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LÉSIONS DE L’INTESTIN DANS LES CONTUSIONS ABDOMINALES

(JUS avons éluclié d’une façon toute particulière, les lésions de tcsiin dans les contusions abdominales. Ces recherches ont

• Stiologie <

lésions consécutives

Nous avons étudié d’une façon toute spéciale l’évolution anatomique des contusions de l’intestin et des déchirures incomplètes. L’écrasement des tuniques aboutit fatalement à la çangrène ; l’intégrité de la muqueuse joue un rôle capital. Dans les lésions par écrasement, c’est la muqueuse qui se déchire la première. Cette destruction de la muqueuse permet au suc intestinal d’agir sur les autres^tuniques. D’autre part la barrière épithéliale est détruite et les microlies du contenu intestinal viennent facilement infecter la musculeuse déjà altérée par la contusion. Il j a deux

Lorsque le diagnostic différentiel entre une rupture intra ei extra-péritonéale n’est pas nettement tranché, on devra commencer

dans la loge prévésicale, on pourra alors agrandir l’incision de la paroi, et ouvrir le péritoine.

La technique comprend plusieurs temps. Après avoir évacué le liquide contenu dans l’abdomen, le chirurgien recherchera la déchirure en se rappelant que celle-ci est ordinairement située sur la face postéro-supérieure.

EXPOSÉ AfiALYTIQUE PES

S'IENTIFIQUES

de mort rapide ; elle est due à ce que les kystes font obstacle à l’eng-agetnent et agissent comme le ferait toute tumeur obstruant l’excavation. Mais il existe une autre cause ; dans les deux cas dans lesquels la rupture s'est produite, la paroi utérine ellemême avait été envahie par les hydatides, et se trouvait ainsi particulièrement prédisposée à la rupture.

Dans un cas, on a vu la tumeur être expulsée au devant de l’obstacle. En réalité, les kystes hydatiques du bassin constituent un obstacle immuable qu’on peut rompre mais qui ne se déplace pas.

Dans les 21 cas qui restent, nous comptons, en effet : i cas dans lequel l’accouchement ne s’est pas terminé; la femme est morte sans être accouchée et sans qu’il y ait rupture utérine; I cas, dans lequel la rupture du kyste a été spontanée et l’accouchement s’est terminé ensuite rapidement; 7 cas, dans lesquels la ponction évacuatrice ou l’incision du kyste fut suivie d’un accouchement spontané. Dans 4 ctts, la ponction fut insuffisante, et on dut terminer l’accouchement : 2 fois par une application de forceps, I fois par une cranio clasîe, i fois par la céphalotrîpste. Dans 2 cas, on eut recours à la section césarienne. Dans 6 cas, on pratiqua l’extraction du fœtus après rupture brutale du

Le pronostic est grave. Nous avons trouvé une mortalité de 37 p. 100 environ. Ce chiffre énorme est dû, assurément, pour une bonne part, à ce que les observations colligées ont été en partie recueillies à une époque où on ignorait la méthode antiseptique, et où la technique opératoire était encore peu perfectionnée.

111 . — Le traitement comprend deux parties, suivant que le kyste hydatique sera observé pendant la grossesse ou pendant le travail.

A. — Pendant la grossesse. — Si on constate l’existence d’un kyste hydatique pelvien pendant la grossesse, l’intervention chirurgicale sera indiquée :

j" L’incision du kyste par le vagin, suivie de driûnage, sera

taigne, que l’on isole jusqu’à sa base au niveau de l’anneau crural. Après l’incision du sac, il s’écoule un jel de liquide brunâtre, d’odeur fade, qui jaillit sur l’opérateur. On voit alors à rintérieur du sac très mince, un organe ovoïde, de couleur violacée, noirâtre par places. Après débridemenl,on tire au dehors cet organe, c’est l’appendice cœcal étranglé. Résection de l’appendice à sa base après ligature. Le reste de l’opération ne présente rien de particulier. Suites parfaites ; fils enlevés le huitième jour; réunion par

L’examen de l’appendice enlevé présente plusieurs points

Examen macroscopique. — L’appendice long de 4 centimètres est étranglé vers sa base par un sillon très net. Sur une coupe, au niveau du rétrécissement visible à l’extérieur, l’appendice est étranglé à tel point que sur une longueur de 5 millîmèires, on retrouve difficilement sa lumière. L’extrémité de l’appendice est remplie d’un liquide sanglant, rouge-brun, assez épais.

Examen microscopique. — La muqueuse est en nécrose de coagulation totale. La sous-muqueuse est dissociée par des hémorragies intersiitielles. La couche musculaire est très amincie, beaucoup de fibres n’ont plus de noyaux colorables. La couche sous-péritonéale est infiltrée de leucocytes.

Dans notre cas, il s’agit bien d’un étranglement de l’appendice et non d’une appendice herniaire. Cela nous est démontré

1“ L’existence d’un sillon très net au point d'étranglement ;

2® La couleur et la tension du liquide contenu dans le sac;

3® La coloration de la portion de l’appendice sous-jacente au rétrécissement, qui rappelait absolument celle de l’intestin dans une hernie étranglée ;

4" L’examen microscopique. Ces conclusions ont d’ailleurs été confirmées par M. le professeur Gornil. (Tout récemment

Fracture bimalléollaire ouv luxation complète du pied

Celle-oljservatiofi est oeUe d’une femme de 56 ans, qui, en étal d’ivresse fut renversée jjar une vwture. Au monieni de l’entrée de la malade à rhôpital, on constate à la face interne de l’articulation tibio-Ursienue droite, une plaie longue de 4 centimètres environ, par laquelle sort l’extrémité inférieure du tibia fracturé. La malléole interne a été arrachée et attirée en bas avec le pied. Le péroné est brisé à 4‘centimètres au-dessus de la pointe de la malléole externe. L«* fragment inférieur mobile est presque horizontal et fait une forte saillie sous la peau. Au-dessus existe un véritable coup de bâche. L’axe prolongé de la jambe tombe ea-dedaiis de l’astragale : le pied est en abduction, son bord externe fortement relevé. La pointe regarde en dehors. Douleurs peu vives à cause de l’état d’ébriété de la blessée ; hémorragie msignifiaule. Le diagnostic s’impose : fracture bimalléolaire ouverte, avec luxation du pied en dehors.

La plaie était très sale, souillée de terre et malgré une désinfection soignée avec alcool, sublimé, eau oxygénée, suivie de l’application d’un pansement stérilisé, l’infection articulaire se produisit. Lasuppuration s’établji. des rusées purulentesreinonierenit

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