æecthyrm

Mémoire publié dans les Arutales de dermatologie et de syphiligraphie, 1873,

Relation des expériences faitesj^snWs, à la Maison municipale de santé, sur l’inoculabilité des pustules d’ecthyma développées, chez des malades atteints de fièvre typhoïde. Deux tentatives sur l’homme sain faites par M. Vidal, l’une sur lui-même, l’autre sur M. Pilât, interne en pharmacie, eurent un résultat négatif.

Les auto-inoculations ont réussi sur près d'un tiers des sujets auxquels le liquide eclhymateux recueilli sur eux-mêmes avait été inoculé. Des contre-épreuves dans les régions symétriques aux points inoculés, ou dans lamême région, par la piqûre simple, par la piqûre avec des épingles, les unes humides, roulées dans la poussière, les autres chargées de matière de crachats purulents ou de pus pris sur des vésicatoires en suppuration, n’ont produit qu’une irritation passagère et jamais la pustule caractéristique de l’ecthyma, même chez les individus le plus fortement atteints de cette éruption.

M. Vidal a repris ces expériences en 1861, à l’hôpital Saint-Louis, et a auto-inoculé l’ecthyma simple des individus débilités. Il a pu démontrer que la pu.stule d’inoculation suit exactement les mêmes phases de développement que la pustule spontanée. 11 a constaté qu’en faisant des auto-inoculations successives, il y a décroissance dans l’activité du liquide inoculable ; que les pustules de la troisième génération sont moins développées que celles de la seconde génération et guérissent plus vite ; que celles de la quatrième génération sont plus petites encore ou avortent. Alors même que l’inoculation faite avec le produit auto-inoculé de la quatrième ou de la troisième génération ne réussit pas, l’individu

— et même la région — conservent encore l’aptitude à l’aulo-inoculabilité, et penvent être inoculés avec le liquide pris sur des pustules nées spontanément.

Observation de dermatite exfoliatrice, affection très rare et très grave, indiquée en France et en Allemagne comme variélé de pityriasis rubra, étudiée en Angleterre par Wilks et par Erasmus Wilson, sous le nom de dermatitis exfoliativa.

Deux complications observées chez le malade et qui n’ont pas encore été signalées, une endomyocardite et une paralysie partielle — portant, chez le sujet de l’observation, sur les muscles animés par le nerf tibiaj antérieur — rapprochent cette affection d’un certain nombre de maladies générales, et entre autres des fièvres éruptives. La dermatite exfoliatrice est du reste très différente de \herp6tide exfoliatrice de Bazin, avec laquelle on a voulu à tort la confondre. Elle est primitive, s’accompagne de fièvre, a une marche relativement aiguë, malgré sa durée de trois à quatre mois, tandis que l’herpétide, essentiellement chronique et apyrétique, est en quelque sorte la cachexie cutanée de vieux eczémateux et de vieux psoriasiques.

64. Observation de résection du genou à la suite de fractures de la rotule et du condgle interne^ produites par un comp de feu. Suture par des fils et argent du fémur avec le tibia. Guérison avec un raccourcissement de 5 centimètres et soudure parfaite des deux os suturés.

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