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De la toux hystérique. {Archives, mai

Cette monographie commence la série des études que j’ai entreprises sur les diverses manifestations de l’hystérie et dont une partie seulement a été publiée. J’ai tâché de caractériser la toux hystérique par son mode d’invasion, son timbre, sa fréquence, d’en décrire les principales formes. Ce symptôme particulièrement pénible pouvant être la première et quelquefois la seule expression de la maladie, il était utile d’en donner une description détaillée.

Bien qu’ils aient paru beaucoup plus tard, j’ai cru devoir rapprocher de la monographie sur la toux hystérique les deux mémoires suivants :

18. — De l’anesthésie et de l’ataxie hystériques. {Archives, avril 1864.)

19. — Des catalepsies partielles et passag’ères. {Archives, octobre 1865.)

Dans le premier de ces mémoires, j’ai cherché, sans revenir sur les données déjà connues, à pénétrer dans l’étude plus approfondie de l’anesthésie hystérique et à la comparer avec les anesthésies qui surviennent sous l’influence de lésions organiques du cerveau. Des deux termes dont se compose toute sensation, excitation périphérique et perception centrale, c’est le second qui doit surtout fixer l’attention. J’ai mis en lumière, en analysant les phénomènes, ce fait important que l’hystérique n’a pas spontanément conscience de l’insensibilité, lors même qu’elle est si complète que toutes les sensations cutanées sont abolies. J’ai distingué expressément le sens du toucher de la sensibilité diffuse de la peau. J’ai insisté sur les causes d’erreurs qui proviennent des éclaircissements que le médecin fournit aux malades et montré combien les hystériques ainsi renseignées exploitent leur éducation.

L’ataxie hystérique ou le désordre des mouvements musculaires chez des individus qui conservent l’intégrité de l’intelligence, se prêtait également à une curieuse analyse. J’ai tâché de déterminer la part afferente à chacun des éléments qui concourent au mouvement volontaire, aussi bien à la sensation tactile qu’à la notion visuelle et qu’à la conscience de l’activité musculaire.

L’anesthésie et l’ataxie incomplète ou partielle, liées à des affections cérébrales plus profondes, ont avec les mêmes troubles nerveux, chez les hystéririques, des analogies et des différences qui peuvent se décrire, mais ne sauraient se résumer.

Dans le second mémoire, je me suis surtout attaché à préciser le rôle que jouent la vision et le toucher dans les mouvements soumis à la volonté. L’occlusion des yeux a deux effets, l’un de supprimer la notion du résultat obtenu par le mouvement volontaire, l’autre de produire une obtusion cérébrale et la rigidité cataleptique, même sans déterminer un sommeil artificiel.

Négligeant de parti pris les autres manifestations intellectuelles, je me suis attaché aux perversions des mouvements musculaires qui n’avaient été jusqu’ici que très-superficiellement analysés. Je crois avoir défini la variété d’hystérie qui se prête seule à ces analyses. Chez des malades atteints d’affections cérébrales diverses, mais également torpides, j’ai constaté les mêmes phénomènes de catalepsie partielle et temporaire. Par ces symptômes comme par tant d’autres : paralysies, contractures, etc., l’hystérie se rapproche des maladies cérébrales les plus graves et dont elle diffère seulement par le degré.

Mon désir est de continuer le parallèle en traitant des hyperesthésies hystéri-

ques dans leurs rapports avec les hypei’esthésies multiples qui marquent le début des maladies du cerveau à lente évolution.

J’espère aussi fournir les moyens de distinguer les perturbations mentales afférentes à l’hystérie de celles qui relèvent d'autres espèces nosologiques ; que le désordre soit primitivement cérébral ou dû à une action réflexe.

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