‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 41 sur 62 · Sarcome du testicule. Pronostic · texte numérisé non relu

Sarcome du testicule. Pronostic

(Bulletins et mémoires de la Société de chh-urgie, t. XIV, p. 249, 1888.)

A propos d’un cas, présenté par M. Jalaguier, de non-récidive de sarcome du testicule, constatée trois ans après la castration, je cite les très rares cas semblables, au nombre de trois, dont un personnel.

7. — Contribution à l'étude de l’hématocèle traumatique du testicule. tBullctins cl mimoires de la Sociiiê de chirurgie, t. Yll, p. SCI, 1881.)

Après avoir montré combien sont rares dans la science les observations d’bémalocèle traumatique du testicule, je cbercbe a établir, à l’aide d’expériences faites de concert avec mon ami le D' Terrillon, les conditions dans lesquelles cette lésion peut se produire. Ces couditions sont au nombre de deux principales : fixation de l’organe, grande violence du coup porté, évaluée dans nos expériences à 50 kilogrammes. Nous faisons remarquer combien rarement ces deux conditions sont réalisées en clinique, d’où la rareté de l’hématocèle testiculaire vraie chez l’homme.

Les faits indiqués dans le précédent travail sont plus longuement et plus complètement exposés dans ce mémoire. Nous y joignons l’étude détaillée des lésions primitives et consécutives, qui se produisent dans le

1“ La contusion du testicule est souvent suivie de phénomènes douloureux, passagers, sans désordres locaux appréciables, ni réaction con-

2“ Lorsqu’elle est plus vive, elle produit dans le parenchyme testiculaire des lésions materielles incontestables, qui donnent lieu ù une réaction inflammatoire plus ou moins vive, conduisant habituellement à l’atrophie de l’organe, plus rarement à la suppuration.

5“ Il est donc permis de dire que l’orchite traumatique par contusion est le plus souvent une orchite atrophique, d’un pronostic grave pour la fonction.

On peut lui reconnaître trois degrés :

Le premier, avec de simples hémorrhagies dans le tissu cellulaire.

Le second, avec des foyers hémorrhagiques correspondant à la rupture des tuhes séminifhres.

Le troisième, caractérisé par la rupture de l’albuginée, avec issue des tuhes dans la vaginale : c’est l’écrasement du testicule.

4“ L’atrophie est particulièrement fréquente chez l’adolescent; la suppuration s’observe surtout chez les vieillards et les individus prédisposés.

5° L’épididyme peut être atteint en même temps que le testicule, mais il a moins de tendance 5 s’atrophier.

6" Les lésions périphériques siégeant soit dans la vaginale, soit dans le tissu cellulaire péri-épididymaire, masquent souvent l’affection primitive et sont fréquemment une cause d’erreur; elles peuvent faire croire à des désordres qui n’enistent pas ou faire méconnaître ceux qui existent.

7“ La fréquence de l’orchite par contusion a été beaucoup exagérée. Elle est souvent confondue avec l’orchite uréthrale, le malade rapportant 5 un choc la douleur qui annonce le début de cette affection. L’examen attentif de l’urèthre permettra seul d’éviter l’erreur.

8“ Certaines orchites diathésiques sont aussi considérées à tort comme d’origine traumatique. Le traumatisme peut cependant en pareil cas jouer le rôle de cause déterminante.

On doit admettre en effet que la contusion peut amener l’éclosion d’une affection tuberculeuse ou syphilitique du testicule chez des individus atteints de ces diathèses, ou hâter l’évolution de tubercules demeurés jusqu’alors à l’état latent.

9. — Atrophie du testicule à la suite d'une contusion (Orchite traumatique vraie).

Il résulte des détails de l’observation qu’il s’agit bien dans ce cas d’un exemple rare d’orchite traumatique vraie, aboutissant, comme dans nos expériences de contusion du testicule, à l’atrophie de l’organe.

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