‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 7 sur 13 · Lettre au professeur Virchow. {Archivés, mai · texte numérisé non relu

Lettre au professeur Virchow. {Archivés, mai

Je réunis ces mémoires, malgré les dates différentes de leur publication, parce ({u’ils ne sont que le développement d’une seule et même idée.

La pathologie générale doit sortir enfin du cadre des syistème^ périmés pour entrer dans la discussion des doctrines contemporaines. Aucune théorie n’a, de notre temps, eu plus d’éclat et plus d’influence suc la direction des esprits que celle dont l’honneur revient au professeur Virchow; j’ai exposé dans tous leurs détails les idées: du professeur de Berlin sur la cellule et sur Je mode de vie qui lui est propre; j’ai tâché de signaler les voies toutes nouvelles quelles ouvraient à la science biologique et en même temps les imperfections d’un système qui conduisait à annuler l’individualité de rêtre vivant au profit d’un seul des éléments de l’organisme.

Pour Virchow, l’individu vivant n’est ([u’un composé d’unités cellulaires in-

dépendantes. L’organisme est une fédération où chaque partie constituante a son autonomie; il n’est pas, comme on l’a cru jusqu’ici, un royaume autocratique.

Les cellules se distribuent en trois groupes qui correspondent aux trois tissus normaux. Il n’y a pas de génération cellulaire équivoque. Chaque tissu, comme chaque cellule pathologique, répond à un tissu physiologique.

Sur ces principes fondamentaux s’édifie la pathologie avec une hardiesse et une originalité qui laissent en arrière tous les autres systèmes conçus dans l’esprit de ce qu’on est convenu d’appeler la médecine physiologique.

Admise ou non, repoussée en tout ou en partie, la théorie cellulaire a été un des événements de la philosophie médicale contemporaine. Dans ces mémoires, aussi bien que dans l’enseignement dont j’ai été chargé à la Faculté, j’ai tenu, après l’avoir fait connaître sous toutes ses faces, à juger la théorie en elle-même et dans ses conséquences.

En opposition avec la théorie cellulaire, et, dans une critique intitulée :

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