‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 17 sur 62 · Traitement du bec-de-lièvre · texte numérisé non relu

Traitement du bec-de-lièvre

[Progrès médical, t. SH. p. 711, 1884.)

•le termine cette leçon clinique consacrée à l’étude du traitement du bec-de-lièvre par ces mots qui la résument :

« Opérez do bonne heure le bec-de-lièvre simple. Opérez-le à la naissance, ou au moins dès le premier mois de la vie. 11 y a urgence physiologique à intervenir à cette époque, c’est-à-dire que vous mettrez l’enfanten état de prendre le sein, et que vous lui éviterez l’alimentation artificielle et ses dangers. Après le premier mois cette indication capitale n’cvistera plus, l’enfant aura perdu l’instinct de la succion. Opérez-le cependant le plus tôt possible, avant le début du travail de dentition. Si celui-ci est déjà commencé, attendez que les huit premières incisives aient fait leur évolution.

« l/opération du bec-de-lièvre n’est dangereuse que par l’hémorrhagie

dont elle s’accompagne; cette complication, d’autant plus à craindre que

l’enfant est plus jeune, est évitée grâce à l’emploi du couteau thermique

pour les débridcments.

« Pour ce qui est du procédé opératoire, donnez la préférence à celui do Mirault, heureusement modifié par Broca.

« Pour le bee-de-lièvre compliqué, assurez-vous d’abord que l’enfant est viable, en état de supporter l’alimentation à la cuiller à laquelle il

sera, môme après l’opération, nécessairement réduit. Pour cela, soumettez-le à des pesées régulières, et constatez que son poids augmente. Alors, et alors seulement, opérez-le. Ici encore, et par le même moyen que tout à l’heure, même pour certaines sections osseuses, l’hémorrhagie est insignifiante.

« Faite dans ces conditions l’opération du bec-de-lièvre, même compliqué, n’est pas dangereuse et devra être exécutée le plus tôt possible. La réunion des parties molles favorise en effet le rapprochement des parties osseuses divisées, bénéfice considérable qu’on ne doit pas négliger. »

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