De la médication hypodermique. {Archives
Matériaux pour servir à la solution de cette question :
L’introduction des médicaments par la voie hypodermique a-t-elle pour effet de calmer la douleur en agis^nt directement dans la région où elle est pratiquée? N’est-elle efficace, au contraire, que lorsque la substance ayant été absorbée, elle a exercé une influence générale sur l’organisme avant de produire une sédation locale.
Le problème de la sphère d’activité des topiques narcotiques ne peut être résolu que par la méthode hypodermique. Les autres procédés d’application, cataplasmes, frictions, etc., sont complexes, et il est difficile de déterminer exactement la part qui revient au médicament dans l’apaisement de la douleur.
46. — De quelques ouvragées récents sur la dyspepsie. {Archives^
juin 1866. )
Sous ce titre j’ai essayé de tracer le programme d’un traité des dyspepsies tel que je le comprendrais dans l’état actuel de la science. Aux espèces artiflcielles fondées sur la prédominance de tel ou tel symptôme, il faudrait substituer des espèces naturelles en rapport avec les lésions connues de l’estomac ou empruntant leurs caractères et leurs dénominations aux affections diathésiques dont elles dérivent. Ce classement, possible dès à présent, aurait pour résultat de remplacer par de la pathologie vraie une séméiotique qui a pour aboutissant la thérapeutique des symptômes.
47. — De la polyurie {diabètes insipidus). [Archives, juillet 1866.)
Dans ce premier mémoire j’ai exposé les divisions établies par les auteurs dans la polyurie, d’après la composition chimique des urines. Un second article sera consacré à l’étude clinique de la maladie et à l’établissement des variétés d’après le mode de développement, les symptômes et surtout la pathogénie de la maladie, le diabète insipide n’étant le plus souvent qu’une expression secondaire d’autres états morbides.
48. — De l’état de l’hydrothérapie en France. [Archives , octobre
Parallèle entre la méthode empirique de Priessnitz et l’hydrothérapie contemporaine.
49. — L’école de Halle. [Conférences historiques faites pendant l'an¬
née 1865 à la Faculté de médecine de Paris. Germer Baillière, 1866.)
Dans cette étude toute doctrinale, mon but a été moins de montrer comment l’école de Halle avait conçu la théorie générale de la vie, que d’établir un parallèle entre l’organisme vivant et la matière inanimée. Tous deux obéissent aux lois physico-chimiques qui régissent toute matière, mais l’être organisé a pour caractères distinctifs : de représenter une unité indivise (individualité), d’être engendré, de naître et de mourir, et d’intervenir par la volonté intelligente dans un certain nombre de fonctions et de mouvements.
Le savant peut isoler chacun des facteurs qui concourent à la vie; le médecin appelé à tenir compte de tous les éléments, de leurs actions et de leurs réactions réciproques, des lois physiques et des influences morales, a pour objectif obligé l’organisme.