Mémoire sur le même sujet
* ^ (En collaboralion am le D' Terrlllôn'!) ' ’ '
L’hisloire de la castration inguinale dans l’ectopie n’avait jamais été faite à la Société de chirurgie. Je lus sur ce sujet devant mes futurs collègues une note qui fut l’objet d’un rapport par M. ’ferrillon.
Presque à la même époque nous reprîmes ensemble la question dans un mémoire étendu appuyé sur l’analyse de plus de 50 obsemlions.
Voici les conclusions de ce travail :
1. La castration inguinale n’est pas une opération dangereuse. Dans la grande majorité des cas elle n’est pas suivie de mort.
2. La péritonite n’est pas, comme on l’a soutenu, une conséquence pour ainsi dire fatale, et surtout fatalement mortelle de l’opération. Elle
es(, au contraire, peu fréquente. Sur 50 cas, elle n’a été obseryée que trois fois et n’a entraîné qu’une seule fois la mort.
3. Les indications de la castration inguinale ne doivent donc pas différer sensiblement de celles de la castration scrotale.
4. Dans les cas de tumeur, elle sera pratiquée avec d’autant moins d’hésitation, que les dégénérescences de la glande ectopiée sont le plus souvent de nature cancéreuse, et que le testicule inguinal est en tout cas perdu pour la fonction génératrice.
5. On pourra donc et on devra opérer de bonne heure avec l’espoir d’éviter, en agissant en temps opportun, les récidives qui jusqu’ici se sont montrées presque constantes.
6. La castration inguinale est encore indiquée, lorsque le testicule ectopié est douloureux ou qu’il est le siège d’accidents inflammatoires graves (pseudo-étranglement) ou répétés. L’inutilité de l’organe au point de vue fonctionnel parle, ici encore, en faveur d’une inteivention
7. L’opération est facile, et n’exige pas en général l’emploi de procédés particuliers.
3. — Observation de castration inguinale avec remarques snr le procédé employé, etc.
{fiulktim et mémoires de la Société de chirurgie, t. XIII, p. 6i0, 1887.)
J’insiste sur l’importance qu’il peut y avoir à faire l’ablation complète du sac séreux, enveloppant le testicule ectopié, suivie de fermeture exacte, au niveau de l’anneau inguinal-interne, du conduit vagino-péritonéal, qu’il y ait soit hernie concomitante, soit menace de hernie.